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 Au mauvais endroit, au mauvais moment

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Johnny Silverstone

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MessageSujet: Au mauvais endroit, au mauvais moment   Lun 7 Sep - 17:59

L’été se terminait, avec lui ma carrière de footballeur, le lycée de San Francisco et tout ce qui s’en suit. J’avais décidé d’évoluer, de changer, même si personne ne m’en croyait capable, pas même la seule qui compte à mes yeux. J’avoue avoir beaucoup déconné, plus encore depuis qu’elle m’a dit qu’elle me quittait, mais malgré toutes les filles que j’ai pu culbuter durant l’été, je n’arrive pas à l’effacer de ma tête.

Elle est partout, dans le vent qui s’engouffre faisant frémir les feuilles des arbres, dans l’aboiement du chien du voisin, dans mon café du matin, j’ai beau vouloir me la sortir de la tête, chaque fois que je ferme les yeux, elle est là, elle me hante comme le souvenir douloureux de mon impuissance face à une situation qui m’a toujours dépassée.

Mon amie Hailey, la seule que j’ai-je crois à San Francisco, me conseillait d’être patient, et de prendre sur moi, de changer, pas pour elle, mais pour moi-même, et qu’il n’était jamais trop tard pour faire des efforts. Le fait de quitter mon poste en tant que quarterback devait être le début vers une nouvelle vie.

Cette année je quitte les Delta, je pense que ça, ça me fera vraiment des vacances, et j’avais demandé à papa qu’il m’achète une belle maison rien qu’à moi à San Francisco. Il n’a jamais rien su me refuser, mais quand je lui ai dit que je voulais abandonner les études il me faisait promettre de continuer quelques cours à l’université en échange de la maison.

Pour la première fois depuis toute ma vie, j’ai l’impression d’avoir déçu mon père. Ça me blesse, même si je n’ai personne avec qui en parler, j’en parlerais avec Hailey quand je la reverrai. Je m’inscris à l’université pour faire plaisir à papa même si j’ai du mal à trouver une activité qui me plait. Je suis des cours d’économie, de finance, mon père me dit que dans quelques années j’aurai ma place dans sa société.

Je n’ai pas eu de nouvelle de Mélody de toute les vacances, je pensais que ça passerait avec le temps, mais pour dire la vérité c’est pire, j’en crève de ne pas savoir comment elle va, ni même d’avoir des nouvelles de mon bébé qu’elle porte. Elle m’a dit qu’elle me préviendrait pour sa prochaine écographie, mais rien, j’attends toujours qu’elle m’appelle.

Il fallait que je prenne les choses en main, je ne pourrais pas la forcer à me donner des nouvelles ou quoi que ce soit d’autre tant qu’elle ne l’aurait pas décidée. C’est moi qui prends l’initiative et me rend à l’hôpital de San Francisco. Il fallait que je sache, comment va mon bébé, même si sa mère refuse de me donner des nouvelles.

A l’accueil je me fais connaitre, expliquant mon cas, je donne ma carte d’identité, tout ce qui va bien pour dire que je suis le père du bébé, le nom de Mélody en demandant à avoir accès au dossier, aux conclusions du médecin, aux différents cliché, mais rien du tout. La secrétaire me dit qu’elle n’a pas le droit de sortir le dossier, que c’est confidentiel et que je n’ai pas mon nom dans la case réservé au père.

C’est juste n’importe quoi, ils veulent quoi, un test adn ? Quand je propos à la secrétaire de me faire une prise de sang, elle rétorque que ça ne marche pas comme ça, de revenir avec la maman pour régler tous les papiers. Je tape du poing sur le bureau quand la secrétaire me demande de sortir gentiment avant qu’elle appelle la sécurité.

Inadmissible, je vous jure, et le pire c’est que je ne peux rien faire. Je sors en furie du bureau de la secrétaire, j’ai envie de frapper quelqu’un mais je n’en ferai rien, je devais rester calme. Avant de partir, je me dirige vers le coin toilette, je suis les flèches jusqu’à une porte pour un sas, toilette fille garçon avant qu’on nous aiguille plus loin vers le couloir approprié.

Pour me défouler, je pousse avec force la porte du sas, j’imaginais la faire claquer contre le mur, j’attendais d’entendre le clac qui me ferait un bien jouissif, mais c’est un bruit de hurlement que j’entends. Je m’avance doucement à l’intérieur du sas pour découvrir une jolie brune à terre avec le nez qui pisse le sang.
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Marley Davis

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MessageSujet: Re: Au mauvais endroit, au mauvais moment   Jeu 10 Sep - 10:16


chrono : http://www.sanfranciscolife.net/t13930-tu-veux-d-accord-vois-ce-que-tu-fais-de-moi-aiden

Tenue : http://coolspotters.com/files/photos/358789/vanessa-hudgens-profile.jpg?1357476585

http://img0.gtsstatic.com/wallpapers/d0f9bf0082d8f20a3de1c231caa62a9b_large.jpeg

La rentrée arrivait à grands pas, et avec, j'avais toute une batterie d'examens à réaliser. Mon rythme de cancéreuse en rémission qui repiquait son année devenait déjà fou, avant même d'avoir commencé. J'avais l'impression de ne plus rien maîtriser. Cette rentrée qui me fatiguait, ces examens, un peu trop poussés à mon gout, tout ça pour s'assurer que ma rémission était bien installée, et surtout... ce truc en moi. Durant cet été qui ml'avait offert des plus grands plaisirs jusqu'à la plus profonde tristesse, j'avais traversé un océan d'émotions. Et en particulier à cause de truc mou et rond qui avait pris place dans mon utérus. Un clandestin qui avait migré et pris droit d'asile, protégé par le véto d'Aiden.

Quand j'avais appris son existence, ma réaction avait été immédiate : pourquoi s'encombrer d'un truc tout petit qui va prendre une telle place dans mon corps et dans ma vie, et qui m'empêchera de mener ma courte vie comme je l'avais décidé ? Pensant que Aiden, dix sept ans, l'entendrait de la même oreille de mec qui a envie de prendre du bon temps, c'était sorti tel qu'el : "on le retire quand?!!" Bien entendu, la suite ne s'était pas déroulée comme je l'avais imaginé. Après une énorme dispute, j'avais abdiqué, ce qui m'affolait. Aiden possédait mon coeur comme jamais je n'avais autorisé personne à le faire, il avait déjoué toutes les règles, me laissant être une pauvre chose sans volonté. Il pouvait faire ce qu'il voulait de moi, même exiger quelque chose qui me rendrait malheureuse. En avait-il seulement conscience?! Il me semblait que oui.

Toujours était-il que je préférais mille fois accepter, pour lui, pour pouvoir le garder, que le perdre. Mais quel genre de mère je deviendrais, en sachant que je ne voulais pas et détestais déjà ce machin en moi qui poussais et me rendais malade comme un chien, et ce, malgré tous les traitements du monde ?! Puis il y avait ma famille. Luke était arrivé en ville, et bientôt, il aurait sa chambre à lui. IL était un peu imposant, je l'avais oublié, et en grandissant, mon frère avait pris de mauvaises habitudes, comme... ne pas faire ses machines, et laisser son linge moisir dans ma chambre! Comment Marc, ou ma mère, ou même lui réagiraient-ils en découvrant que j'étais enceinte ? Miracle ou enfer? J'optais pour la deuxième solution.

Ce matin là, j'avais rendez vous avec un oncologue, le mien étant en vacances... Il devait me faire un scanner de contrôle, puis j'avais une prise de sang à effectuer, pour terminer par une échographie de contrôle. J'avais pensé même à me faire retirer ce machin en douce, mais je ne supporterais pas de mentir à Aiden, j'en étais incapable. J'avais accepté pour lui, pour qu'il ne soit pas tout seul si je devais disparaitre. Oui, mais voila, j'étais en rémission. Et si le destin me jouait un nouveau coup, et me laissait sur terre, avec un enfant qui m'empêcherait de croquer la vie à pleine dents ?!

Je sortais du scanner, et je me dirigeais, ordonnances en main, dans l'aile gynécologie obstétrique de l'hôpital. Arrivant aux portes battantes, j'allais les pousser, quand elles volèrent de mon côté, d'une force qui me propulsa à terre. Je les avais pris en pleine face, et mon nez avait fait "CRAC". Portant ma main dessus, je grimaçais, et m'empêchais de respirer, le sang coulait à profusion. Je relevais le visage, furieuse, afin de voir qui avait agit comme s'il était seul au monde et avait droit à tout.

Je restais interdite quand le visage surpris et en colère de Johnny Silverstone passa.

"Toi!" criais-je, hors de moi.

A le revoir là, je me remémorais cette fois ou nous nous étions vu. Chez lui, dans sa demeure familiale. Mon désir noir qui s'était emparé de moi, cette excitation intense et cette partie de jambe en l'air phénoménale que nous avions eu ensemble. J'aurais pu passer outre le fait qu'il s'était permis de mentir pour changer les événements et se faire passer pour le héros de l'histoire durant mon amnésie, mais son attitude après notre orgasme commun me remontait en tête et me donnait envie de vomir comme jamais.

Il m'avai traité comme une traînée, m'avait jeté sur les assises de sa voiture, totalement nue, décontenancée, et hébétée. Je n'avais pas compris ce qui m'était arrivée en fait. Je peinais déjà à comprendre ce désir obscur et fou qui s'était emparé de moi face à lui après l'avoir giflé, alors comprendre ce revirement de situation... Il avait agit comme le pire des salops, qui faisaient face à la plus salace des prostituées. Je m'étais alors sentie sale comme jamais, la dernière des merdes, et je le haïssais encore plus pour tout ce qu'il était.

Je le revoyais me dire de ne pas lui prendre la tête avec mes états d'âmes, mes yeux grands ouverts, ne comprenant plus rien à ce qu'il se déroulait. Sil n'avait pas réagit ainsi, aurais je pu passer sur ses mensonges, sur ses actes, sur le fait que je détestais le personnage la première fois que je l'avais rencontré?! Je n'en savais rien, et je ne le saurais jamais. Pour moi, Johnny Silverstone représentait le mal absolu, d'ailleurs, j'avais donné son visage à mon crabe qui me bouffait mes cellules viables. C'était dire tout le bien que je pensais de lui.

Je me rappelais être restée silencieuse, alors qu'il conduisait, son visage fermé, qu'il était laid ainsi prostré. J'avais recouvert mon corps de mes bras, et je ravalais mes larmes, ma dignité, et ma pudeur en un coup, et ça avait bien du mal à passer... Il avait mis peu de temps à me ramener à la cité universitaire, ou sur un ton condescendant et qui me donna encore plus envie de vomir, il m'avait jeté son maillot de foot et m'avait affirmé que je sorte nue ou avec il s'en foutait. Je me revoyais le lui avoir jeté au visage, avec une grimace de dégout,

"Va te faire foutre" lui avais-je répondu.

Cet être était ignoble. Armée de toute ma volonté, j'avais ouvert la porte, et était sortie de la voiture, alors qu'il m'affirmait que je savais ou le trouver si j'avais besoin. Je ne répondis rien, et quand il me jeta son carnet, je le ramassais, ne quittant pas le regard de ce connard, et m'approchais d'une poubelle, ou je laissais choir ce truc misérable dont je ne voudrais plus jamais voir. Puis, je me détournais, après avoir levé mon bras au bout duquel j'affichais un magnifique doigt d'honneur, me passant de commentaires.

Je revins à moi. Une infirmière m'aidait à me relever.

"Ca va, ça va merci!" j'en avais assez. Et le voir lui, c'était la cerise sur le gâteau, la chantilly sur le fondant au chocolat, la coupe qui était pleine. Une fois debout, je lui jetais le regard le plus haineux que j'avais pour lui, et seulement pour lui, et avisais les toilettes, ou je m'engouffrais afin de rincer cette hémorragie. En y partant, je soufflais, bruyamment,

"Connard de merde." puis disparaissais derrière les toilettes pour filles.
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MessageSujet: Re: Au mauvais endroit, au mauvais moment   Lun 14 Sep - 14:59

Aujourd’hui ça n’était pas le jour pour me prendre la tête, j’étais vraiment d’une humeur massacrante. Quand j’avais poussé la porte violement, je m’attendais à ce que ça me défoule, j’aurais aimé qu’elle claque contre le mur, sans me rendre compte qu’il pouvait y avoir quelqu’un derrière. C’est en entendant ce cri que j’avance jusqu’à découvrir la victime de ma mauvaise humeur.

"Toi!"

Je ne la reconnu pas tout de suite, mais la dévisageait quand j’entends sa voix froide attaquer avec un mot qui perdurait dans le temps pendant qu’elle se reste au sol comme perdue dans ses pensées. C’était la fille cancéreuse … je ne me souviens pas très bien de son nom, mais je n’ai pas oublié nos parties de jambes en l’air à couper le souffle.

On avait vécu quelque chose, je ne sais pas comment on pourrait appeler ça, mais c’était comme si des forces qui dépassent même mon propre entendement qui avait voulu me faire ce cadeau. Un cadeau qu’elles avaient rapidement repris, les seules fois où j’ai eu des nouvelles d’elles c’était dans le magazine parus plus tard, et dans les reproches de Logan à la réunion Delta.

Je ne sais pas ce qu’elle est allé raconter aux autres, mais Logan en sais plus qu’il ne le devrait, surtout une version faussé de la réalité imaginer par la belle brune. Je vois une infirmière arriver pendant que je me contentais de dévisager la fille au sol sans bouger le petit doigt. L’infirmière m’envoie un regard dur et aide la jeune fille à se relever.

"Ca va, ça va merci!"

Elle se relève doucement sur le bras de l’infirmière avant de me lancer à son tour un regard plus glacial que jamais. Sans dire un mot elle me transmet une haine sans pareil, tourne la tête et se dirige droit vers les toilettes avant de terminer par concrétiser verbalement ce qu’elle avait dans les yeux il y a quelques secondes à peine.

"Connard de merde."

Avant même que j’ai pu dire quoi que ce soit, elle se retrouve dans les toilettes des filles un peu plus loin et l’infirmière toujours près de moi enchaine avec un regard pesant. Qu’est ce qu’elle me veut d’abord ? Je veux dire, l’infirmière, elle ne sait rien de ce qui s’est passé. J’avance en direction des toilettes de Marley et pousse contre le mur l’infirmière qui tentait de m’arrêter.

«  Monsieur, vous n’avez pas le droit d’entrer là »

Elle avait à peine fini sa phrase qu’elle se retrouvait les fesses par terre. Je l’entends m’insulter à son tour, mais ça n’est déjà plus qu’un lointain écho quand j’entre à mon tour dans les toilettes des filles. Je vois une personne au fond, et celle que j’avais blessé plus près de moi en train de se passer de l’eau sur le visage.

Alors quoi, c’est moi le connard ? Et c’est elle qui raconte des trucs dans mon dos. Qu’est ce qu’elle va raconter à Logan que je l’ai violé, alors que j’ai déjà une plainte sur le dos, on va finir par croire que je suis un garçon violent. J’attrape la brune par son haut, en empoignant une parcelle de tissu de son dos dans mon poing et la tire en arrière avec une certaine force.

- Ça va depuis la dernière fois ?

Et pas question qu’elle me joue le jeu de la fille qui ne sait pas de quoi je parle. Parce que son nez, c’est rien comparé à des accusations comme celle qu’elle ose raconter aux garçons de chez les Deltas. Je garde mon poing entourné dans son haut en l’approchant de moi par derrière. Je dévisage l’autre fille présente dans les toilettes pour l’avertir qu’elle devrait partir.

- Toi là-bas, casse toi, il n’y a rien à voir, j’ai besoin de parler avec mon amie.

J’attends alors sagement qu’elle déserte les lieux, il y a même une autre fille qui sort d’une des cabines individuelles pour s’en aller sans demander son reste. Je pense être seul avec la brune, je relâche son vêtement et me recule doucement, mais reste entre elle et la sortie pour qu’elle n’envisage même pas de s’enfuir avant qu’on ait discuté.

- Ça fait longtemps qu’on ne c’est revu, et pourtant ça fait quelques temps que je veux te revoir. La vie est belle pour toi, ça va la famille tout ça ?  
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MessageSujet: Re: Au mauvais endroit, au mauvais moment   Lun 14 Sep - 15:31


Hrp Marley a jamais raconté que tu l'avais violé ?!! oO


Le miroir me renvoie le reflet d'une jeune femme coquette, relativement sure d'elle, mais particulièrement fatiguée et assez usée par les soucis auxquels elle doit faire face, et qui semblent se multiplier encore et encore... Je pisse littéralement du sang par le nez, et, les sourcils froncés, penchée au dessus du lavabo aseptisé, je me rince encore et encore. Je revois cet enfoiré qui m'a traité comme la pire des traînés quand nous avons fini ce moment assez particulier tous les deux. Même moi, je n'arrivais toujours pas à comprendre, avec le recul, ce qu'il m'était arrivé lorsque j'avais retrouvée la mémoire. Je m'étais rappelée combien je l'avais haïs, comment, quand il s'était retrouvé avec moi au départ dans les vestiaires, collé contre moi, il m'avait chuchoté, avec un regard assez lubrique, qu'il valait mieux qu'il soit le seul à me voir nu, plutôt que tout le reste de son équipe. Et si j'avais obéit à ce moment là? Comment ça se serait passé entre nous? Je rinçais abondamment, resongeant à cette pulsions noire qui m'avait parcouru après l'avoir giflé, et ce plaisir intense et obscur qui s'était emparé de moi pendant qu'il possédait mon corps.

Je sursautais quand il passait la porte des vestiaires pour femme. Je savais que c'était lui, par la voix de l'infirmière qui lui indiquait que sa présence n'était pas tolérée en ces lieux. Mais bien entendu, Johnny Silverstone n'en faisait qu'à sa tête et à sa volonté. Un truc de fils à papa surement... Il ne comprendrait jamais rien à l'importance de la vie, des valeurs, des gens, et au final, je le plaignais. C'était la seule personne sur cette terre que j'avais autant haït, et ma haine avait ressurgi en masse quand Micah m'avait mis sous les yeux ce magasine porno.

D'un pas décidé, il s'approcha de moi, mais, je fis celle qui ne le voyait pas. Pourtant, quand il m'empoigna mon haut par derrière, le tissu étranglant légèrement mon cou, je lâchais,

"J'te conseille de me lâcher de suite ."

De sa force assez virile, il me projeta vers l'arrière, et, le regard foudroyant, je me massais le cou,

"Casse toi." Pleine de haine et de rage, je le foudroyais un peu plus du regard "Tu tourne pas rond sale connard."

Je secouais le visage, affligée. Visiblement, il était plus violent que je l'imaginais. Il me demandait si ça allait depuis la dernière fois. Vraiment? Je tournais le visage vers l'arrière pour voir le sien,proche comme la dernière fois et le dévisageais, dans un face à face, et ça serait au premier qui baisserait les yeux. Hors de question que je cède. Je glissais une main dans la poche de mon jean, et, attrapant mon téléphone commençait à vouloir le déverrouiller pour appeler le dernier numéro composé. Au choix, Aiden ou Luke. Hors de question que je lui affiche ma peur, pourtant, son impulsivité m'avait effrayé.

Une fille présente,alors qu'il me tenait par derrière, me regardait avec des yeux effarés. Elle commença à reculer, et je secouais le visage, alors qu'il me tenait toujours.

"Va chercher de l'aide, c'est pas mon ami..."

Puis, pour lui,

"Tu fais dans les gros bras maintenant?? Tu descendras toujours plus bas à priori..."

Une autre fille sortit rapidement des toilettes, alors que je lui envoyais un regard implorant, mais quand il me relâcha, je reculais, et me massais la nuque. Il se plaça comme obstacle entre la sortie et moi. Il était hors de question que je lui montre ma peur. Aussi, déterminée, et haineuse, je fronçais les sourcils, et restais à une distance correcte de la sienne, la main toujours plongée dans la poche. Je ne faisais que penser à Aiden.

"Toi et moi," repris-je, une fois que la fille fut sortie, "On a rien de deux amis. Tu es juste un magnifique enculé, avec une ancienne partenaire qui t'as allumé."

Je me mordais la langue, je me retenais de placer des insultes dans chacune de mes phrases,

"Ca fait pas assez longtemps pour moi. Ne plus te revoir me serais parfaitement allé. Mais comme tu vois, on a pas toujours ce qu'on veut..."

S'il pensait s'attendre à une réponse sur comment j'allais, bien que je savais sur quel ton il disait cela, il se mettait le doigt dans l'oeil. Je fouillais toujours dans ma poche, impossible de savoir ou j'étais rendue. Rapidement, je sortis mon téléphone de ma poche, et avisais l'appel vers Aiden en cours. Ca décrocha,

"Aiden, j'suis à l'hôpital viens j'ten prie j'suis dans...." Je ne pus terminer ma phrase... Je jetais un regard foudroyant à Johnny, mais méfiante. J'espérais pouvoir sortir de cette situation, et je me demandais bien ce qu'il me voulait. M'humilier, plusieurs fois, ça ne lui avait pas suffit ?




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MessageSujet: Re: Au mauvais endroit, au mauvais moment   Lun 14 Sep - 17:18

"J'te conseille de me lâcher de suite ."

En arrivant dans les toilettes pour filles, je m’étais placée derrière la brune en la tirant jusqu’à moi par son haut que j’avais entourné dans mon poing. Elle me regardait à travers le miroir, me dévisageant avec des yeux toujours plus noir. Pourtant il n’en tiendrait qu’à elle que tout se passe bien entre nous.

"Casse toi."

- Pas avant qu’on ait pu discuter tous les deux.


"Tu tourne pas rond sale connard."

Elle ne mâchait pas ses mots, mais ça ça n’est pas nouveau. Seulement elle a la mémoire toujours aussi courte. Pourtant sa mémoire jusqu’à preuve du contraire elle l’a retrouvée, alors c’est quoi cette merde qu’elle raconte sur moi. Je la maintiens toujours par son haut quand j’indique à l’autre fille avec nous dans les toilettes de partir.

"Va chercher de l'aide, c'est pas mon ami..."

La jeune fille de trop dans les toilettes se dépêcha de quitter les lieux, entre elle et l’infirmière de tout à l’heure qui me faisait comprendre que je n’avais rien à faire ici, je sais qu’il ne faudra pas longtemps pour qu’on vienne me déloger. Pourtant, une fois encore je n’ai rien fait de mal, mais juste parce qu’on raconte des trucs sur moi, je vais trinquer.

"Tu fais dans les gros bras maintenant?? Tu descendras toujours plus bas à priori..."

- Mon gros bras il t’a pas toujours déplu, hein tu te souviens …

Pas besoin de lui faire de dessin, il saura très bien de quoi je parle, mais a défaut, utilisant mon autre main, je la glisse entre ses jambes en venant caresser d’une façon plutôt intrusive son intimité à travers son short en jean moulant. C’est juste une caresse totalement inappropriée, très rapide, mais histoire qu’on soit sur la même longueur d’onde, et peut être d’en profiter encore un instant.

"Toi et moi,"

A ce moment-là, une fille sors d’une des cabines de toilettes et se dépêche de quitter les lieux alors que je relâche l’emprise que j’avais sur la cancéreuse. Je reste fermement entre elle et la porte de sortie, ça durera le temps que ça durera, mais je voulais qu’on ait une conversation avant de devoir la laissé, de gré ou de force.

"On a rien de deux amis. Tu es juste un magnifique enculé, avec une ancienne partenaire qui t'as allumé."

- Tu reconnais que tu m’as allumé ? Et c’est moi l’enculé ? Sauf que moi j’ai jamais rien dit à personne sur ton petit cul, et crois moi que je pourrais en raconter sur tes envies lubriques.

"Ca fait pas assez longtemps pour moi. Ne plus te revoir me serais parfaitement allé. Mais comme tu vois, on a pas toujours ce qu'on veut..."

Et alors quoi ? On allait se battre ? Moi contre une fille sans défense … elle aimerait que je la frappe, elle aurait de la matière à raconter sur moi, et pourtant je n’ai aucune envie de lui faire mal. Je n’ai jamais été violent contrairement à ce qu’on raconte, je ne frappe pas les filles. Je la regarde sortir un téléphone de sa poche, mais lui prend des mains avant qu’elle termine sa phrase et le jette dans le lavabo avant d’allumer l’eau.

"Aiden, j'suis à l'hôpital viens j'ten prie j'suis dans...."

- Putain t’es sérieuse ? Tu fais quoi là ? T’appelle ton copain ? Tu veux lui dire quoi, que je suis en train de te violer ?

Je vous jure, ça me soule, entre Riley qui porte plainte pour un viol que je n’ai jamais fait, Logan qui surprotège sa Chloé de peur que je la lui vole, et Marley qui va raconter à tout le monde que j’oblige à faire des photos de nu. C’est à cause de toutes ces rumeurs que Mélody a décidé que je ne serais pas un garçon pour elle, pas un père pour notre enfant.

Le téléphone de la brune prend l’eau, j’imagine qu’il ne fonctionnera bientôt plus. Je lui en rachèterai un tout neuf s’il faut, mais là, on a besoin de parler. Je me remets devenant elle, et la pousse, assez doucement, avec la paume de ma main sur son torse. Juste de quoi la faire réagir, et lui montrer que je n’ai pas envie de rire.

- Alors quoi ? Vas-y qu’est-ce que tu attends, déshabille toi, on va faire des photos. C’est ça que tu racontes à tout le monde, je t’oblige à faire des photos pornos. Tu veux que j’aille chercher un couteau, que ç fasse plus vrai ? Dis-moi, vas-y dis-moi ce que tu veux putain, pourquoi tu me fais passer pour un con ?

Je ne l’ai poussé qu’une fois, je reste immobile toujours entre elle et la porte et la regarde avec des yeux sévères. Ma voix monte à mesure que j’enchaine mes questions, j’ai vraiment envie qu’elle comprenne que je lui en veux, pour tout ce qu’elle raconte sur moi. Alors que dans MES souvenirs, si je n’avais pas été là, on l’aurait violé, peut-être même laissé pour morte dans la forêt.


HRP : je suis désolé, j'ai remis le contexte en place dans les dialogues
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MessageSujet: Re: Au mauvais endroit, au mauvais moment   Lun 14 Sep - 18:23


Voilà que désormais, il voulait discuter ?! Non mais c'était une blague? Je le dévisageais à travers le miroir une fois de plus. J'étais dans une colère noire, et ça n'était pas le moment pour qu'il me cherche. Un nez sans doute cassé, une histoire sans doute compliquée à gérer, et des désirs obscurs qui me remontaient en mémoire. Oh, je me rappelais parfaitement ce que je lui avais demandé, et comment il avait parfaitement executé sa tâche. Mais qu'il ne me fasse pas croire qu'il n'avait pas profité de la situation, ni qu'il était blanc comme neige, car j'aurais été capable de mourir de rire, sur le champs. Il me tenait toujours de cette façon agressive et qui m'effrayait, mais je ne comptais pas m'écraser devant lui.

"Et j'peux savoir de quoi? de la façon dont tu t'y es pris pour ruiner un peu plus ma journée? Fallait pas te sentir obligé hein, pour ça je peux le faire seule, et sans que tu me menace ou me mette une porte en pleine face..."

J'implorais la jeune fille d'aller chercher de l'aide, mais elle n'avait pas l'air particulièrement encline à me porter main forte, c'était comme.... je savais pas, instinctif. Ma peau avant tout....en quelque sorte. Je sifflais entre mes dents, histoire qu'il sache que non, je n eme laisserais pas faire, et, sur un ton entendu, il me fit rappela à nos échanges sulfureux.

"J'ai pas besoin que tu m'empoigne pour m'en rappeler, et j'assume parfaitement, alors lâche moi, je suis malade, mais plus amnésique!!!"

Il fit glisser sa main entre mes cuisses, que je resserrais et mon visage se déforma, je devins plus inquiète encore de son attitude. Sa position envers moi, ses gestes déplacés. Je frappas son bras qui se trouvait sur mon entrejambe, et enfonçais mes ongles sur sa main.

"Je te conseille de ne plus jamais me toucher sans mon autorisation, sinon je te castre. Même si c'est la dernière chose que je dois faire, c'est clair?" Et la, j'étais plus que sérieuse. Il me relâcha et nous nous dévisagions, alors que je lui expliquais ce que nous étions. Il réagit alors, et j'haussais un sourcil, ne comprenant pas vraiment ou il voulait en venir. Il croyait m'impressionner?? Je me pinçais les lèvres, agacées, et levais un bras en m'exprimant, que je laissais retomber,

"Mais vazy lâche toi, j'en ai rien à faire tu sais.... Les gens que je côtoient, comme mon copain d'ailleurs, savent que la vie que j'ai mené avant de les rencontrer ne les regardent pas et qu'ils n'ont ni à juger, ni même à essayer de comprendre. Je te l'ai dit, j'assume tout ce que j'ai fait, comme cette sorte de ..pulsion que j'ai eu pour toi" j'affirme ça dans un dégout visible, "En revanche me menace pas, car j'ai rien dit non plus, sauf à Aiden bien sur!" A part ça à qui j'aurais pu parler de quoi que ce soit? A part lui, je n connaissais qu'un Delta, Logan qui m'avait couché ce soir ou j'étais ivre morte. Soirée dont je n'avais pas spécialement beaucoup de souvenirs non plus d'ailleurs, à part une paralysie temporaire. "Et viens pas gueuler que t'as rien fait, parce que le coup de l'amnésie, ça marche que si y a accident..."

Je croisais mes bras, puis replongeais l'un d'entre eux dans la poche de mon jean. J'ajoutais,

"Mais y a un truc que tu pige pas, c'est que j'assume totalement mon attitude chez toi. Même si ça te fais chier. Je te conseille d'en faire autant."

Je sortis mon téléphone et, ignorant si ma voix atteignait Aiden ou son répondeur, je me dépêchais de lui demander de l'aider, jusqu'à ce que Johnny balance mon téléphone dans le lavabo.

"Putain, mais t'es vraiment un..."

Je parlais, observant mon téléphone couler. Je fronçais plus les yeux, qui étaient révulsés,

"Nan mais tu t'entends là??? Qui me retient contre mon gré?? Sérieux?? Qui a empoigné qui on se le demande??? Et meêm si je parle pas de viol, jte signal que c'est toi qui vient de me palper le sexe en te faisant bien plaisir, alors même si tu prétends tout ce qu etu veux, viens pas me balancer que je suis la seule à avoir kiffé, vu que visiblement tu as eu l'air de demander un deuxième service..."

Il me repoussa doucement, et j'en fis de même, s'il croyait m'impressionner. Les gestes qu'il avait envers moi me poussèrent encore plus à vouloir me défendre et à prendre des cours. Quand il s'exprima, je compris son malaise, et un sourire pris place sur mes lèvres,

"Attend attend... C'est parce que j'ai parlé de cette histoire? Et alors quoi il aurait fallu que je ferme ma bouche pour pas égratigner le pauvre ex quaterback que tu es??? Nan mais que dal, qui a insisté pour qu'on obéisse bien sagement plutôt que de s'enfuir de ce labo clandestin?? Qui m'a forcé alors que je pouvais pas le voir en peinture a prendre la pose, limite à sourire, pour atterrir sur ce torchon?? Tu te dis pas que quand ces photos sont parues, il a fallu que j'explique ?? Et mon souvenir à moi c'est un pauvre type me forçant à obéir au même genre de pauvre type. Le genre que tu seras plus tard. Vicelard et dangereux"


Je le détaillais, mauvaise, je ne pouvais plus le voir avec cette envie que j'avais eu pour lui. Il devenait agressif,

"Moi je te fais passer pour un con?" je manquais de m'égosiller, je levais les yeux et le visage au ciel, "Nan mais attend, qui passe pour une trainée avec ces photos de merde ?? Moi j'te fais passer pour un con, estime toi heureux de pas passer pour une fille facile... Et je te signale que pour passer pour un con, tu t'en sors très bien sans mon aide!!"

Nous nous fixions intensément. Exit ce désir obscur, j'avais envie de le gifler voilà tout. De le secouer comme un prunier, et de lui dire mais bouge réveille toi, la vie c'est pas ça. D'autant que je détestais hair. Je n'aimais pas ce sentiment, j'avais la sensation de perdre mon temps. Je poussais un soupir et m'adossais au mùr, après avoir passé mon bras sous mon nez qui saignait toujours.






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MessageSujet: Re: Au mauvais endroit, au mauvais moment   Mar 15 Sep - 11:58

"Et j'peux savoir de quoi? de la façon dont tu t'y es pris pour ruiner un peu plus ma journée? Fallait pas te sentir obligé hein, pour ça je peux le faire seule, et sans que tu me menace ou me mette une porte en pleine face..."

En arrivant dans les toilettes des filles, je fais comprendre à la brune que j’ai besoin de mettre les choses au clair avec elle. Mais elle fait celle qui ne sait pas de quoi je veux parler, pourtant c’est pas moi qui raconte des saloperies dans son dos. Alors en l’empoignant, la gardant serrer dans son dos, je lui explique que je ne la laisserai pas de suite.

- Tu as vraiment aucune idée de quoi tu veux que je parle ?

Elle allait balancer partout sur moi, et maintenant elle fait l’innocente. On laisse partir la fille pour se retrouver juste les deux dans les toilettes et je fais comprendre à la cancéreuse que moi je n’ai rien oublié. En passant une main entre ses jambes, je lui rappelle ces gestes rapprochés qu’on a eu tout le temps il y a quelques temps.

"J'ai pas besoin que tu m'empoigne pour m'en rappeler, et j'assume parfaitement, alors lâche moi, je suis malade, mais plus amnésique!!!"

- Tu te rappelles de ce que tu veux, quand tu veux alors !

"Je te conseille de ne plus jamais me toucher sans mon autorisation, sinon je te castre. Même si c'est la dernière chose que je dois faire, c'est clair?"

Quand elle me parle de me castrer je souris avant de la relâcher. Elle croit sérieusement qu’elle arriverait à me faire du mal ? J’ai pu voir combien elle est faible et fragile, alors je serais curieux de voir comment elle s’y prendrait. Des yeux malicieux et un sourire narquois, je la regarde en la narguant.

- Je payerais chère pour voir ça tient.

"Mais vazy lâche toi, j'en ai rien à faire tu sais.... Les gens que je côtoient, comme mon copain d'ailleurs, savent que la vie que j'ai mené avant de les rencontrer ne les regardent pas et qu'ils n'ont ni à juger, ni même à essayer de comprendre. Je te l'ai dit, j'assume tout ce que j'ai fait, comme cette sorte de ..pulsion que j'ai eu pour toi"

Elle prend un air blasé de tout ça, ce qu’elle a pu faire, pu être. Elle ne veut pas revenir sur le passé, mais elle ne sait pas ce que c’est que d’être le pestiféré que tout le monde montre du doigt. Elle est la pauvre petite cancéreuse qui inspire de la pitié, alors bien sur les gens s’apitoie sur son sort, c’est facile comme ça.

"En revanche me menace pas, car j'ai rien dit non plus, sauf à Aiden bien sur!"

- T’as rien dit ? Alors c’est sorti tout seul et tout le monde invente des histoires sur ce qui s’est passé entre nous ?

"Et viens pas gueuler que t'as rien fait, parce que le coup de l'amnésie, ça marche que si y a accident..."

- Ouai, j’ai fait quoi ? Tu veux qu’on en parle de ce que j’ai fais ?

Je ne sais pas qui est le plus amnésique des deux. Je reste stoïque devant elle, lui faisant comprendre que je ne bougerais pas, et elle croise ses bras dans une position qui indique qu’elle n’a pas l’intention pour le moment d’essayer de bouger non plus. Je jette mes yeux sur elle, des yeux dur et sévère en soutenant son regard.

"Mais y a un truc que tu pige pas, c'est que j'assume totalement mon attitude chez toi. Même si ça te fais chier. Je te conseille d'en faire autant."

Elle me parle de ce qui s’est passé chez moi, mais elle ne comprend pas que le nerf du problème réside dans ce qui s’est passé après, tout ce qu’elle a raconté sur moi. Elle assume on cul, quand elle sort son téléphone pour appeler son copain, je le lui arrache rapidement pour le lancer dans le lavabo que j’inonde avec l’eau du robinet.

"Putain, mais t'es vraiment un..."

- Un quoi ? Un pervers, un violeur, vas-y dit le moi en face ?

"Nan mais tu t'entends là??? Qui me retient contre mon gré?? Sérieux?? Qui a empoigné qui on se le demande??? Et meêm si je parle pas de viol, jte signal que c'est toi qui vient de me palper le sexe en te faisant bien plaisir, alors même si tu prétends tout ce qu etu veux, viens pas me balancer que je suis la seule à avoir kiffé, vu que visiblement tu as eu l'air de demander un deuxième service..."

Le ton de sa voix monte, et elle ne baisse pas les yeux à mesure que je la regarde, elle soutient mon regard et essaie de jouer la fille forte sans plus se préoccupé de son nez en sang. Elle me parle de ce que je viens de lui faire, mais je lui explique clairement ce que j’ai ressenti quand elle a parlé des photo à tout le monde que je l’ai soit disant forcée à faire.

"Attend attend... C'est parce que j'ai parlé de cette histoire? Et alors quoi il aurait fallu que je ferme ma bouche pour pas égratigner le pauvre ex quaterback que tu es??? Nan mais que dal, qui a insisté pour qu'on obéisse bien sagement plutôt que de s'enfuir de ce labo clandestin?? Qui m'a forcé alors que je pouvais pas le voir en peinture a prendre la pose, limite à sourire, pour atterrir sur ce torchon?? Tu te dis pas que quand ces photos sont parues, il a fallu que j'explique ?? Et mon souvenir à moi c'est un pauvre type me forçant à obéir au même genre de pauvre type. Le genre que tu seras plus tard. Vicelard et dangereux"

- Je t’ai forcé ? Je t’ai attaché, menacé avec une arme pour que tu viennes avec moi ? Putain, qui c’est qu’a sauvé tes miches dans la forêt, qui t’a trainé, qui t’a habillé, qui a veillez sur toi à l’hôpital. Si tu m’as suivi contre tes convictions, ça n’a jamais été au gré de la force, alors me fait pas passer pour un con.

"Moi je te fais passer pour un con?"

Le ton montait toujours crescendo, même si à un moment donné on aurait du mal à passer plus fort. Elle me crie dessus, me regarde toujours avec des yeux noir intense, moi je continue de lui dire ce que j’ai sur le cœur, gardé en moi depuis trop longtemps. Alors quoi, elle se croit toute seule dans sa vie, et que moi je dois tout porter tout seul.

"Nan mais attend, qui passe pour une trainée avec ces photos de merde ?? Moi j'te fais passer pour un con, estime toi heureux de pas passer pour une fille facile... Et je te signale que pour passer pour un con, tu t'en sors très bien sans mon aide!!"

Elle reste là, contre le mur, sans baisser la tête. Son nez continue à pisser le sang et à tacher le haut blanc qu’elle portait qui a maintenant des trainées de rouge. Je me tourne rapidement, le temps d’attraper un morceau d’essuie tout dans un appareille qui les distribue pour s’essuyer les mains, et je viens pincer son nez avec ça.

- Tu sais ce qui te dit le con ? Putain vas-y, éponge ton nez, ou alors tu veux raconter aussi que je t’ai cassé la gueule c’est ça ? Tu vas me mettre quoi sur le dos ? Je t’ai donné le cancer, ça aussi c’est ma faute ?

Je reste proche d’elle, avec le bout d’essuie tout pincé sur son nez, un bras au niveau de son torse comme pour la garder plaqué au mur et qu’elle ne s’enfuie pas. J’ai vraiment l’impression qu’elle veut se venger sur quelqu’un, alors ça tombe sur celui dont tout le monde raconte déjà tant que truc, alors un peu plus, un peu moins.

- Tu sais combien il y en a de trainée au lycée ? Tout le monde s’en fou de ta vie misérable … Combien il y a de quarterback ? Un seul … et tout le monde le montre du doigt. On inspecte ma vie, mes gestes, chaque fois que je fais un truc, on me juge, tout le monde, et toi tu te plains pour des photos ou personne te reconnaitras ? Vas chier putain ….

En un instant j’avais tout perdu, et je sais que ce qu’on raconte sur moi n’y est pas pour rien. D’accord il n’y a pas que du faux, mais je n’ai pas l’impression d’être cet enfoiré que tout le monde dépeint parlant de moi. Je pressais un peu plus avec mon bras sur le torse de Marley sans me rendre compte que je pouvais lui faire mal.

- J’avais une copine … Une fille différente de toutes les autres … qui m’aimait. Et aujourd’hui à cause de toutes ces conneries qu’on raconte sur ma gueule, je n’ai même pas le droit d’avoir des informations sur mon bébé qu’elle porte.
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MessageSujet: Re: Au mauvais endroit, au mauvais moment   Jeu 17 Sep - 0:19

- Tu as vraiment aucune idée de quoi tu veux que je parle ?

Je levais les yeux au ciel et soufflais bruyamment. Décidément, il me gonflait celui là. Me péter le nez et me le réduire en sang, avec, en prime, un joli haut que je m'étais offert il y a peu de temps maintenant ne le dérangeait pas, tout ce qui comptait, c'était ce qu'il semblait absolument avoir besoin de me dire.

"Ba non, j'ai aucune idée, alors soit tu crache ton venin maintenant comme le parfait salop croisé connard que tu es, soit tu me laisse repartir, car j'ai des examens à faire, tu t'en doutes bien."

Il n'avait pas besoin de savoir de quelles teneurs seraient mes examens. Je lui parlais franchement, sourcils froncés, assez agacée également. Il me gonflait réellement lui là... Et fallait vraiment qu'il me lâche avec ses états d'âme pourri, dont je n'avais que faire. J'avais assez a faire avec la décision que j'avais prise à contre coeur, simplement parce qu'un garçon avait réussi à obtenir le mien... Ca me soulais tout ça... Pourquoi ma vie, déjà assez obscurcie, et que j'avais décidé de dédier aux sourires et à tout ce qu'elle pourrait m'offrir, avait pris la décision, ces derniers temps, de me mettre des batons dans les roues?!

Johnny me rappela, d'un geste déplacé sur mon sexe qu'il pressa dans sa paume, nos ébats passés. Je m'en rappelais. Je n'avais pas honte du plaisir que j'avais pris. Plus de ce désir noir, alors que je détestais ce garçon que j'avais giflé fortement, qui s'était emparé de moi. Mais, honte ou pas, je l'avais assumé.

- Tu te rappelles de ce que tu veux, quand tu veux alors !

Je fronçais les sourcils. Puis posais une main sur ma hanche, et rétorquais,

"Ecoute mon p'tit Johnny. T'es gentil, mais va faire chier quelqu'un d'autre avec tes pics et tes réflexions ou viens en au fait, car tu te doute bien que mon temps est précieux, et j'ai pas envie de le perdre avec toi, vu?"

Il croyait m'impressionner avec ses regards noirs et déterminés, mais les miens l'étaient tout autant. Ceci dit, je le menaçais de faire de lui un homme sans couilles, ce qui l'amusa. J'y perdrais quelques doigts, mais personne n'avait le droit de me toucher sans que je ne l'y autorise. Personne. Et je lui fis passer ma révolte à travers un regard assassin.

"C'est ça, marre toi et souris, crois moi, j'y perdrais sûrement des doigts, mais je le ferais."

Je lui ferais bien ravaler son sourire narquois au passage d'ailleurs. Il pensa m'effrayer avec des menaces pourries concernant ce qu'il pourrait lâcher sur moi. Mais quoi donc? Que j'ai été un bon coup, qui lui a réclamé beaucoup de sa personne et qui lui a donné beaucoup de plaisir ? Mais je n'en avais ni honte ni peur, et je le lui affirmais. J'assumais qui j'étais, cette personne que je suis toujours d'ailleurs.

Je lui apprenais que je n'avais parlé de nous à personne, sauf à Aiden, et sa réponse me fit sourire,

- T’as rien dit ? Alors c’est sorti tout seul et tout le monde invente des histoires sur ce qui s’est passé entre nous ?

"Pauvre Johnny a peur pour sa réputation, c'est terrible... Je comprend, c'est pas facile... Ecoute, j'en ai parlé à Aiden, s'il en a parlé à son tour, c'est pas mon problème et je ne l'ai pas privé de son droit d'expression..."

Je soupirais et me décalais un peu pour aller jeter un coup d'oeil à mon téléphone, qui se noyait désormais dans une mare d'eau. Je le sortais et le secouais. L'écran était noir, et bien entendu, l'accessoire ne réagissait plus.

Je me replaçais devant lui, après avoir posé le téléphone sur la surface qui entourait les éviers, et croisais mes bras. Position fermée, non, toi, tu vas pas m'avoir comme ça!! Il me rétorqua qu'on pouvait parler de ce qu'il avait fait.

"Mais sans problème!" répondis-je.

Je soufflais, et retenais de nouvelles insultes quand il me provoqua à les lâcher,

- Un quoi ? Un pervers, un violeur, vas-y dit le moi en face ?

Hmm, il pensait me faire peur? Rien ne m'effraierait plus que ce crabe en moi,

"Tu crois que je me retiens de te dire quoique ce soit ?!" Je soufflais entre mes dents "Tss... Tu veux mon avis? Oui t'es un pervers, non pas un violeur, j'vois pas pourquoi tu dis ça, c'est pas toi qui a essayé dans ce parc cette nuit là, j'oublie pas non plus que c'est toi qui m'a épargné ce moment. Mais tu restes un pervers, doublé d'un enfoiré de première et d'un profiteur, qui, je ne sais pour quelle raisons a un regain de conscience, et réalise que oui, les gens finissent toujours par savoir à qui ils ont à faire."

Je le défiais du regard, le sien se faisant plus dur et révolté encore. Mon nez saignait encore, et je me détournais afin d'attraper des serviettes en papier, que je venais compresser contre mon hémorragie. Puis nous parlions alors du fond du problème. Les photos. Il croyait peut-être que j'avais de ma soirée un souvenir mémorable?! Je secouais le visage, sans lâcher le sien. il avait du cran pour être aussi con, j'imaginais qu'il en fallait.

- Je t’ai forcé ? Je t’ai attaché, menacé avec une arme pour que tu viennes avec moi ? Putain, qui c’est qu’a sauvé tes miches dans la forêt, qui t’a trainé, qui t’a habillé, qui a veillez sur toi à l’hôpital. Si tu m’as suivi contre tes convictions, ça n’a jamais été au gré de la force, alors me fait pas passer pour un con.

"Tu m'as surtout pas laissé le choix. Qui a joué la flippette en me disant qu'on aurait pas le choix? Qui ne m'a pas lâché, malgré le fait évident que je te détestais de base. A croire que j'avais déjà repéré qui tu étais. Veillé sur moi à l'hôpital, je t'avais jamais rien demandé et si tu l'avais pas fait, crois moi, ça m'aurait arrangé. Tu crois peut-être que j'ai besoin qu'on veille sur moi ?? Que dal!!" Je prenais une inspiration pour baisser le ton, "Et au gré de la force peut-être, mais qu'est ce que tu fais du libre arbitre que t'as royalement foutu en l'air, en mentant, en inventant une toute autre histoire sur notre rencontre, après l'accident? Qui a voulu me faire croire une version idyllique de notre soirée? Si t'as fait ça, crois moi Johnny , malgré ce que tu prétends, c'est car tu sais parfaitement que tu es loin d'être clean dans cette histoire et moi, c'est de ce mec sale et détestable que je me rappelle quand je pense à cette soirée. Maintenant, tu prends conscience que tous nos faits et gestes ont des conséquences, un conseil... assume"

Le ton montait toujours plus entre nous et je n'avais aucune envie de lui donner raison, car je camperais sur mes positions. Je savais que je disais la vérité, et savais également qu'il n'avait pas tort sur certains points. Je voudrais bien les lui reconnaître quand il s'apercevrait de son attitude.

"Tu sais, c'est pas parce que t'as des prises de conscience pour je ne sais quelle raison, que ça fait de toi quelqu'un de bien, ou que ça te libérera."

Je jetais le papier, alors que je lui affirmais qu'il s'en sortait à la perfection pour passer tout seul pour le roi des cons. D'un geste brusque, il attrapa de l'essuie tout à son tour, et me le colla sur le nez qu'il pinça, ce qui m'arracha un gémissement de douleur, en même temps que j'effectuais un geste de recul avec la main. Je me glissais sur un côté du mur pour mettre un minimum de distance entre lui et moi et le giflais, de toute la force que je le pouvais. Ma main en eut pour preuve une belle marque rouge qui me brûlais.

- Tu sais ce qui te dit le con ? Putain vas-y, éponge ton nez, ou alors tu veux raconter aussi que je t’ai cassé la gueule c’est ça ? Tu vas me mettre quoi sur le dos ? Je t’ai donné le cancer, ça aussi c’est ma faute ?

"Alors clairement, tu me retouche, c'est fini, c'est clair? Si j'veux inonder les chiottes de mon sang je le ferais. Maintenant, arrête ta comédie à deux balles et fous moi la paix." Je levais les yeux au ciel, et grimaçais, son pincement m'avais fais mal. "Pour info, la porte m'est pas atterrie toute seule dans la gueule, c'est toi qui me l'a lancé, au cas ou il faudrait ENCORE te répéter que nan t'es pas blanc comme neige, et mon cancer et moi, on t'emmerde."

Nan mais il allait ou lui, là?!

"J'ai jamais reproché ma maladie à personne, alors viens pas me caler ça dans les dents."

Je sentais la pression monter encore et encore, en même temps que ma tension. Sa main retirée de mon nez, il en posa une autre sur mon torse, comme pour s'assurer que je restais bien sagement. Non, mais c'était quoi ces méthodes là?!!! Je le fixais, et posais une main sur son bras, sur lequel j'enfonçais peu à peu mes ongles. Quand il en aurait marre, il le retirerait.

- Tu sais combien il y en a de trainée au lycée ? Tout le monde s’en fou de ta vie misérable … Combien il y a de quarterback ? Un seul … et tout le monde le montre du doigt. On inspecte ma vie, mes gestes, chaque fois que je fais un truc, on me juge, tout le monde, et toi tu te plains pour des photos ou personne te reconnaitras ? Vas chier putain ….

"J'en ai rien à cirer qu'on se préoccupe de ma vie misérable comme tu dis. Mais j'ai une famille, et si, crois moi, j'ia bien vu ces conneries de photos, on me reconnait bien. Et j'aimerais volontiers aller chier, mais monsieur l'ex quaterback superstar en pleine crise de conscience et de remords m'en empêche."

Non, mais il se prenait pour qui à qualifier ma vie de misérable?? A cette pensée, j'eu un rictus, et rajoutais,

"Va pas croire que parce que je suis malade comme il faut, ma vie est misérable. Et j'ai une grande famille, beaucoup de frères, on sait toi comme moi que s'ils tombent dessus, ils me reconnaitraient. J'aime ma vie, mais je veux rester digne, MOI! Au contraire... Malgré le reste.. ma vie je la vie comme je l'entends, et elle est pleine de rebondissements, de sourires, de joie, d'adrénaline. J'en profite un maximum, sans me mentir à moi même. Commence par essayer ça, avant de venir me faire chier..."

Finalement, il me faisait pitié. Je le lui indiquais, en baissant le ton de ma voix. Son bras toujours appuyé contre mon torse, il me prenait pour un gros bras ou quoi?! J'écarquillais les yeux,

- J’avais une copine … Une fille différente de toutes les autres … qui m’aimait. Et aujourd’hui à cause de toutes ces conneries qu’on raconte sur ma gueule, je n’ai même pas le droit d’avoir des informations sur mon bébé qu’elle porte.

Plus il parlait, plus il appuyait sur moi, et sa pression commençait à me couper la respiration. Mes ongles avaient beau s'enfoncer, il restait malgré tout. Ses mots m'atteignaient, je commençais à comprendre qu'il avait réalisé beaucoup de choses, mais, réaliser, ça ne faisait pas de lui quelqu'un de meilleur. Ma deuxième main venait s'apposer sur son bras.

"Réaliser que t'as merdé ça enlèvera pas toutes ces conneries que t'as faite.." Ma voix s'étouffait, "Faut pas chercher, si y a autant de bruits sur toi, c'est pas venu tout seul hein... C'est toi qui a provoqué tout ça, et agir comme tu le fais maintenant, c'est loin de servir à ta cause t'en es le seul responsable, arrête d'accuser tout le monde, remet toi en question fais quelque chose car... Tu m'écrase!"

J'essayais de retirer son bras, ma respiration se coupant. Mes ongles quittèrent sa peau, et mon bras aussi, et, emportée par ma tension trop haute, mon coeur palpitant et l'appréhension, sans doute aussi cette grossesse et ce crabe endormi, je sombrais dans les pommes.
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MessageSujet: Re: Au mauvais endroit, au mauvais moment   Ven 18 Sep - 11:39

Quand j’avais réussi à coincer Marley dans les toilettes, j’avais décidé qu’il fallait qu’on parle elle est moi. Les souvenir de ce qu’on avait fait remontaient à la surface, j’arrivais même à me rappeler de son prénom. Je me rappelle de cette gentille femme blonde qui nous avait aidé quand on était nu dans la rue, elle nous avait hébergé chez elle ce soir-là. Elle m’avait fait promettre de prend soin de Marley, qu’elle en avait besoin.

"Pauvre Johnny a peur pour sa réputation, c'est terrible... Je comprend, c'est pas facile... Ecoute, j'en ai parlé à Aiden, s'il en a parlé à son tour, c'est pas mon problème et je ne l'ai pas privé de son droit d'expression..."

On avait un souvenir différent de ce qui c’était passé ce jour-là, elle se rappelait de ces moments traumatisant, du fait qu’on a passé une journée éprouvante et honteuse, moi je me souviens de cette fille étonnante que j’avais appris à découvrir dans tous les sens du terme. Il fallait qu’on en parle, et qu’on fasse le point sur ces divergences entre nos souvenirs.

"Mais sans problème!"

Marley avait récupéré son portable dans le lavabo pour le mettre à sécher, elle avait l’air plus détendue, plus sereine, mais pas moins agressive. Elle soutient toujours mon regard, mais semblait avoir plus d’assurance. Si elle acceptait de parler c’était tout ce que je lui demandais, qu’elle arrête de dire des trucs dans mon dos.

"Tu crois que je me retiens de te dire quoique ce soit ?!"

- Dis-moi, vas-y

"Tss... Tu veux mon avis? Oui t'es un pervers, non pas un violeur, j'vois pas pourquoi tu dis ça, c'est pas toi qui a essayé dans ce parc cette nuit là, j'oublie pas non plus que c'est toi qui m'a épargné ce moment. Mais tu restes un pervers, doublé d'un enfoiré de première et d'un profiteur, qui, je ne sais pour quelle raisons a un regain de conscience, et réalise que oui, les gens finissent toujours par savoir à qui ils ont à faire."

A ce moment-là, elle déballe ce qu’elle a sur le cœur, mais dans un sens ça me rassure qu’elle se souvienne de ce que j’ai fait pour elle. Je n’ai jamais revu James depuis cette soirée-là, je n’ose pas demander de ses nouvelles. La vérité c’est que quand je l’ai vu se jeter sur Marley, je n’ai même pas réfléchi, je l’ai attaqué avec rage, le cognant jusqu’au sang.

Si elle ne m’avait pas arrêté, je crois que je l’aurais tué sur place … et aujourd’hui, je ne sais pas s’il est encore conscient, la dernière fois il était dans le coma. Je déglutis et regardant la brune attraper de quoi compresser le sang qui coulais sur son nez. Tout ça, ce qu’on pense de moi, c’est vrai que plus que jamais, ça m’importe, surtout ce que Mélody pourrait penser de moi.

"Tu m'as surtout pas laissé le choix. Qui a joué la flippette en me disant qu'on aurait pas le choix? Qui ne m'a pas lâché, malgré le fait évident que je te détestais de base. A croire que j'avais déjà repéré qui tu étais. Veillé sur moi à l'hôpital, je t'avais jamais rien demandé et si tu l'avais pas fait, crois moi, ça m'aurait arrangé. Tu crois peut-être que j'ai besoin qu'on veille sur moi ?? Que dal!!"

- Tu aurais voulu quoi, que je te laisse te démerder toute seule, nue en sortant des vestiaires de l’équipe de foot ? Que je te laisse à moitié morte sur ton lit d’hôpital quand tu t’es fait renversée ? Je suis peut être un pervers, mais j’ai jamais forcé personne contre son gré.

Je suis un peu insistant parfois, comme avec cette fille, Riley … Mais elle hallucine aussi elle, je ne l’aurais pas violée, quel intérêt à faire l’amour à une fille qui n’est pas consentante ? Je voulais juste jouer un peu avec elle, mais avec Marley c’était différent, toute notre soirée de l’époque je l’ai passé à trouver une solution pour elle, pour nous.

"Et au gré de la force peut-être, mais qu'est ce que tu fais du libre arbitre que t'as royalement foutu en l'air, en mentant, en inventant une toute autre histoire sur notre rencontre, après l'accident? Qui a voulu me faire croire une version idyllique de notre soirée? Si t'as fait ça, crois moi Johnny , malgré ce que tu prétends, c'est car tu sais parfaitement que tu es loin d'être clean dans cette histoire et moi, c'est de ce mec sale et détestable que je me rappelle quand je pense à cette soirée. Maintenant, tu prends conscience que tous nos faits et gestes ont des conséquences, un conseil... assume"

- Tu veux que j’assume ?

Le ton monte encore, la brune soutient mon regard et ne baisse ni la tête ni la voix, elle me fait comprendre qu’elle ne cédera pas un bout de terrain. Tout c’était enchainé si vite lendemain à l’hôpital, quand elle s’est réveillée je n’ai pas menti, j’ai juste caché les vérités dont je ne voulais pas qu’elle se souvienne.

- Te dire que tu me plais ? Que j’ai aimé te baiser comme une bête ? Que depuis le début sous la douche dans les vestiaires j’avais décidé de te foutre à poil et d’en profiter ? C’est ce que tu veux entendre ? Oui j’assume, ta un corps de rêve et j’ai jamais su résister à ça.

Qu’est ce qu’elle veut me faire dire, que je suis un pervers ? Elle l’a dit avant, alors quoi … Elle veut que j’assume, mais je ne sais pas ce qu’elle attend de moi. De mon côté je voulais qu’elle arrête de raconter n’importe quoi sur moi à tout le monde, mais elle ne se rend même pas compte du mal qu’elle a pu me faire sans le savoir.

"Tu sais, c'est pas parce que t'as des prises de conscience pour je ne sais quelle raison, que ça fait de toi quelqu'un de bien, ou que ça te libérera."

- Je suis un gros enfoiré, c’est toi qui l’as dit, alors pourquoi je voudrais être quelqu’un de bien ? C’est pas comme si j’avais encore quelque chose à prouver.

Si Mélody ne veut plus me voir, je n’ai rien à prouver à personne d’autre. J’ai beau faire tous les efforts du monde et ça n’est jamais suffisant, alors à un moment j’en ai marre de prendre sur moi. Le nez de la brune continuait à pisser le sang, et j’attrape un essuie tout pour venir compresser moi-même.

"Alors clairement, tu me retouche, c'est fini, c'est clair? Si j'veux inonder les chiottes de mon sang je le ferais. Maintenant, arrête ta comédie à deux balles et fous moi la paix."

- Putain mais c’est quoi ton problème !

"Pour info, la porte m'est pas atterrie toute seule dans la gueule, c'est toi qui me l'a lancé, au cas ou il faudrait ENCORE te répéter que nan t'es pas blanc comme neige, et mon cancer et moi, on t'emmerde."

- La porte, t’étais derrière quand je l’ai ouverte … c’est un aaa … ccciiii …. Dddeeeennnt !!!

"J'ai jamais reproché ma maladie à personne, alors viens pas me caler ça dans les dents."

Elle m’avait giflé, mais une gifle tellement forte qu’elle a dû se faire mal à la main. Nan mais elle est sérieuse ? Je la blesse, elle me le reproche, j’essaie de panser la blessure, elle me le reproche, elle ne sait pas ce qu’elle veut, mais c’est la lourde croix du sexe féminin, c’est pour ça que je n’ai jamais de relation durable avec les filles.

"J'en ai rien à cirer qu'on se préoccupe de ma vie misérable comme tu dis. Mais j'ai une famille, et si, crois moi, j'ia bien vu ces conneries de photos, on me reconnait bien. Et j'aimerais volontiers aller chier, mais monsieur l'ex quaterback superstar en pleine crise de conscience et de remords m'en empêche."

On avait un problème différent sur les photos, mais c’est l’abcès qu’il fallait exploser. Je me rends compte qu’elle est plus pudique que ce qu’elle laisse paraitre. De mon côté que tout le monde me voit nu je m’en fou, limite ça me rend fier, on a des corps tellement bien taillé qu’on ne devrait pas en avoir honte.

"Va pas croire que parce que je suis malade comme il faut, ma vie est misérable. Et j'ai une grande famille, beaucoup de frères, on sait toi comme moi que s'ils tombent dessus, ils me reconnaitraient. J'aime ma vie, mais je veux rester digne, MOI! Au contraire... Malgré le reste.. ma vie je la vie comme je l'entends, et elle est pleine de rebondissements, de sourires, de joie, d'adrénaline. J'en profite un maximum, sans me mentir à moi même. Commence par essayer ça, avant de venir me faire chier..."

- Dis que ma vie est chiante à mourir ?

Putain, elle se permet de juger ma vie, d’accord j’ai un peu jugé la sienne, mais on en était plus là. Quand on a baisé tous les deux, on se posait moins de question. Je me rapproche d’elle et la plaque au mur avec mon bras appuyé contre son torse, sans me rendre compte que j’étais en train de presser si fort contre elle. Je lui parle de Mélody et je sens mes nerfs qui lâchent.

"Réaliser que t'as merdé ça enlèvera pas toutes ces conneries que t'as faite.." "Faut pas chercher, si y a autant de bruits sur toi, c'est pas venu tout seul hein... C'est toi qui a provoqué tout ça, et agir comme tu le fais maintenant, c'est loin de servir à ta cause t'en es le seul responsable, arrête d'accuser tout le monde, remet toi en question fais quelque chose car... Tu m'écrase!"

Ses ongles dans ma peau lacèrent mon bras et dans un sens c’est comme une libération de ressentir la douleur qu’elle m’inflige. Mon bras continue de la presser contre le mur, je voulais juste qu’elle m’écoute. Une nouvelle fois, elle m’explique que si tout le monde me déteste je l’ai bien cherché, j’allais rétorquer quand je sens la brune perdre conscience dans mes bras.

- Hé, tu déconnes là ?

Quand j’essaie de me reculer pour lui laisser de l’air, elle flanche, comme si ses jambes ne la portaient plus. Elle va pas me rejouer le coup de la cancéreuse malade ? Je m’avance pour la maintenir au mur et ne pas la laisser tomber au sol. A ce moment-là j’entends du grabuge dehors, des discutions qui devaient me concerner.

« Oui, c’est dans les toilettes, ce garçon qui est entré sans permission, il doit toujours être à l’intérieur »

On parle de moi dehors, enfin je crois. Sans réfléchir je passe un bras de la fille autour de mon épaule, et puis je tire jusqu’à la mettre en position et la porter sur mon dos comme un sac de pomme de terre. Je me dirige vers la fenêtre que j’ouvre en grand pour la franchir en prenant le corps de la demoiselle avec moi.

Je ne sais pas où je vais, mais ailleurs, ça risquera moins pour moi. Sorti du bâtiment on déboule sur un petit square à l’extérieur où se baladent les patients de l’hôpital. J’avance plus loin pour trouver un coin sans trop de monde, et surtout qu’on ne me repère pas depuis la fenêtre des toilettes. Je pense qu’on sera bien ici.

Sans rester sur le sentier où tout le monde passe, je vais plus loin, dans l’herbe et m’engage jusqu’à un arbre au milieu de la pelouse où je dépose le corps de la miss, allongée dans l’herbe. J’imaginais qu’on pourrait discuter plus calmement, mais pour l’instant elle avait l’air bien plongé dans son rôle de la belle au bois dormant.

De toute façon elle dort, alors quoi ? Je ne peux rien faire pour le moment, je la laisse au pied de l’arbre et fait un allez et retour dans le hall de l’hôpital pour récupérer deux canettes de coca au distributeur. Ça m’a donné soif cette histoire, alors rapidement je me jette sur ma canette de coca en retournant vers Marley.

Elle était toujours là, allongée, elle semble paisible comme ça. Avec la deuxième canette encore fermée, je la passe sur ma joue encore rouge de la gifle qu’elle m’avait donné. Je dois dire que ça me fait du bien, je soupire tellement c’est bon, et puis ça me donne une idée. Je m’approche de Marley en m’asseyant accroupi près d’elle, et je soulève son haut pour venir glisser la canette de coca glacée sur son ventre en imaginant que ça devrait la réveiller.
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MessageSujet: Re: Au mauvais endroit, au mauvais moment   Ven 18 Sep - 20:15

Puisque visiblement Johnny attendait à ce que nous nous expliquions, et bien soit, ces désirs étaient des ordres, et je ne me privais pas de lui dire tout, tout ce que je pensais de lui, de sa façon de me traiter ce week end hors du commun que nous avions passé tous les deux, et hors du commun, ça n'était pas que dans le bon sens bien sur... Je le voyais déglutir, comme si tout cela le rendait malade. Moi, je me demandais pourquoi il avait soudainement cette prise de conscience si tardive qui lui arrivait. Quel en était le déclencheur? Et est ce que je voulais vraiment le savoir? Oui il me faisait pitié, mais il était mauvais, je l'avais senti dès le départ, car je n'étais pas du genre à haïr les gens sans raisons, pour moi c'était une perte de temps et d'énergie.

- Tu aurais voulu quoi, que je te laisse te démerder toute seule, nue en sortant des vestiaires de l’équipe de foot ? Que je te laisse à moitié morte sur ton lit d’hôpital quand tu t’es fait renversée ? Je suis peut être un pervers, mais j’ai jamais forcé personne contre son gré.

"J'aurais voulu... j'aurais voulu que, ce soir là, quand vous avez fini votre entraînement, tu ne rentres jamais dans cette cabine, tu n'en pousse jamais la porte, en m'affirmant qu'il vaudrait mieux que je me déshabille devant toi plutôt que devant toute l'équipe. Ou que tu te taise et te barre tout simplement, ça aurait été un bon geste dès le départ. La, je t'aurais pas détesté toi et ton équipe. Mon lit d'hôpital m'a vu moitié morte plus d'une fois et encore récemment et sans pour autant du monde à mon chevet. Johnny y a un truc qu'il faut que tu sache. Si je suis amenée à mourir, je préfère le faire seule qu'en compagnie de quelqu'un que je hais et qui ne m'apprécie pas plus que ça, sinon ça s'appelle de l'hypocrisie."

Il semblait bugé sur le fait qu'il ne forçait personne et ça avait l'air de le travailler. Je le fixais, yeux froncés. Il m'agaçait, m'énervait, mais pire que tout, il me faisait pitié. Je savais qu'il n'appréciait pas, mais moi non plus, car j'avais la sensation que c'était ma faiblesse. Avoir pitié de lui alors qu'il ne le méritait même pas ça.

- Tu veux que j’assume ?

Je ne céderais rien, j'étais déterminée à lui montrer que non, je n'avais pas peur de lui, oui, il me répugnait, son attitude, quand je repensais à cette soirée, à ce week end, je me dégoutais puis passais mon dégout sur lui et le haissais plus encore. Décidément, il enchaînait...

- Te dire que tu me plais ? Que j’ai aimé te baiser comme une bête ? Que depuis le début sous la douche dans les vestiaires j’avais décidé de te foutre à poil et d’en profiter ? C’est ce que tu veux entendre ? Oui j’assume, ta un corps de rêve et j’ai jamais su résister à ça.

Je le fixais intensément, et un sourire se dessina sur mes lèvres.

"Beh voilà, tu vois c'est pas compliqué.."

Je n'aimais pas particulièrement les mots crus qu'il employait, mais je ne perdrais pas mon temps à le lui dire, de toute façon, ça changerait quoi? Rien. Alors... je laissais couler, une fois de plus. Quand au sujet de mon corps de rêve, il avait du zapper le côté entailler et piquer de partout à cause de sa maladie, mais ça non plus, je ne le relèverais pas... Je lui affirmais alors que ça n'était pas sa prise de conscience qui ferait de lui quelqu'un de bien et sa réponse me surprit un peu.

- Je suis un gros enfoiré, c’est toi qui l’as dit, alors pourquoi je voudrais être quelqu’un de bien ? C’est pas comme si j’avais encore quelque chose à prouver.

"Exactement!" répondis-je, sur le même ton agressif que le sien.

Brusquement, Johnny attrapa un essuie tout et me le cala sur le visage en me pinçant le nez, ce qui fut très douloureux. Je le giflais et le menaçais, lui promettant que s'il me retouchait, ça n'irait pas pour lui.

- Putain mais c’est quoi ton problème !

"C'est toi mon problème! Toi !! Tu sais pas faire sans blesser, physiquement ou moralement, tu laisses des séquelles partout ou tu passes, tout le temps!! "

Le ton remontait, et je me sentais un peu mal, mais je pouvais encore le gérer. Je lui apprenais, car a priori il avait la mémoire d'un poisson rouge, pourquoi je saignais, et que je ne rep^rochais à personne ma maladie. Je créais tant qu'assez de remords et de regrets chez mon père qui avait insisté pour m'avoir.

- La porte, t’étais derrière quand je l’ai ouverte … c’est un aaa … ccciiii …. Dddeeeennnt !!!

"Mais tu me prend pour une demeuré en plus????" Je m'égosillais. J'eu envie de le gifler une fois de plus, mais je préférais appuyer sur mon nez, plus doucement que lui, afin de stopper ce nez en sang.

- Dis que ma vie est chiante à mourir ?

Me dit-il après que je lui ai expliqué combien j'aimais ma vie, combien je la vivais à deux cent pour cent puisque je savais qu'elle m'était comptée. Oui, ma vie était triste mais j'en faisais quelque chose de magique, un manège qui ne s'arrêtait jamais. J'haussais un sourcil. Puis répondit, cassante,

"Chiante à mourir, j'en sais rien, mais triste et pathétique surement. T'as tellement de moyens et regarde à quoi tu les emploie. Un fils de bourge qui est un vrai petit con qui se croit tout permis, franchement, tu trouve pas ça... tellement cliché..."

Je le sentais devenir plus tendu, plus nerveux, et surtout, sa main sur mon torse commençait à me compresser beaucoup trop. Je parvenais à lui dire tout le fond de ma pensée et pourquoi tout le monde le détestait et le haissait tout en écrasant mes ongles dans sa peau, ce qui eut l'air de lui faire mal mais du bien à la fois. J'essayais de l'alerter sur la pression qu'il me mettait, mais, ne retirant pas sa main qu'il enfonçait, je finis par défaillir. Je ne sentis rien, tombée dans les vapeurs, j'y étais habituée depuis tellement de temps, mais j'aurais été prête à pârier que c'était à cause de ce machin que j'avais accepté de porter pour Aiden.

Je me réveillais je ne su combien de temps plus tard, une nausée assez forte en moi. Du froid sur le ventre, je regardais autour pour découvrir le parc de l'hôpital. Je baissais le nez, et voyais Johnny avec une canette dans la main et une qu'il avait posé sur mon ventre.

"Il s'est passé quoi là?"

Je me reculais,

"Pourquoi on est là?"

Puis me sentant mal, je rajoutais,

"Attend, je.." Je me tournais sur le côté et vomissais. Le truc dans mon ventre? Ou le crabe?

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MessageSujet: Re: Au mauvais endroit, au mauvais moment   Sam 19 Sep - 15:30

Je voulais comprendre, comment elle en était arrivé à raconter sur moi que je l'ai forcé alors qu'elle n'a jamais été sous la contrainte. Le ton monte et chacun de notre côté on laisse allé ce qu'on a sur le corps, ce qu'on garde depuis cette nuit là où je l'ai remmenée au lycée sans qu'on prenne le temps d'en parler.

De toute façon, cette nuit, elle était totalement hors d'elle, ça n'étais même pas envisageable de discuter. Aujourd'hui, même si le ton monte, qu'elle me gifle et me lance un regard de tueur, j'ai l'impression d'avancer et de lui faire comprendre ce que je ressens. Elle m'explique à son tour que quoi que je fasse, jamais je ne changerais ce qui a été fait.

Là dessus, elle me demande d'assumer, me certifiant que c'est ça qui me ferait avancer, qu'on ne pouvait pas faire comme si je n'avais rien à me reprocher. Je crois que je sais ce qu'elle attend de moi aujourd'hui, et je lui laisse entendre ce que je sais que je suis. Un garçon attiré par le corps des jolies femmes, même si c'est ça que les autres appellent un pervers.

Quand j'étais avec Marley ce jour là, j'avais autant envie d'elle que l'envie de la protéger, je ressentais le besoin de la préserver et je refuse de me dire que c'était pour profiter d'elle. Je sais au fond de moi que je suis capable de faire des choses désintéressés, jamais je n'ai levé la main sur une fille où laisser quelqu'un d'autre le faire, mais quand j'essaie de compresser le nez de Marley pour effacer la blessure accidentelle que j'ai causé, elle me crie encore dessus.

"C'est toi mon problème! Toi !! Tu sais pas faire sans blesser, physiquement ou moralement, tu laisses des séquelles partout ou tu passes, tout le temps!! "

Je me reculais un tout petit peu pour la regarder avec des yeux rond. Même si je me reconnais des tords, là elle exagère, cette porte ça ne lui était pas destiné, c'est le mur qui aurait dû avoir une belle marque. Je me défend en expliquant que c'était juste un accident en accentuant chacune des syllabes que je prononce.

"Mais tu me prend pour une demeuré en plus????"

- Tu crois que je t'aurais envoyé volontairement la porte dans le nez ? Si je voulais te frapper je m'y prendrais autrement. Et puis je n'ai jamais frappé une fille, même si tu as peine à le croire, j'ai certains principes.


Si ça avait été Logan je crois que je l'aurai aidé à se relever pour le savater une fois debout, je n'ai pas non plus spécialement l'habitude de frapper dans le dos ou au sol. Je suis peut être un con, un enfoiré, un pervers, tout ce qu'on veut dire de moi, mais pas un lâche. Pour finir, je m'avance plus près de la brune et je presse mon bras contre son torse sans remarqué que je lui faisais mal, je voulais lui faire comprendre que j'étais tellement mal.

"Chiante à mourir, j'en sais rien, mais triste et pathétique surement. T'as tellement de moyens et regarde à quoi tu les emploie. Un fils de bourge qui est un vrai petit con qui se croit tout permis, franchement, tu trouve pas ça... tellement cliché..."

Elle explique qu'elle vis sa vie comme elle l'entend, qu'elle fait ce dont elle rêve et qu'elle ne se prive de rien, j'ai l'impression qu'elle fait une corrélation avec ma vie à moi. Est ce qu'elle est jalouse du fait que j'ai de l'argent, que je peux avoir tout ce que je veux, que je suis en bonne santé ? Mais je n'ai pas demandé à naître comme ça.

- Je suis désolé que t'aie un cancer, désolé que je sois riche, désolé que des gens meurent chaque jour, que la famine existe. Mais parce que je ne souffre pas, que j'ai de l'argent alors je devrais m'en vouloir d'être né plus chanceux que le voisin ?

C'est là qu'elle veut en venir, du moins je le crois. J'aurais voulu qu'elle réponde quand je lui explique que même Mélody ne veut plus de moi, quoi que je fasse. Mais j'avais beau parlé, plus rien, la brune avait sombré. Elle est tombée inconsciente dans mes bras sans que je puisse rien faire d'autre que de la récupérer contre moi.

On ne pouvait pas rester là, quand j'entends du bruit de l'autre côté, je me dépêche de sortir par la fenêtre en emportant la cancéreuse avec moi. Je l'emmène plus loin, dans le parc de l'hôpital, sous un grand arbre où je l'allonge. Je reste près d'elle un moment après être allé me chercher à boire, et jouer avec la fraîcheur de la canette sur le ventre de Marley en pensant la réveiller.

"Il s'est passé quoi là?"

Elle se réveille doucement, je la regarde ouvrir les yeux timidement. Elle cherche du regard, détaillant l'endroit où on se trouve, je la laisse revenir à elle petit à petit en la regardant revenir à elle. J'ai déjà vécu ça, mais la dernière fois, elle ne se souvenait même pas de moi où de ce qui venait de se passer.

"Pourquoi on est là?"

- Tu déconnes, pas encore ?

Pourquoi elle pose des questions comme si elle avait à nouveau perdu la mémoire. Personne ne la renversé cette fois ci, je ne sais même pas ce qui c'était passé, pourquoi elle s'était évanouie comme ça l'air de rien ? Je la regarde avec des gros yeux quand elle se tourne sur le côté pour me faire part de son petit déjeuner.

"Attend, je.."

Heureusement qu'on était dans l'herbe, c'était pas très ragoutant. Je ne me rend même pas compte à quel point elle est malade, comment son corps peut supporter de perdre connaissance et de renvoyer des substances organiques comme elle le fait sans arrêt. J'attends qu'elle est terminée son œuvre avant de la commenter.

- T'en avais des intrus dans le ventre dis moi, c'est bon t'a tout sorti ou faut que je commence à creuser un trou pour tout enterrer ?

Surtout si elle avait fini, on allait se casser plus loin, parce que bonjour l'odeur. Mais avant de nous en aller, une question me taraudait l'esprit. Est ce qu'elle se souvient de moi ? Je me lève et lui tend la main comme pour lui indiquer que je voulais l'aider à se relever. Il faut qu'elle en profite, je ne tend pas la main à tout le monde.

- Tu te souviens de moi ou … ? Parce que tu as jeté le joli carnet souvenir que je t'avais fait aux ordures. C'est pas très gentil d'ailleurs … tu sais que j'ai du payer un éboueur pour le récupérer ?
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MessageSujet: Re: Au mauvais endroit, au mauvais moment   Mar 22 Sep - 12:07


J'ignorais pourquoi, mais quand Johnny se défendait, me renvoyait à la figure qu'il n'était pas responsable de mon cancer, ni qu'il devrait s'en excuser, je commençais à entendre flou. Non, mais il hallucinait, c'était moi la malade ou lui? Je voulu lui conseiller de s'acheter un cerveau ou un décrypteur, car jamais je n'avais tenu de tels propos, mais l'étourdissement me pris bien avant encore. J'ignorais combien de temps je restais étendue, dans l'herbe, mais il me sembla que ce fut le petit courant de dehors qui me ramena à moi. A moins que çàa ne fut cette fraicheur humide sur mon abdomen, qui me percuta?! Je n'en savais finalement rien du tout. Mais quand je rouvris les yeux, je demandais à Johnny ce que nous faisions ici, alors que je m'étais écroulée dans l'hôpital.

- Tu déconnes, pas encore ?

Je le dévisageais, soucrils froncés, pourquoi il me disait pas encore? Là, c'était moi qui avait du rater un épisode. Avant que je ne puisse lui répondre, je fronçais les sourcils, dégouté, et rampait à quatre pattes pour m'éloigner de lui, avant de tout vomir. Une fois fait, je me rasseyais, écoeurée, alors que Johnny reprenait, ne me laissant pas une minute de répit. Je m'essuyais la bouche, et un peu le front aussi, qui avait transpiré.

- T'en avais des intrus dans le ventre dis moi, c'est bon t'a tout sorti ou faut que je commence à creuser un trou pour tout enterrer ?

Je secouais le visage, s'il savait combien il avait raison. J'haussais les sourcils,

"J'aimerais tellement que tout soit sorti!" Non; je n'en voulais toujours pas de ce bébé, et si je le portais, si j'acceptais tout ce que ça incluait, c'était uniquement pour Aiden. Voila pourquoi j'avias toujours refusé de tomber amoureuse. Car ça nous fait faire des conneries aussi grosses que le monde que l'on peut regretter après. Moi, je regrettais déjà.

Bien sur, il ne comprendrait pas de quoi je voulais parler, mais il me questionna, et je compris alors pourquoi il s'était esclaffé un peu plus tôt.

- Tu te souviens de moi ou … ? Parce que tu as jeté le joli carnet souvenir que je t'avais fait aux ordures. C'est pas très gentil d'ailleurs … tu sais que j'ai du payer un éboueur pour le récupérer ?

"Si seulement je pouvais t'oublier définitivement, mais vois tu, Johnny... t'es comme les poux... difficilement délogeables...." Je souriais, puis ajoutais "Au fait, j'ai pas pu répondre tout à l'heure car j'étais pas très très bien sur le coup" je haussais les épaules, pour que nous puissions passer à autre chose, puis levais un doigt vers lui, "Je t'ai jamais dit que tu devais t'en vouloir d'être né riche ou quoi! Ca je m'en tape! Par contre, plutôt que d'être un idiot qui se serre des filles à longueur de journées en se foutant de leur gueule par la suite, tu ferais mieux de devcenir quelqu'un de meilleur, si tu veux être traité comme tel!"

Je levais les yeux au ciel,

"Pour le carnet, fallait pas te donner cette peine, j'en veux pas! J'ai aucune envie de garder quoique ce soit de toi crois moi. J'ai déjà un souvenir sur mon nez au pire!"

Je posais une main au sol pour me donner de l'élan, et me relevais. La tête me tournant un peu, je mis quelques secondes afin de bien me situer. Quand ce fut fait, j'évitais de le regarder, je rajoutais,

"Toutes les conneries qui courent sur ta tronche JOhnny." Je parlais plus calmement, "Pourquoi ça te surprend?? Mince, t'arrive pas à te dire que tu l'as cherché?? SI ton ex veut plus te voir, je suis désolée pour toi, car à priori ça te touche, mais c'est pas surprenant non plus.." Je secouais le visage d'un air grave, c'était ça le déclencheur. "Arrête de reprocher tout aux autres et reconnais au moins tes conneries. T'as pas vu le blog d'April?? On te voit, en photo, avec deux filles, et c'était juste avant les vacances... y a pas que des conneries qui courent sur toi.. y a aussi des preuves!"

Tout le monde connaissait April. Dès qu'elle avait atteint son objectif, elle en montrait la preuve aux autres.

"Faut que je retourne à l'hôpital, j'ai des examens à faire.. fais chier tiens!" Et cette fois, pour une autre sorte de crabe, dont je ne voulais pas plus, sans doute par égoisme.


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MessageSujet: Re: Au mauvais endroit, au mauvais moment   Mer 23 Sep - 12:15

On était sorti les deux des toilettes, enfin moi avec la brune sur mon épaule jusqu’à cet arbre au fond du parc où je l’avais conduite. Quand elle émerge tout doucement, je la regarde retrouver ses esprits, un peu penaude. Le temps d’un instant, elle se tourne pour régurgiter son repas et me faire profiter des odeurs.

"J'aimerais tellement que tout soit sorti!"

Elle semble mal en point, encore plus que d’habitude, quand elle se relève, je la vois avec un visage un peu dépité. Je ne comprends pas vraiment pourquoi elle me dit qu’elle a encore du reste à l’intérieur qu’elle aurait aimé sortir, mais si je peux aider, j’ai des plans, j’ai connu quelques pompom girls anorexiques.

- Si tu veux, avec les doigts dans la gorge, si tu enfonces assez profond, ça marche pas mal, par contre t’es pas obligée de faire ça devant moi.

Pourtant je n’imagine pas Marley dans le genre qui se fait vomir, elle est plutôt le style de fou qui s’en fiche de ce qu’on pense d’elle. Enfin je le croyais, mais ça l’a affecté plus que je l’aurais imaginé ses histoires de photo de nous deux dans des magazines salace. Pourtant si sa famille le découvre, c’est qu’eux aussi ont des lectures un peu osées.

"Si seulement je pouvais t'oublier définitivement, mais vois tu, Johnny... t'es comme les poux... difficilement délogeables...."

Pendant un instant, je l’observais pour savoir si elle avait une nouvelle fois oublié ce qui s’était passé, mais à sa réponse j’en déduis qu’elle se souvient. C’est toujours assez étrange cette façon dont elle a de perdre connaissance, de ne pas du tout être maitresse de son corps, je pense que j’aurais du mal à vivre comme ça.

"Au fait, j'ai pas pu répondre tout à l'heure car j'étais pas très très bien sur le coup"

- Je veux bien, ça t’évitera de me comparer à un pou.

"Je t'ai jamais dit que tu devais t'en vouloir d'être né riche ou quoi! Ca je m'en tape! Par contre, plutôt que d'être un idiot qui se serre des filles à longueur de journées en se foutant de leur gueule par la suite, tu ferais mieux de devcenir quelqu'un de meilleur, si tu veux être traité comme tel!"

Je ne savais pas de quoi elle voulait parler, de quelle réponse, avant qu’elle ne s’exprime pour revenir sur le fait de mes origines plus aisées que celles des autres. Je la dévisage et fronce un peu les sourcils quand elle dit que je devrais devenir quelqu’un de meilleur. Si seulement je savais comment on fait pour ça, je serai déjà quelqu’un d’autre.

- Et tu voudrais que je fasse quoi pour être quelqu’un de meilleur ? Que j’aide les petites vieilles à traverser la rue, que j’aille servir des repas pour les sans-abris qui ont faim ?

Il y a ce qu’on peut faire pour changer les choses, ce qu’on fait, et ce pourquoi on le fait. Je sais par expérience que l’argent n’achète pas tout, même si ça aide quand même à se procurer pas mal de chose. Jamais je ne pourrai acheter Mélody, je pourrais acheter des tas d’autres filles, mais la seule que je veux elle s’en balance.

- Mon père fait des dons tous les ans dans ses associations caritatives … Il a l’impression de faire une bonne action et ça l’aide à payer moins d’impôts. Mais est-ce que ça fait de lui quelqu’un de meilleur pour autant ?

Je n’ai même pas envie d’être meilleur, je voudrais juste être quelqu’un que Mélody pourrait regarder avec des yeux différents. En arrêtant le football, j’imaginais que ça enlèverait une certaine distance entre elle est moi, mais ça n’a rien changé, ça a juste mis de la distance avec les autres joueurs de l’équipe, que je ne regrette pas.

"Pour le carnet, fallait pas te donner cette peine, j'en veux pas! J'ai aucune envie de garder quoique ce soit de toi crois moi. J'ai déjà un souvenir sur mon nez au pire!"


Quand je l’avais raccompagnée jusqu’au campus, je lui avais laissé ce carnet souvenir de nous deux qu’elle a jeté aux ordures. Je l’avais fait récupérer, je les même nettoyé, séché, à croire que de mon côté j’avais besoin de le garder, besoin de me souvenir. Marley se relève un peu maladroitement jusqu’à trouver un certain équilibre sur ses jambes.

"Toutes les conneries qui courent sur ta tronche JOhnny."


Elle ne me regardait pas, mais elle prenait la parole sur un ton un peu moins sévère. Quand elle me parle de ce qu’on raconte sur moi, je l’écoute un peu plus attentivement. Est-ce qu’elle veut s’excuser, qu’est ce qu’elle a envie de me dire ? Je me relève à mon tour et prend également une position debout quand elle continue.

"Pourquoi ça te surprend?? Mince, t'arrive pas à te dire que tu l'as cherché?? SI ton ex veut plus te voir, je suis désolée pour toi, car à priori ça te touche, mais c'est pas surprenant non plus.."

- De quoi tu parles ? Je sais que je suis pas un ange, mais jamais je ferais de mal à Mélody.


"Arrête de reprocher tout aux autres et reconnais au moins tes conneries. T'as pas vu le blog d'April?? On te voit, en photo, avec deux filles, et c'était juste avant les vacances... y a pas que des conneries qui courent sur toi.. y a aussi des preuves!"

Marley me parle d’April et me renvoie dans les dents ce que j’ai fait avec elle et sa copine avant les vacances. Pourtant j’ai essayé de résister, mais April est du genre fille très persuasive, pour vrai si j’étais une fille comme Riley, je pourrais porter plainte pour viol tellement elle m’a chauffé et insister pour que je lui fasse l’amour.

- April ? Elle a un blog … je savais pas non.

Bien sûr, ça aurait été trop lui demandé que de garder tout pour elle. Je lui avais dit qu’il ne faudrait pas en parler, mais coucher avec le quarterback je lui concède il y a de quoi en être fière. Mais ça n’a rien à voir avec Mélody, elle avait dit qu’elle ne voulait plus me voir, alors pourquoi je devrais me serrer la ceinture ?

- J’assume parfaitement … Tu as dit toi-même qu’il ne fallait pas avoir honte de ce qu’on fait. Toi … April, Skylah, Kerstin, Nina, une bonne moitié des pompoms girls, si tu veux que je te dresse une liste de mes partenaires elle serait grande. Mais c’est Mélody qui a dit qu’elle ne voulait plus me voir, alors pourquoi je devrais me retenir en l’attendant sagement ?

Je voulais qu’elle revienne, parce que sans elle plus rien n’avait de sens, mais le seul moyen que j’avais trouvé pour oublier Mélody, au moins le temps d’une nuit, c’était de la passer avec quelqu’un d’autre. Mais ça, Marley ne pourrait surement pas le comprendre. Je serre le poing, bouillonnant de l’intérieur.

- En plus on raconte qu’elle aurait rencontré quelqu’un cet été … Je lui en veux même pas à elle, mais je te jure si je tombe sur ce mec, je sais encore pas qui c'est mais si je le trouve je lui défonce la gueule.

Pourquoi je raconte ça à Marley, elle s’en fou de ma vie, de toute façon tout le monde s’en fou, mais tout le monde s’occupe quand même de lire le blog de gossip, de April, de Fleur et à me critiquer dans mon dos. Finalement, ma voisine cancéreuse décide de reprendre la direction de l’hôpital et je la suis.

"Faut que je retourne à l'hôpital, j'ai des examens à faire.. fais chier tiens!"

- Je viens avec toi, au moins le temps de me faire pardonner et d’aller te racheter un nouveau portable.

Il fallait que je trouve un moyen d’effacer toutes les mauvaises actions que j’ai pu faire, alors autant commencer tout de suite. Si je demande pardon à Marley, à Riley, à toutes celles que j’ai pu blesser, est ce que Mélody me pardonnera elle aussi ? De toute façon j’étais décidé à faire un pas vers Marley pour voir ce que ça donne avant d’aller plus loin.

- Cherche pas, toute façon je suis un pou, c’est toi qui l’a dit, alors je te colle aux cheveux. Le seul moyen de me virer ça serait de faire des rayons et de devenir chauve. C’est pas ça d’ailleurs pour les cancéreuses, pourquoi toi t’a encore ta belle chevelure ? C’est un caprice de cancéreuse sexy ?
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MessageSujet: Re: Au mauvais endroit, au mauvais moment   Mar 29 Sep - 22:03

Oh que non, il y avait un gros truc encore à sortir, mais le jour ou il le ferait, je crois que je m'en rappelerais bien plus qu'une simple dégueulade nauséabonde. Ce geste écoeurant c'était devenu presque routinier... alors maintenant, combiné à mon traitement pour cette greffe et à ce truc qui grandissait en moi, je vous expliquais pas le carnage. je perdais du poids, n'en prenais plus, et avais bien des difficultés à garder mon énergie intacte. C'était d'ailleurs, une raison de plus qui me mettais en rogne. La rentrée était toute proche, et je ne comptais pas perdre une année de plus - encore... J'affirmais à Johnny qu'il en restait, et il se cru intelligent d eme donner des conseils, qui me hérissèrent les poils,

- Si tu veux, avec les doigts dans la gorge, si tu enfonces assez profond, ça marche pas mal, par contre t’es pas obligée de faire ça devant moi.

Je levais les yeux au ciel, et soufflais, ironique,

"Je t'imaginais pas en mec boulimique, mais bon, ça tient la route... Nan merci, j'ai pas besoin de mettre les doigts pour gerber, et je trouve ça ridicule d'ailleurs."

Le garçon me regardait, et j'appréciais secrètement de ne trouver ni inquiétude ni pitié dans ses yeux. J'avais la sensation d'être une fille de plus qu'il s'était envoyé, rien d'autre. Et mis à part le coup des photos, ça me convenais très bien. J'haussais un sourcil, et avançais légèrement le visage en avant, pour l'inciter à me dire ce qui le titillais. Je compris qu'il avait eu peur que j'oublie tout une nouvelle fois. Pitié, non! Je reprenais alors, lui affirmant que je n'avais pas vraiment pu terminer mes arguments avant de tomber une fois de plus dans les pommes.

- Je veux bien, ça t’évitera de me comparer à un pou.

"C'est pas sur, mais je te le concède..." je fis une pause, et alignais un large sourire "c'est assez vexant pour le pou!" Je retins un rire, et continuais. Il comprenait tout de travers. Comme si je lui reprochais d'être né riche, ou même que je lui reprochais que moi, j'étais née malade. J'avais compris depuis longtemps la fatalité des choses. On ne contrôle pas tout. Voir rien d'ailleurs... Il fronça les sourcils quand j'évoquai le fait qu'il aurait pu se servir de ses moyens pour être quelqu'un de meilleur. Comme si c'était invraisemblable.

- Et tu voudrais que je fasse quoi pour être quelqu’un de meilleur ? Que j’aide les petites vieilles à traverser la rue, que j’aille servir des repas pour les sans-abris qui ont faim ?

"Être meilleur, c'est pas seulement basé sur ce qu'on fait. Si c'est le cas, je suis aussi nulle que toi. Mais c'est comment on envisage la vie, les autres..."
oui, ça faisait très secte ce que je disais, et ça m'amusais d'un côté. "J'veux dire, moi non plus je fais pas traverser les mémés, mais si tu passesà côté d'un sdf, même sans lui servir un repas, qu'est ce qui t'empêche de lui filer un sandwich? tu vois ce que je veux dire?" J'avais la sensation qu'essayer d'expliquer ce genre de choses à Johnny c'était comme apprendre la conduite à un aveugle...

La conversation virait sur autre chose que cette haine que je ressentais pour lui, d'ailleurs c'était étrange...

- Mon père fait des dons tous les ans dans ses associations caritatives … Il a l’impression de faire une bonne action et ça l’aide à payer moins d’impôts. Mais est-ce que ça fait de lui quelqu’un de meilleur pour autant ?

Je l'observais, tête en avant, décalée de l'endroit ou je venais de rejeter mon maigre repas, et fronçais les sourcils,

"Nan, je crois pas. Enfin, pas s'il est l'homme d'affaires que les journaux décrivent, mais après, ça... est ce qu'il a déjà pris le temps de te dire à quel point il était fier de toi, et qu'il t'aimais, ou est ce qu'il a toujours vu le digne successeur qui fera fleurir les affaires de papa?" J'attendais sa réponse et souriais, un peu tristement pour lui en fait.

Je me relevais péniblement, puis lui faisais part de mes pensées concernant les hsitoires, les bruits, les paroles qui courent plus vite que lui manifestement.

- De quoi tu parles ? Je sais que je suis pas un ange, mais jamais je ferais de mal à Mélody.

"J'ai jamais dit que t'avasi fait du mal... enfin.. physiquement j'entend à ta copine, ou ton ex. Mais t'en as forcément fait, et quelque chose de plus sinueux. Sinon, elle serait toujours avec toi, tu crois pas?"


Je lui apprenais entre autre le blog de cette fille assez connue au lycée. Il m'observait, à moitié médusé, alors que moi, finalement, cette fille, lui ce blog, je m'en moquais, tout ce qui m'avait touché, c'était les photos que j'avais été forcé de faire.

- J’assume parfaitement … Tu as dit toi-même qu’il ne fallait pas avoir honte de ce qu’on fait. Toi … April, Skylah, Kerstin, Nina, une bonne moitié des pompoms girls, si tu veux que je te dresse une liste de mes partenaires elle serait grande. Mais c’est Mélody qui a dit qu’elle ne voulait plus me voir, alors pourquoi je devrais me retenir en l’attendant sagement ?

"Wowowo, attend, arrête de te faire passer pour la victime Johnny, commence par ça. Moi après votre histoire, je la connais pas, elle ne regarde que vous d'ailleurs. Mais fais croire à personne que tu t'éclate avec des partenaires depuis que t'es seul, car même avec elle c'était le cas il me semble, non? Bref, si elle a dit qu'elle voulait plus te voir, passe à autre chose"

Je secouais le visage, il était pas croyable, lui vraiment...

- En plus on raconte qu’elle aurait rencontré quelqu’un cet été … Je lui en veux même pas à elle, mais je te jure si je tombe sur ce mec, je sais encore pas qui c'est mais si je le trouve je lui défonce la gueule.

"Bah, voilà ... voilà pourquoi tu seras jamasi quelqu'un de meilleur. Parce que ce pauvre mec il aura rien demandé et que toi t'auras pas eu ce que tu voulais... laisse la être heureuse, et si c'est sans toi, beh.. ça sera dur, mais faudra l'accepter."

Je décidais de me remettre en marche vers le service d'obstétrique, qui changerait de celui d'oncologie. Pensant qu'il resterait sur le carreau, il n'en fut rien, et Johnny m'emboita le pas,

- Je viens avec toi, au moins le temps de me faire pardonner et d’aller te racheter un nouveau portable.

"Te faire pardonner ça... on verra pour le portable, je me débrouillerais, c'est pas utile. La prochaine fois, évite de le noyer." Je le congédiais avec toute la délicatesse dont je pouvais faire preuve. Je serrais les dents,c 'était assez bizarre en fait comme situation... les portes s'ouvrirent devant nous, les mêmes portes devant lesquelles j'avais avoué à Aiden tout ce que je ressentais, près de lui , ma maladie, mes sentiments, ma faiblesse, lui...

- Cherche pas, toute façon je suis un pou, c’est toi qui l’a dit, alors je te colle aux cheveux. Le seul moyen de me virer ça serait de faire des rayons et de devenir chauve. C’est pas ça d’ailleurs pour les cancéreuses, pourquoi toi t’a encore ta belle chevelure ? C’est un caprice de cancéreuse sexy ?

J'avais fait quelques pas, puis m'arrêtais pour lui faire face. D'un ton morne, et pas mordant, juste las, je répondais.

"Un caprice, un miracle, appelle ça comme tu voudras. Quand mes cheveux retomberont, j'espère que tu seras parti avant... Parce que franchement, je vois pas ce que t'attend de plus de cette conversation, à moins que tu n'attende quelque chose, mais...maintenant que tu m'as dit tout ce que tu voulais et.."

J'ouvrais grands les yeux, et m'approchais d'un cadre dans lequel je voyais mon reflet,

"Oh bon sang mon nez, tu m'as pas raté bordel..."


J'avisais l'heure,

"Je vais être en retard Johnny..."
Je le doublais de nouveau et avançais un peu plus rapidement, mais ne prenais pas la direction du service auquel j'avais toujours été habitué. Pourtant, je me rendais à cette prise de sang avec autant d'entjousiasme que si j'allais me faire arracher une dent.
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MessageSujet: Re: Au mauvais endroit, au mauvais moment   Mer 30 Sep - 19:41

Sorti de l’hôpital pour se retrouver dans le parc, j’observais Marley reprendre ses esprits doucement. Elle me fait partager d’une façon très glamour les restes son déjeuner qu’elle laisse entreposer sur la pelouse. J’essaie de savoir à quoi m’attendre, s’il elle compte se vider totalement ou pas, mais elle ne semble pas vouloir tout lâcher.

"Je t'imaginais pas en mec boulimique, mais bon, ça tient la route... Nan merci, j'ai pas besoin de mettre les doigts pour gerber, et je trouve ça ridicule d'ailleurs."


- Moi ce que j’en dis, c’est pour toi !

Elle m’avait fait comprendre qu’il restait encore quelque chose qu’elle aurait envie de faire sortir, mais à ce moment-là je ne comprenais plus, et ne cherchait plus à le faire. Il y arrive un moment où il faut abandonner, l’esprit féminin est trop vaste pour qu’on tente de s’y perdre. La brune veut terminer notre conversation d’avant, je l’invite à le faire sans attendre.

"C'est pas sur, mais je te le concède..."


Quand elle me compare à un pou, je sais qu’elle le fait pour m’embêter, et ça marche un peu, je n’aime pas spécialement ce genre d’allégorie. !en plus c’est laid un pou, tout l’opposé de moi, mais je dois avouer que quand elle continue à me taquiner en parlant du pou, ça me fait sourire. Elle a du cran il faut bien l’avouer, et un peu d’humour.

"c'est assez vexant pour le pou!"

- Tu sais ce qu’il te dit le pou ?

Finalement je l’écoute me parler de ce garçon aux moyens moins modeste que les autres et de ce que je pourrais faire pour changer les choses. J’ai du mal à voir où elle veut en venir, ça n’est pas parce que mon père est riche qu’on doit éponger toute la misère du monde. Je lui demande de s’expliquer un peu plus là-dessus.

"Être meilleur, c'est pas seulement basé sur ce qu'on fait. Si c'est le cas, je suis aussi nulle que toi. Mais c'est comment on envisage la vie, les autres..."

Notre conversation était en train de se transformer en débat philosophique sur la condition humaine. Je n’imaginais pas Marley comme ça, avec des idées humanitaires. Je lui demande ce que je pourrais faire selon elle pour être quelqu’un de meilleure dans sa définition du terme. J’étais curieux d’entendre sa réponse.

"J'veux dire, moi non plus je fais pas traverser les mémés, mais si tu passesà côté d'un sdf, même sans lui servir un repas, qu'est ce qui t'empêche de lui filer un sandwich? tu vois ce que je veux dire?"

- Je ne suis pas sûr que tu comptes ça pour un acte spontané de générosité, mais si un clochard me demande 2$, je préfère lui laisser un billet de 10 si j’ai que ça dans la poche que de perdre 10 minutes à lui expliquer pourquoi je n’ai pas envie de lui donner.

Vous n’avez jamais vécu cette situation ? Où on vous agresse verbalement pour vous racketter de l’argent. Si on refuse, on a besoin de se justifier en faisant semblant d’être désolé du fait qu’on a pas envie d’engraisser un homme sans travail. Alors qu’il est tellement plus simple de lui donner ce qu’il veut sans discuter, il faut juste filer avant que tous ses copains rappliquent.

Mon père faire des dons régulier à des associations pour faire baisser les impôts qu’il paie, il a un conseiller financier qui l’aide, mais c’est lui qui décide à qui donner. Dans un sens c’est un acte de bonté, même si ça n’est pas désintéressé. Je m’étonne de parler de ça avec Marley, mais étrangement elle continue à me questionner sur le sujet.

"Nan, je crois pas. Enfin, pas s'il est l'homme d'affaires que les journaux décrivent, mais après, ça... est ce qu'il a déjà pris le temps de te dire à quel point il était fier de toi, et qu'il t'aimais, ou est ce qu'il a toujours vu le digne successeur qui fera fleurir les affaires de papa?"

- Je ne vois pas ce que ça a à voir ? Et tu sais, je ne lis pas tous ces journaux qui parlent de lui. J’en ai assez avec ceux de l’école qui parlent de moi, je sais trop ce que ça fait.

Entre Gossip et les feuilles de choux qui se disent journal du lycée, on me dépeint comme un personne que je n’aime m’imaginer être. Tout le monde me voit comme ce quarterback exaspérant, et pourtant personne ne me connait assez pour pouvoir me juger. Je prends un moment pour inspirer profondément et répond quand même à l’interrogation de ma voisine.

- J’ai toujours tout fait pour qu’il soit fière de moi. Je me suis inscrit au foot parce qu’il jouait au lycée, chez les Delta parce que c’était SA confrérie. Aujourd’hui je suis des cours de finance à la fac même si dans le fond je déteste ça … Alors oui, il est fière et il me le dit assez souvent. La maison est remplie de trophée que j’ai remmené, des photos de moi, je suis le fils unique alors voilà … mais c’est pesant parfois, j’aimerais qu’il soit moins fier et me laisse vivre sans mettre autant de pression sur moi.

C’était pas banal de parler de ça avec Marley, comme si j’étais en train de parler à mon amie Hailey sur internet. Ce qui est facile avec Hailey c’est que derrière son écran j’ai l’impression qu’elle peut lire sans juger, avec Marley, je ne sais pas, c’est sorti comme ça, comme si j’avais le droit de lui parler de ma vie.

"J'ai jamais dit que t'avasi fait du mal... enfin.. physiquement j'entend à ta copine, ou ton ex. Mais t'en as forcément fait, et quelque chose de plus sinueux. Sinon, elle serait toujours avec toi, tu crois pas?"

J’étais en train de suivre une introspection, en passant de mon père à Mélody, mais peut être que j’avais besoin de ça. La brune essayait de me faire réagir sur le fait que rien n’arrive sans raison. Sauf qu’avec Mélody, c’est arrivé tellement vite et qu’elle n’a jamais voulu qu’on en parle, comme comprendre ce qui se passe dans la tête de ta copine si elle ne dit rien ?

- Laisse tomber …. Je veux dire, tu sais comment ça fonctionne mieux que moi une fille ? Alors va pas me faire croire que vous êtes totalement transparente. Je donnerais toute la fortune de mon père pour savoir ce qui s’est passé … Bien sur qu’elle me reproche un truc, mais ça serait tellement trop simple si elle m’expliquait ce qu’elle avait sur le cœur.

Marley avait changé, j’ai l’impression qu’elle n’est plus la fille impulsive et facilement influençable que j’ai connu il y a 6 mois. C’est comme si elle avait vécu d’autres choses qui lui avaient donné de quoi l’enchainer. Avant elle ne m’aurait pas reproché ma vie sexuel mouvementé, elle en faisait même partie, alors qu’aujourd’hui, c’est comme si elle me faisait la moral.

"Wowowo, attend, arrête de te faire passer pour la victime Johnny, commence par ça. Moi après votre histoire, je la connais pas, elle ne regarde que vous d'ailleurs. Mais fais croire à personne que tu t'éclate avec des partenaires depuis que t'es seul, car même avec elle c'était le cas il me semble, non? Bref, si elle a dit qu'elle voulait plus te voir, passe à autre chose"

- April est plutôt convaincante quand il s’agit de mettre ses atouts en avant. Pour les autres, clairement ça ne serait pas arrivé si Mélody voulait encore de moi. Mais j’ai beau essayé de passer à autre chose comme tu dis, j’arrive pas à l’oublier, elle hante mes pensées. Tu crois que ça m’amuse ?


J’ai comme un goût de cendre dans la bouche, plus rien n’a de saveur quand elle n’est pas là, et même les autres filles dans mon lit, c’est 10 minutes d’extase et toute une nuit à penser à elle. J’ai comme une boule dans l’estomac juste à en parler, et l’autre, ce garçon dont on parle, je ne sais pas si c’est une rumeur ou quoi, mais s’il existe, sérieux je vais le tuer.

"Bah, voilà ... voilà pourquoi tu seras jamasi quelqu'un de meilleur. Parce que ce pauvre mec il aura rien demandé et que toi t'auras pas eu ce que tu voulais... laisse la être heureuse, et si c'est sans toi, beh.. ça sera dur, mais faudra l'accepter."

- T’es pas sérieuse là ?

J’ai l’impression qu’elle veut qu’on parle, sincèrement tous les deux, pourtant ce qu’elle me raconte, ce qu’elle demande, c’est juste impossible, la laisser heureuse, avec un autre … Je suis égoïste, je la veux juste pour moi ? Mais plutôt crever que de voir un autre la toucher. Je serre le poing malgré moi en pensant à cette situation qui me dépasse et je retiens une larme que je refuse de laisser sortir.

- Je m’en fou d’être meilleur si c’est pas pour elle. Pourquoi je serais quelqu’un de meilleur si la seule personne à qui j’ai envie de prouver que je peux l’être s’en fou maintenant ? J’ai juste envie de tout casser et d’être ce garçon pourris que tout le monde voit en moi.

On parlait plus que ce que j’aurais imaginé, et Marley me fait comprendre qu’il est temps pour elle de retourner à l’hôpital. Je ne sais pas pourquoi, je sentais comme un besoin de l’accompagner, de toute façon je n’avais rien de mieux à faire, alors je lui explique que j’ai envie de me faire pardonner pour la porte dans le nez et le portable.

"Te faire pardonner ça... on verra pour le portable, je me débrouillerais, c'est pas utile. La prochaine fois, évite de le noyer."

On prenait tous les deux la direction de l’entrée de l’hôpital, et j’attendais les quelques secondes que Marley passait à détailler la porte d’entrée battante. On n’était pas encore rentré que je lui avoue être ce pou dont elle parlait avant, et qu’elle ne me décrocherait pas de ses cheveux à moins de faire une chimio.

"Un caprice, un miracle, appelle ça comme tu voudras. Quand mes cheveux retomberont, j'espère que tu seras parti avant... Parce que franchement, je vois pas ce que t'attend de plus de cette conversation, à moins que tu n'attende quelque chose, mais...maintenant que tu m'as dit tout ce que tu voulais et.."

Il faut dire que la conversation s’éternisait, elle devenait de plus en plus personnelle, est ce que j’y prenais goût ? Comme si j’avais besoin de Marley pour faire le point sur moi-même. Je m’apprêtais à répondre quand elle s’arrête et fait une mimique en observant un cadre prenant une moue grave et un ton stupéfait.

"Oh bon sang mon nez, tu m'as pas raté bordel..."

- C’est pas moi putain c’est la porte qui … Bon ok, je suis désolé, ok, c’est ma faute, je peux te payer un nouveau portable mas le nez ça sera difficile, mais ça te donner un petit côté vulnérable, ça change de l’ogresse que tu montres à tout le monde.

Bouffée par son cancer, j’ai l’impression qu’elle s’est construit une carapace derrière une certaine agressivité. Elle ne laisse personne la bousculer et monte une fille forte quelques soit les circonstances, même quand je la menaçais dans les toilettes, elle ne bronchait pas. Je l’observe d’un peu plus prêt, il faudrait peut-être voir un docteur tant qu’on était sur place.

"Je vais être en retard Johnny..."

- De … mais attends-moi bordel !

Je continue à la suivre malgré le fait qu’elle m’ait dépassé pour avancer à une vitesse alarmante. Vous avez déjà vu le petit lapin d’Alice au Pays des merveilles, c’est un remake du lapin que nous fait Marley, elle avance si vite qu’elle se trompe de service. On entre là où j’aimerais tant retrouver Mélody, ce service qui ne veut pas me donner d’info sur Mon bébé qu’elle porte. J’attrape la main de la brune qui partait si vite, et la stoppe dans son élan.

- Tu vas où, le service oncologique c’est le l’autre côté … là c’est pour les femmes enceintes.


Je dévisage Marley avec des gros yeux sans imaginer un seul instant qu’elle venait ici en toute connaissance de cause. Autour de nous il y avait des femmes avec un gros ventre et un sourire radieux, rien à voir avec moi et Marley. Mais quand une infirmière arrive pour s’occuper de ma voisine, j’ouvre des mirettes encore un peu plus grosse.

« Mademoiselle Davis, on vous attendait. C’est le père ? Il assiste à la consultation ? »

- Son père ? Vous me donnez quel âge exactement ?

L’infirmière qui demande si je suis le père de Marley, nan mais elle déconne ou bien ? Je soupire en me demandant où on était tombé. Marley, je ne sais pas quel âge elle à, mais si ça se trouve elle est même plus vieille que moi. Je dévisage alors la brune en attendant des explications sur la suite des événements.
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MessageSujet: Re: Au mauvais endroit, au mauvais moment   Dim 4 Oct - 10:52

Voila que Johnny voulait me donner des conseils... Je levais légèrement les yeux au ciel. Il m'agaçait toujours autant, mais je ressentais moins cette colère qui était montée d'un cran assez gigantesque quand j'avais compris qu'il était le responsable de mon nez en sang. Je ne savais pas tellement pourquoi, sans doute est ce que c'était à cette philosophie toujours ancrée en moi qui consistait à me consacrer surtout à l'amour ou aux bons sentiments, la haine étant un fardeau trop lourd à porter pour moi. Je réfutais totalement cette idée stupide de m'enfoncer des doigts dans la gorge, venu d'une mode totalement absurde ou la minceur est reine.

- Moi ce que j’en dis, c’est pour toi !

Je regardais devant moi, ce parking malheureusement trop rempli, signe que l'hôpital tournait à plein régime. Concernant mon deuxième état de santé je dirais que c'était une bonne nouvelle. Pour tout le reste... c'était dramatique.

"Et ben dis rien alors!" Je soufflais, ironique sur un ton monotone.

J'enchainais alors sur la comparaison que j'avais faite de lui à un pou. Une chose était certaine : il était aussi tenace que ses petites bêtes adoratrices des têtes blondes. Je rajoutais même que c'était vexant pour le pou, avec un sourire que j'eu bien du mal à dissimuler.

- Tu sais ce qu’il te dit le pou ?

A sa répartie, je ne pus empêcher un petit pouffement de rire sortir de ma bouche. C'était assez cocace. Il était à moitié vexé, à moitié amusé, mais je ne m'encombrais pas vraiment de ses étâts d'âme. Je pensais un peu à Aiden, et j'aurais tout de même aimé qu'il soit présent avec moi. J'aurais aimé qu'il décroche son téléphone, plutôt que de tomber sur son répondeur, lorsque JOhnny avait envoyé mon gsm dans le lavabo. Je dodelinais de la tête, puis essayais tant bien que mal de faire réagir Johnny sur sa mentalité. En fait, il était encore un gamin, avec des moyens d'homme, et qui se donnait l'allure de quelqu'un qui pouvait encaisser. Mais à ce que j'avais compris de ses paroles dans les toilettes, il était bien plus torturé par tout ce que les autres pensaient de lui, et surtout une personne en particulier.

- Je ne suis pas sûr que tu comptes ça pour un acte spontané de générosité, mais si un clochard me demande 2$, je préfère lui laisser un billet de 10 si j’ai que ça dans la poche que de perdre 10 minutes à lui expliquer pourquoi je n’ai pas envie de lui donner.

Notre discussion prenait un horizon auquel je ne m'étais pas attendu en le repoussant dans les toilettes. Je le toisais légèrement, alors que je venais de réussir à me relever, non sans peine, avec toujours cette haleine infecte en bouche. Je haissais cette odeur, un peu trop connu. Bien sur, ces derniers temps, les nausées, les vomissements, les vertiges, tout s'était accentué avec cette satané grossesse que j'acceptais, simplement pour Aiden. Mais c'était comme si mon coeur, qui voulait pour lui, et ma tête, qui refusait tout simplement d'héberger un intrus dans mon utérus était entré en guerre, au moment ou j'avais concédé à Aiden le droit d'avoir un bout de moi le jour ou je disparaitrais.

"Ouai mais tu vois ce clochard, tu lui auras filé 10$ simplement pour pas t'emmerder à chercher 2... c'est bien, et pas bien à la fois, mais c'est un peu trop compliqué, et c'est ni le lieu, ni le moment pour entrer dans ce genre de débat, tu crois pas?"

Nous continuions alors notre discussion, si je m'étais attendue à ça!! Sur le sujet de son père. Pourquoi m'étais-je mis à le questionner aussi moi?! Quelle idiote. Je fus surprise de l'entendre me répondre avec tout le sérieux du monde au sujet de son affiliation. Il marqua un temps d'arrêt, posant une question, balançant un avis sur les journaux et blogs du lycée; avat de prendre une profonde inspiration et de se livrer.



- Je ne vois pas ce que ça a à voir ? Et tu sais, je ne lis pas tous ces journaux qui parlent de lui. J’en ai assez avec ceux de l’école qui parlent de moi, je sais trop ce que ça fait.


- J’ai toujours tout fait pour qu’il soit fière de moi. Je me suis inscrit au foot parce qu’il jouait au lycée, chez les Delta parce que c’était SA confrérie. Aujourd’hui je suis des cours de finance à la fac même si dans le fond je déteste ça … Alors oui, il est fière et il me le dit assez souvent. La maison est remplie de trophée que j’ai remmené, des photos de moi, je suis le fils unique alors voilà … mais c’est pesant parfois, j’aimerais qu’il soit moins fier et me laisse vivre sans mettre autant de pression sur moi.


L'espace d'un instant, je le regardais, et avais cette impression qu'il était réellement franc et sincère dans ce qu'il disait. Ca me surprenait assez. Comme si je retrouvais, sur un laps de temps assez court, le garçon qui avait été simplement une fausse idée, mais tellement agréable le temps d'un week end.

"T'as tout fait pour qu'il soit fier de toi..." je reprenais ses paroles, dubitatives, "donc t'as jamais rien fait pour toi... sauf ce que tu fais avec les filles, pas vrai? Agir comme un connard salaup, c'est ta crise d'ado à toi en fait?" Je lui jetais un coup d'oeil, "me regarde pas comme si c'était une révélation hein..."

Je fis une petite moue, puis avançais de nouveau, d'un pas un peu hésitant à cause de mes jambes lourdes.

"Si tu veux moins de pression, t'as qu'à lui dire ce que toi tu veux faire." Je ralentissais, et le regardais, "tu veux faire quoi toi?"


J'avais l'impression qu'on touchait du doigt une des raisons pour lesquelles Johnny était autant détestable et chiant. Moi, je m'en moquais un peu, après tout, je ne le voyais plus, et même s'il avait hanté mes nuits, sur un aspect négatif bien entendu, pendant quelques temps, je ne lui accordais pas plus de crédit que ça. J'entendais ce qui courait sur lui comme ragôts, mais je le laissais à la place que je lui avais désigné dans ma tête : au néant.

Nous abordions alors le sujet plus délicat de son ex, qui, bizarrement, le rendait plus vulnérable que jamais, et c'était palpable, rien qu'à sa façon de s'exprimer à son sujet.

- Laisse tomber …. Je veux dire, tu sais comment ça fonctionne mieux que moi une fille ? Alors va pas me faire croire que vous êtes totalement transparente. Je donnerais toute la fortune de mon père pour savoir ce qui s’est passé … Bien sur qu’elle me reproche un truc, mais ça serait tellement trop simple si elle m’expliquait ce qu’elle avait sur le cœur.

Je levais les yeux au ciel. Il était tellement naïf.

"Pas besoin d'être ta copine ou même Einstein, pour savoir ce qu'elle te reproche ta copine. Les bruits, les blogs, les journaux, les délires entre potes ou les aveux des nuits de folie, tu fais partie de toutes les conversations. Difficile de te croire blanc ciomme neige, mais bon, après moi je te dis ça de mon avis de fille pas totalement transparente qui n'en a rien à faire... D'ailleurs, tu peux me dire pourquoi on parle de tout ça la??"
Je terminais en posant ma question de façon un peu abrupte.

Je lui expliquais, mais j'avais un peu l'imporession qu'il faisait exprès de ne pas comprendre, le genre de choses que sa petite amie, bien raisonnée d'avoir pris du recul avec ce type de garçon, auraient pu entendre.

- April est plutôt convaincante quand il s’agit de mettre ses atouts en avant. Pour les autres, clairement ça ne serait pas arrivé si Mélody voulait encore de moi. Mais j’ai beau essayé de passer à autre chose comme tu dis, j’arrive pas à l’oublier, elle hante mes pensées. Tu crois que ça m’amuse ?

"T'es en train de reprocher à Mélody tes frasques ? Va pas faire croire que même avec elle t'as été doux comme un agneau et aussi innocent qu'un bébé sorti du berceau... Réagis un peu... " Cette image, je n'y croyais pas un seul instant. Depuis le début de l'année dernière, on entendait des filles partager entre elles leurs expériences sexuelles avec le Quaterback, alors que la rumeur courait déjà qu'il était possiblement en couple. Cette fille, je ne la connaissais pas, mais elle devait avoir un quelque chose de bien particulier pour que le mauvais garçon réagisse de la sorte à son sujet. Je fis savoir à ce dernier mon avis si jamais son ex avait rencontré quelqu'un d'autre. Il me toisa, avec une once de colère et de dégout dans le regard, mais je me doutais que ces sentiments ne m'étaient pas spécialement adressés.

- T’es pas sérieuse là ?
- Je m’en fou d’être meilleur si c’est pas pour elle. Pourquoi je serais quelqu’un de meilleur si la seule personne à qui j’ai envie de prouver que je peux l’être s’en fou maintenant ? J’ai juste envie de tout casser et d’être ce garçon pourris que tout le monde voit en moi.


"Si Pourquoi?...."
je baissais les yeux sur son poing serré et tout blanc aux extrémités, puis les relevais dans son regard, "bon écoute, ça ce sont vos histoires, mais cette fille, si tu veux lui montrer ta détermination à la récupérer, tu devras accepter de la voir avec un autre. Tu veux un conseil de fille comlpiquée ? Laisse la avec. Sans réagir comme tout le monde s'y attend. Tu verras que ça fonctionneras. Elle reviendra si elle t'aime autant que tu as l'air de pensé qu'elle 'tas aimé."

Les sentiments... Tout le monde devrait s'en tenir loin, comme moi... oui avant Aiden quoi... Nous avions remonté le parc de l'hôpital en croisant quelques fauteuils et personnes mal en point, et arrivions devant les baies électriques du grand bâtiment. J'expliquais à l'ancien quaterback que je ne voulais pas de son nouveau téléphone, je parviendrais bien à me débrouiller en récupérant l'autre. Une fois rentrés à l'intérieur, je passais devant un cadre, qui me renvoyait mon reflet. Mon nez ne saignait plus, mais ça n'était pas très beau à voir et plutôt douloureux.

- C’est pas moi putain c’est la porte qui … Bon ok, je suis désolé, ok, c’est ma faute, je peux te payer un nouveau portable mas le nez ça sera difficile, mais ça te donner un petit côté vulnérable, ça change de l’ogresse que tu montres à tout le monde.


"C'est moi l'ogresse?" dis-je en me ddésignant du doigt que je pressais contre mon ventre, avec un sourire désabusé sur les lèvres "c'est le coureur de jupon casseur de nez et mannequin porno qui me sort ça...!!"

Observant l'heure un peu trop avancée, je fis part à Johnny que j'allais être en retard pour mon rendez vous.

- De … mais attends-moi bordel !


Après que j'eu poussé les portes du service d'obstétrique, il posa sa main sur la mienne, et je l'observaiss, sourcils froncés.

"Quoi encore ?"

Je le détaillais et ajoutais, "J'ai des examens à faire, tu peux pas aller faire ce que... t'avais prévu de faire à l'hôpital?"

En fait, j'ignorais tout de la raison de sa présence ici, mais j'étais un peu obnubilée par mes propres raisons.

- Tu vas où, le service oncologique c’est le l’autre côté … là c’est pour les femmes enceintes.

Comme si je l'ignorais. Je levais les yeux au ciel. Bon sang, jamais je n'aurais cru qu'un jour j'aurais préféré aller dans le service d'oncologie,qui me sortait par les yeux, que dans celui des bébés arc en ciel qui font pleuvoir des sourires. Le regard perplexe, et les gros yeux de Johnny transformèrent mes sourcils froncés en sourire amusé.

"Je sais merci pour l'info."


Mon attention fut alors captée par une infirmière, qui se méprenait totalement. Le visage orienté vers elle, je levais une nouvelle fois et moins discrètement les yeux au ciel, puis tournais le visage vers Johnny, rejetant mes cheveux dans mon dos.

"Pas mon père ... Le père... faut pas te faire un dessin, si?!"


Ca n'était pas une nouvelle réjouissante, pour moi en tout cas, et il fallait en plus que le garçon avec qui j'avais le moins d'affinité soit présent. Je tournais le visage vers l'infirmière,

"Non, c'est pas lui, il n'assiste pas, et de toute façon, c'est qu'une prise de sang."


La, c'était jeté et tranché. Si Aiden ne pouvait pas être avec moi, ça n'était la place de personne d'autre. D'ailleurs, j'étais contente d'être seule, j'aurais eu trop peur de provoquer une nouvelle dispute avec Aiden sur la présence non désirée, pour moi, de ce bébé. Je regardais Johnny, et me mordais les lèvres,

"Tu comprendras bien que je veux pas spécialement de toi à ce genre de consultations..." J'essayais un sourire " je suppose que parler aura éclairci certaines choses pour toi, pour moi.. j'en sais rien, je ferais le point quand j'aurais moins de truc en tête."










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MessageSujet: Re: Au mauvais endroit, au mauvais moment   Mer 14 Oct - 20:34

"Ouai mais tu vois ce clochard, tu lui auras filé 10$ simplement pour pas t'emmerder à chercher 2... c'est bien, et pas bien à la fois, mais c'est un peu trop compliqué, et c'est ni le lieu, ni le moment pour entrer dans ce genre de débat, tu crois pas?"

Notre conversation qu’on avait avec Marley devenait de plus en plus étrange, anormalement sérieuse. Je ne pensais pas un jour qu’on en arriverait là, parler du bien et du mal, de moi, de mon père, comment tout ça avait pu déraper comme ça ? Quand on s’envoyait en l’air sans se poser de question, est ce que ça n’était pas plus simple pour elle est moi ?

Pourtant aujourd’hui j’ouvrais mon cœur à la brune qui faisait mon introspection. S’il y avait eu un canapé je crois qu’elle m’aurait demandé de m’allonger, pour une autre raison que celle de la dernière fois. Quand on en vient à parler de mon père, s’il est fière de moi, je joue jeu, et lui explique combien j’ai l’impression d’avoir fait pour en arriver là.

"T'as tout fait pour qu'il soit fier de toi..."

Elle reprend mes propres mots, un sourcil relevé, comme si elle voulait me montrer l’intérêt qu’elle portait à ma situation. J’en suis le premier surpris, elle qui m’a déjà bien insulté, je n’aurais pas pensé là voir se pencher sur ma vie. Est-ce que ça me plait, c’est encore trop tôt pour le dire, mais j’apprécie sa compagnie.

"donc t'as jamais rien fait pour toi... sauf ce que tu fais avec les filles, pas vrai? Agir comme un connard salaup, c'est ta crise d'ado à toi en fait?"

- Ce que je fais avec les filles ? Tu parles comme si je les découpais à la machette. J’ai jamais forcé personne, je suis insistant parfois, d’accord, j’aime pas qu’on me refuse quelque chose, mais je ne suis pas un tueur.

Je pensais à James, à ce qu’il avait essayé de faire à Marley, dans les bois, il l’a pratiquement violée, il l’aurait fait si je ne l’avais pas arrêté. Alors quand je dis que je ne suis pas un tueur, peut être que je m’avance, je ne sais même pas s’il est encore en vie, la vérité c’est que je n’ose plus prendre de ses nouvelles. A ce moment-là, je devais avoir le regard vide, un peu vitreux quand ma camarade me reprend.

"me regarde pas comme si c'était une révélation hein..."

- C’est juste qu’il y a des garçons bien pire que moi.

On pourra toujours trouver meilleure ou pire, c’est dans la nature de chacun. C’est un peu facile comme raisonnement, certes, mais je ne me suis jamais vu comme le pire du pire, à part quand c’est Mélody qui me regarde avec des yeux plein de reproche, à ce moment-là je me sens comme le dernier des sous hommes, me reprochant même des trucs que je n’aurais pas fait.

"Si tu veux moins de pression, t'as qu'à lui dire ce que toi tu veux faire."

Marley commençait à bouger en direction de l’hôpital et je lui emboitais toujours le pas, j’avais envie de rester un peu avec elle, comme si le fait qu’elle soit là apaisait un peu ma journée qui avait si mal commencée. Elle s’arrête un instant pour me montrer ses yeux qu’elle a quand elle va poser une question bien ciblée.

"tu veux faire quoi toi?"

- Faire quoi ? T’es sérieuse, comment on peut savoir à 18 ans, bientôt 19 ce qu’on a envie de faire. Tu sais toi ce que tu veux faire ?

Tu as beau écouté les conseillers d’orientations, ils te disent ce que tu dois faire, mais c’est pas mieux que mon père qui sans le dire ne me laisse d’autre choix que de suivre ses traces. Je baisse un peu les yeux, le regard au niveau des pieds de Marley en essayant de réfléchir juste deux secondes à ce que je voulais vraiment.

- Ce qui est sûr, c’est que j’ai pas envie d’avoir mon cul derrière un bureau, j’en crèverais de rester à rien foutre toute la journée.

Je sais bien que mon père ne fait pas « rien » mais sans bouger, toute la journée, je détesterais vraiment ça. Déjà les cours c’est tellement super chiant, alors continuer ça encore et encore, tous les jours. Je grimace rien qu’à cette idée en continuant de suivre la brune qui s’activait comme si elle avait un rendez-vous.

Depuis le moment où je l’ai percuté dans le couloir et maintenant, il c’était bien passé 45 minutes maintenant, si elle était attendue, je pense qu’ils ont du faire passer un autre avant elle. La discussion n’arrêtait pas, on changeait de sujet, mais ça restait axé sur moi, sur ma vie, mes erreurs, mes amours. Je lui avoue ne pas savoir, sincèrement ce que Mélody me reproche.

"Pas besoin d'être ta copine ou même Einstein, pour savoir ce qu'elle te reproche ta copine. Les bruits, les blogs, les journaux, les délires entre potes ou les aveux des nuits de folie, tu fais partie de toutes les conversations. Difficile de te croire blanc ciomme neige, mais bon, après moi je te dis ça de mon avis de fille pas totalement transparente qui n'en a rien à faire... D'ailleurs, tu peux me dire pourquoi on parle de tout ça la??"

- T’as raison, laisse tombé, je sais pas pourquoi on en parle. Mais si tu prends tout les Detla, autant qu’ils sont, tu crois qu’il se passe quoi pendant les soirées ? Logan va se pécho un fille contre un mur devant tout le monde ça choque personne. Moi quand je le fais, j’essaie de rester propre, discret, sans faire étalage de ma vie sexuelle devant les autres.

J’avais essayé d’en parler à Chloé, elle a jamais rien voulu savoir sur son bel adonis. Sérieux, si j’en veux tant à Logan je crois que c’est aussi pour ça, quoi qu’il fasse lui, on ne trouvera jamais rien à lui redire. Je serre un peu le poing quand je continue en disant que de toute façon, j’étais célibataire aujourd’hui et que je serais plus sage si Mélody n’avait pas voulu qu’on arrête.

"T'es en train de reprocher à Mélody tes frasques ? Va pas faire croire que même avec elle t'as été doux comme un agneau et aussi innocent qu'un bébé sorti du berceau... Réagis un peu... "

- Mais non, j’ai pas dit ça. En plus arrête de parler comme si j’étais un criminel en fuite. Ok j’ai couché avec la moitié du lycée … mais dans l’histoire celui qui en souffre le plus c’est moi. Je peux pas penser à une autre qu’à elle, elle me hante je te jure un truc de dingue. Et t’as raison putain POURQUOI on parle de ça …

On avançait à pas de fourmis, la direction qu’on prenait était celle de l’hôpital, mais toute les cinq seconde on marquait une pause en se détaillant le blanc des yeux, échangeant sur des sujets un peu trop personnel avant de faire trois pas de plus. J’en viens à dire à Marley que quoi qu’il arrive, il ne fallait pas compter sur moi pour accepter la relation de Mélody avec un autre.

"Si Pourquoi?...."

- Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? Parce que je suis pas méchant, tu m’as encore jamais vu méchant, mais je te jure si je vois ça, je pourrais le devenir.

Je sentais l’adrénaline monter en moi, rien qu’à l’idée de lui, et elle, ensemble, même sans rien imaginer d’autre qu’un regard complice, j’ai juste envie de le tuer ce mec. C’est là que je me rends compte à quel point je tiens à Mélody, à un tel point que jamais elle ne saura en être consciente, même moi ça me dépasse.

"bon écoute, ça ce sont vos histoires, mais cette fille, si tu veux lui montrer ta détermination à la récupérer, tu devras accepter de la voir avec un autre. Tu veux un conseil de fille comlpiquée ? Laisse la avec. Sans réagir comme tout le monde s'y attend. Tu verras que ça fonctionneras. Elle reviendra si elle t'aime autant que tu as l'air de pensé qu'elle 'tas aimé."

- Il faut que je sois une fiotte ? Tu veux que je lui ouvre la porte aussi et que j’astique ses chaussures ? C’est trop craignos ton truc.

Jamais j’arriverais à faire ce qu’elle me dit, et en même temps, si je fais rien je vais la perdre, ma Mélody, à jamais. On entre finalement dans l’hôpital après avoir perdu tant de temps à parler de moi. J’ai vraiment l’impression d’être nu devant Marley, elle m’a déjà vu à poil, mais là, c’était différent, vraiment perturbant.

- Bon allez, on arrête ça, on commence par déballer nos vie, nos sentiments, et on finit par échanger nos sous vêtement. Mais sans vouloir te vexer, je préfère te les enlever que de porter tes culottes.

Sur cette note qui ne manque pas de finesse, je rejoins Marley qui avançait toujours plus vite, sans trop se retourner cette fois. Tantôt elle m’accorde toute son attention, et tantôt elle fait comme si je n’étais pas là. Je la regarde en train de s’observer dans un miroir, la taquinant en disant que ça faisait pas si mal avec le nez cassé.

"C'est moi l'ogresse?"

- Une jolie ogresse !

"c'est le coureur de jupon casseur de nez et mannequin porno qui me sort ça...!!"


- Arrête il est pas cassé, c’est juste impressionnant parce que ça saigne beaucoup.


Je passe mon doigt sur son nez, dans une petite pichenette je voulais lui montrer qu’il n’y avait rien, enfin, j’espère. Une petite porte de rien du tout en même temps, ça n’a pas pu lui faire si mal que ça, si ? Je soupire, quand elle recommence à s’en aller je lui demande de m’attendre, je comptais bien la suivre encore.

"Quoi encore ?"

- Ben je te suis, le pou, tu as oublié ?


"J'ai des examens à faire, tu peux pas aller faire ce que... t'avais prévu de faire à l'hôpital?"

A ce moment-là, Marley avait un ton un peu agacé, pas méchant, mais comme si ma présence devenait pesante pour autre chose que le simple fait de supporter mon agréable personne. Je ne savais pas trop quoi lui répondre si ce n’est qu’on avait dû se tromper de service. Je lui stipule qu’on est dans celui où on gère les naissances à venir.

"Je sais merci pour l'info."

Je connais bien ce service, depuis plusieurs semaines, mais je n’en parle pas à Marley. Elle me demandait si je n’avais pas autre chose à faire, le hasard aurait voulu que de toute façon on se croise dans le même service, celui qui me refusait l’accès au dossier de mon enfant. Alors quand elle me parle du père du sien, je blêmi.

"Pas mon père ... Le père... faut pas te faire un dessin, si?!"

- Putain t’es sérieuse ? Vous aussi là ?

Je me tourne vers l’infirmière, je suis presque sur que c’est celle qui m’a pris de haut tout à l’heure gnagna comme quoi j’ai pas le droit de consulter le dossier de mon bébé, parce que Mélody n’a pas donné l’autorisation. Mon souffle s’emballe, je ne sais pas quoi pensé de tout ça, tout ce à quoi je pense c’est Mélody.

"Non, c'est pas lui, il n'assiste pas, et de toute façon, c'est qu'une prise de sang."

- Alors vous ne voulez pas me donner accès au dossier de mon bébé, et vous me demandez si je viens à la consultation de celui d’un autre ? Il y a pas comme un problème dans l’énoncé ? C’est quoi votre problème avec moi.

Mes yeux noir, mon corps raidi, je dévisage l’infirmière comme si je sentais qu’elle était en train de m’arnaqué. Je ne relève même pas le fait que Marley avait un bébé dans le ventre, et puis je remets les choses dans l’ordre, dégluti et tourne mon visage vers elle, pendant un instant je prends presque peur.

- Bordel de merde, me dit pas que … Nan ça se peut pas, c’était il y a plus de 6 mois, tu aurais un ventre gros comme un ballon ? C’est pas moi, pour vrai hein ?

Parce que le père de deux bébé, je pense que j’aurais eu du mal à m’y faire. Je me recule et dévisage tantôt la brune, tantôt l’infirmière, comme si je cherchais à prendre mes marques. Ça fait même plus de 6 mois pour Marley si j’y réfléchi bien, c’était avant de connaitre Mélody. Je rassure comme je pouvais à cette pensée quand elle m’explique qu’elle n’avait pas envie de compagnie pour l’instant.

"Tu comprendras bien que je veux pas spécialement de toi à ce genre de consultations..."

- C’est une façon polie de me dire je t’aime bien mais casse toi ?

" je suppose que parler aura éclairci certaines choses pour toi, pour moi.. j'en sais rien, je ferais le point quand j'aurais moins de truc en tête."

Elle semblait différente de la fille que j’ai pu connaitre il y a un an. Le bébé n’y était surement pas pour rien. Finalement, elle me parle d’une façon tellement gentille que ça en devient suspect. Qy’est ce que je pourrais répondre à ça. De toute façon, si je reste là, je vais déprimé en pensant à mon bébé que j’aimerais voir, au moins en photo.

- Je suppose que je t’attends pas ?

J’ai l’air un peu bête, sans savoir comment lui dire au revoir. C’était tellement plus facile quand je ne me souciais pas de ce qu’elle pouvait penser. Je la regarde avec un air un peu étêté, et puis lui fait un signe de la tête, le genre de signe un peu fier qu’on fait à un pote avec un match de foot important. Le salut du guerrier.

- On se reverra, pour ton téléphone, je t’en achèterai un neuf.

C’était comme une façon de me faire pardonner, de lui prouver ma bonne foi. L’argent n’achete pas le pardon, c’est ce qu’on dit, mais j’espérais qu’elle ne dise pas non. Je lui accorde un dernier sourire, sincère, vraiment et puis me tourne pour prendre la direction inverse, l’esprit un peu embrumé par tous nos échanges. Je crois que j’aimerais bien revoir Marley, dans un autre contexte.


Hrp : Je te laisse répondre et clôturer le RP ??

Merci, c'était top, j'ai beaucoup apprécier RP avec toi, à une prochaine j'espère
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MessageSujet: Re: Au mauvais endroit, au mauvais moment   Mer 13 Jan - 14:56


Si je cloture pas et qu'on en fait un autre tu m'en veux lol
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MessageSujet: Re: Au mauvais endroit, au mauvais moment   Mer 13 Jan - 18:50

Pas de soucis, on en refait un où tu voudras =)
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Au mauvais endroit, au mauvais moment
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