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 Une nuit de prison, ça redonne la raison

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Michael Brewster

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MessageSujet: Une nuit de prison, ça redonne la raison   Ven 7 Oct - 19:48

Chronologie : Après que lily soit repartie en bus retrouver Noa

Ma douleur de ma main continuait de me lancer, j’avais du me trancher un ligament, chaque fois que j’essayais de plier mon poing c’était vraiment quelque chose d’insupportable. Pourtant j’avais beau hurler à la mort, personne ici ne prêtait attention à moi.

La seule chose dont j’arrivais à me souvenir, c’était Lily, derrière la porte du bus, le visage presque triste de retrouver ce copain avec qui elle avait l’air si fière de m’annoncer qu’elle passerait la journée. Ce policier mal avisé de me demander de me calmer, et cette décharge électrique que me paralysait d’un coup.

Personne n’était venu me voir, ni même m’expliquer ce que je faisais ici, combien de temps je resterai dans cette cellule étroite et malodorante. Je soufflais, étouffé par la morsure de ce froid saisissant qui venait s’acquitter de mes dettes envers ma conscience.

L’espace restreint d’une certaine façon m’empéchait de me faire plus de mal, je passais mes nerfs sur les barreaux que j’essayais en vain de remmener jusqu’à moi en criant le nom de celle qui hantait encore mon esprit, jusqu’à ce qu’on vienne me faire taire.

- LILLLYYYY !!!!

« Ta gueule, si tu la ferme pas, je t’assomme. T’était bien sage tout à l’heure, que ça continue »


Elle était avec ce garçon, son copain, le vrai, pourtant l’imaginer seule avec Noa, ça me rongeait tellement. J’avais envie d’arracher ses barreaux et de la retrouver pour lui demander de me choisir moi. Pourtant j’étais là, en face de ce miton qui n’avait rien de très sympathique.

- Je … veux la voir, où elle est ?


«  Tu va juste dormir mon grand, toute façon on te garde au moins jusqu’à demain, dégradation de bien publique, agression sur agent, tu vas pas sortir tout de suite, alors rendort toi »

- J’ai agressé personne … laissez moi sortiiir … !


La dessus, je voyais à nouveau le garde s’approcher, jusqu’à ce que je perde encore connaissance. Ou pourrait les appeler la brigade du tase, je crois que c’était un kiffe entre eux. Cette fois, tout restait flou, jusqu’à ce que ma conscience vienne me torturer à nouveau.

La lumière du jour berçait mon réveille jusqu’à frapper mes yeux d’une lumière qui pesait sur moi comme celle d’un jugement que je n’étais pas certain de mériter. Je me relevais, hagard, et venait me frapper la tête contre les barreaux quand le miton m’accueillait.

«  T’es réveillé ptit ? Tu sais que t’es pas au bout de tes peines. Tiens, ton déjeuner. »

J’essayais de me calmer un peu, par dessous les barreaux on venait me glisser un plateau avec du pain et un petit morceau de fromage. Je soupirais, la vérité je n’avais pas faim, juste envie qu’on me laisse tranquille, et qu’on me sorte d’ici.

«  Mange, et prend des forces, t’es encore pas sorti.Tu as le droit à un coup de téléphone, dis nous qui tu veux appeler. »

- Elle … s’appelle Elysabeth Baker … j’ai pas son numéro en tête. S’il vous plais, au lycée de San Francisco, joignez là.

L’homme d’un certain âge me toisait avec un regard un peu hargneux. J’avouais que ce que je lui demandais était peut être un peu inhabituel, pourtant il faisait l’effort d’appeler le campus, et en informant que c’était le commissariat, il arrivait à ce qu’on fasse sortir Lily de son cours pour prendre un appel.

« Deux minutes, faites bref »

- Li … Lily ? Je suis désolé … Oui c’est moi Michael. S’il te plait écoute moi … Je regrette … je … oublie ton Noa parce que … moi je .. je tiens à toi, rien qu’à toi. Vient me chercher, s’il te plaît Lily, vient, tu me manque trop c’est horrible.
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MessageSujet: Re: Une nuit de prison, ça redonne la raison   Dim 9 Oct - 15:34



Une nuit de prison; ça redonne la raison


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La veille :

Un dernier regard vers la fenêtre, ou je vois le visage ahuri et décomposé de Michael s'éloigner peu à peu. Mon coeur se serre encore et encore, à tel point que ça en devient compliqué de respirer, et pourtant, j'imagine.. non; je sais que j'ai pris la seule et bonne décisions. Celle d'arrêter de me faire malmener et mentir à tout bout de champs par un collectionneur de conquête. L'humiliation du parc a vraiment été un déclic, la cerise sur le gâteau. Et après, il se permet de réagir quand je lui parle de ses revirements de comportements à mon égard ? Soit il ne réalise pas, soit c'est un très bon acteur. C'est vrai, je ne le vois jamais ciller, juste changer de ton de voix. Tantôt autoritaire, tantôt haute, mais son visage reste malheureusement impassible. Sauf quand il m'embrasse. Il a cette lueur. Mais j'imagine qu'il l'a pour toute. Nouveau pincement au coeur. Je retourne mon visage resté tourné sur cette fenêtre derrière laquelle j'ai vu Michael, et appuie ma tête contre le dossier. Un nouveau pas m'attend. Je ne fais pas le ménage brusquement dans ma vie, je redresse simplement la barre. Et je n'en ai pas le choix de toute façon. Michael y est entré de manière fracassante et a bien ébranlé les murs que je m'étai forgée. Quant à Noa... Je suis allée trop loin avec Michael, que ça soit dans les gestes, la découverte ou même, plus profondément, dans mes sentiments pour le tromper de la sorte. Je ne m'en sens pas capable. Mais je ne le déteste pas. Je crains sa réaction, de le blesser. Mais... il y a des choses qu'on ne peut éviter dans la vie.

Je déglutis péniblement, me repassant la scène de ce baiser court, mais intense et de toute la volonté qu'il m'aura fallu pour me dégager de cette étreinte si agréable. Je serre les paupières, et le couinement du bus qui se stoppe à l'arrêt de la cité universitaire me sort de mes pensées. Je descend, puis avance, d'un pas triste et craintif. Je ne me sens réellement pas à l'aise dans mes baskets. Je ne sais pas encore ce que je vais dire, et je me maudis de ne pas parvenir à me sortir le delta de la tête. Pourtant, je n'ai pas le choix, car Noa se recule de derrière sa voiture que je n'avais aps remarqué, et vient m'embrasser, sagement, comme à son habitude. J'esquisse un léger sourire, et tel qu'il me connait, il réagit,

- Coucou toi... Qu'est ce qu'il se passe Lily, ça va pas ? Et me dis pas le contraire hein ...

"Salut Noa.. Si ça va mais... enfin..." J'inspire... pas la, sur un parking, pas depuis le temps qu'on se connait pas comme ça... Michael... ses yeux.... ses cheveux... son torse... sa bouche... ses mains... Non!! Je remue le visage comme pour le chasser de mon esprit.

"J'ai besoin de te parler Noa, c'est important, et c'est bien que tu sois venu aujourd'hui." Dire qu'il a voulu me faire plaisir car je lui manquais... Mais je pense que c'était plus un manque affectif que passionnel. La passion c'est.. c'est Michael. NON!

Je relève des yeux penauds sur mon petit ami actuel, qui m'observe, dubitatif, avant de m'ouvrir la portière de la voiture de ses parents, pour m'amener dans un salon de thé du centre de la ville. Là il me propose à boire, mais j'ai le coeur serré, et ne peux plus me permettre de penser au beau brun ténébreux à qui je viens de mettre non pas des barrières pour ne plus m'approcher, mais des barbelés. Noa.. Je lui dois bien d'être concentrée et attentive à lui, et à notre discussion lourde. Peu à l'aise, je gesticule sur ma chaise quand nous passons commande. Nous débutons alors une conversation sur les cours, sur les soirées que j'ai faite, auxquelles il me répond que ça n'est pas mon genre et que j'ai changé. Entourant la tasse de mes mains, je plonge mes lèvres dans le breuvage, puis le repose dans sa soucoupe avant de lever des yeux tristes sur lui.

"Probablement. J'ai changé, je le sens." Je soupire, déglutis, et sens la peine m'envahir quand les paroles sortent. "Noa j'ai... J'ai rencontré quelqu'un." Mon petit ami se recule, prend une inspiration, et fait comme on lui a appris. Pas de démonstration en publique.

- Et ? me dit-il en serrant les dents.

"Et c'est tout.. J'ai rencontré quelqu'un, je... je l'ai embrassé... plusieurs fois... " Je rougis, baisse les yeux, puis ajoute, "Je n'en suis pas fière Noa, et je suis... démolie à l'idée de te faire du mal. Vraiment. Mais je m'aperçois du couple "modèle" que nos familles veulent qu'on forme sans pour autant que moi j'en ai l'envie... Je..."

- T'es avec lui aujourd'hui ?? me coupe t-il - et je te signale que ce couple modèle me va bien, je t'aime moi Lily.

Je m'empourpre plus encore et me dandine. Un bloc de pierre plus lourd que la muraille de chine tombe dans mon estomac. Je déglutis péniblement,

"Mais moi.. Je.. non, je ne suis pas avec lui. Mais je ne veux plus être avec toi non plus. Si j'ai fait cette ... bêtise un peu après la rentrée, ça.. ça n'est pas pour rien Noa, je ... je ne veux pas continuer, c'est... " les trois mots les plus durs à dire dans une vie, "c'est fini." C'est pénible, mais ça me déchire ... pas le coeur ou du moins différemment que lorsque j'ai demandé à Michael de ne plus m'approcher.

Noa se redresse, me jette un regard froid, et surtout rempli de tristesse qu'il se doit de maitriser de par son éducation, et se lève d'un coup, presque à faire tomber sa chaise. Je sursaute, me recule, et il me lance, la voix brisée,

-Tu le regretteras Lily, il te feras du mal.

Est ce qu'il sait de qui il parle, ou est ce qu'il l'imagine seulement ?

- Ta mère m'a parlé de ce gars dans la chambre de ta coloc, c'est lui, celui que j'ai aperçu le jour de ton emménagement ??

Je reste pantoise, sans plus rien ajouter. Il me relance, sèchement que je le regretterais, puis me laisse choir. A quoi je m'attendais sérieusement ? Je le blesse, il n'allait pas me prendre la main et me dire " ok, c'est cool, soyons amis alors." Pourtant, amis, c'était bien la relation qui nous définissait.

Après ça, je rentre, de nouveau en bus, repassant devant cet arrêt ou Michael m'a embrassé la première fois. Un employé d ela ville ramasse des débris de verre au sol. Sérieusement, les casseurs n'ont rien d'autre à faire ?! Je remue le visage, c'est un détail. Je revois la détresse de Noa, et les yeux de Michael derrière. Une boule épaisse, un chardon même, se loge dans ma glotte, et ne l'en quitte plus. Il me manque déjà, je le sais. Je le savais, je n'aurais aps du m'accrocher, il m'avait clairement annoncé la couleur. Ne serait -ce que par son attitude le premier jour de notre rencontre...

Le lendemain

Je n'ai pas dormi de la nuit. Noa ne m'a rien renvoyé comme message, et j'imagine qu'il lui faudra du temps pour digérer et accepter. Michael a hanté mes pensées. Tout comme mon attitude. Je n'arrête pas de me repasser le film. Je n'ai pas vu Inès de la soirée, et ce matin, son lit n'a pas été défait. Debout dès 5h, je tourne, je vire, et ne vois pas ce string rouge et ce courrier sous mon lit. A 6h30, j'étais vêtue de mon pantalon récemment acheté, qui me moule bien les jambes. Ho, ce n'est pas pour lui, mais il n'a pas tort... Je peux faire un effort vestimentaire. D'ailleurs, j'ai même acheté quelques ensembles intimes, mais je les cache soigneusement. A 7h, j'étais déjà en train de prendre mon café, et Taylor m'a rejointe peu après. Je lui ai alors parlé plus longuement que les autres fois que je l'avais vu, et nous nous sommes découvrtes de grands points communs pour les études. Elle me permet de ne plus penser à Michael. J'ai honte de n'avoir que lui dans mes pensées, bien que je suis triste pour Noa, qui ne mérite pas ce que je lui fais.

Début du cours à 8h, nous y sommes un quart d'heure en avance. Prête pour étudier, le professeur à qui j'avais quitté le cours honteusement arrive. Je file lui présenter mes excuses avant même le début, me fichant des commentaires qui peuvent être fait sur le fait que je suis une petite première de la classe. Ce que les autres pensent, je m'en fiche. Le cours a donc à peine débuté, que la conseillère d'orientation rentre dans l'amphithéâtre, d'un air grave. Michael n'est pas là. Je l'ai remarqué depuis le début, mais je m'en assure en jetant des coups d'oeil derrière moi. Pourquoi je fais ça? C'est ridicule, même s'il était là, il ... Je ne sais pas. L'enseignant et la conseillère se font des messes basses, et je ne fais que penser à l'absence du delta. Puis ..

"Elysabeth Baker?"

"O.. OUi?"

"Sortez mademoiselle, on vous demande."

Toute rouge, et confuse, j'obéis, attrapant mon sac. Que se passe t-il?? La conseillère me talonne, puis, une fois sortie, me dis,

- Un appel du commissariat de San Francisco ; des yeux pleins de suspicions braqués sur moi.

Arrivant dans son bureau, je la considère, médusée, puis, lentement, porte le combiné à mon oreille, me demandant ce qu'il va m'être annoncé. J'inspire, Noa?? Ma mère??

"Li... Lily Baker ? "

- Li … Lily ? Je suis désolé … Oui c’est moi Michael. S’il te plait écoute moi … Je regrette … je … oublie ton Noa parce que … moi je .. je tiens à toi, rien qu’à toi. Vient me chercher, s’il te plaît Lily, vient, tu me manque trop c’est horrible.

Je me sens assomée. Je relève le regard vers la conseillère, et j'ignore quoi répondre les premières secondes, qui doivent lui sembler interminable au bout du fil,

"Michael, je.. si c'est une blague, c'est la pire de toutes..."

Il me dit ces mots que j'ai cherché à entendre avant, pensant surement que je batifole toujours avec mon ex petit ami. Je ne le détrompe pas à ce sujet, il n'a pas besoin de savoir,

"Je t'avais demandé de me laisser tranquille et.. mais attend.. pourquoi c'est un appel du commissariat qui m'a été annoncé?"

Il m'apprend alors là ou il se trouve. Je blêmis. La passion et la déraison m'emporte, et sans lui dire si j'arrive ou non, je raccroche précipitemment. Il va surement croire que c'est une façon de me laisser tranquille, et pourtant, je fonce, courant comme une dératé pour traverser le campus, et sans me soucier des bus, qui sont trop longs à arriver ou trop souvent en retard, je cours, encore et encore. Je ne sais pas ce qu'il lui arrive, mais les mots, et surtout sa détresse.. Peu importe que je lui ai dit de ne plus m'approcher, je ne peux pas le laisser comme ça.

C'est toute transpirante que je franchis les portes de ce batiment haut en sécurité. Haletante, je m'approche d'un gardien,

"Oufff, ouffff ouffffff... Mi.."

- Ca va mademoiselle, un soucis

"ouufff fffff, Michael Brewster?"

Il se recule, me dévisage. Je ne dois pas avoir l'allure de la personne qu'il s'attendait à recevoir. Il m'explique alors que seule une caution s'élevant à 500dollars pourra le libérer. Et sa nuit en garde à vue. Mais pourquoi est-il ici? Et ses mots.. qui me tournent en tête. OUblie Noa, ...Je tiens à toi, rien qu'à toi... Je déglutis. Ce sont presque toutes mes économies pour les deux mois à venir, mais... Je tends ma carte.

"Je OUfffff je paye sa .. oufffff caution."

Je m'execute, puis, la seconde qui suit, l'officier s'en retourne, presque écoeuré. Je met mes mains sur mes cuisses, me penche en avant, tachant de retrouver mon souffle que j'ai perdu depusi trop longtemps maintenant. Je devrais partir, ne pas l'attendre, ne pas le voir mais.. est ce que j'ai le droit ? Je signe un papier qu'on me tend, halète toujours autant, et essuie mon visage avec mon avant bras, quand je le vois, franchir l'angle de ce couloir blanc. Je déglutis, et mon coeur s'arrête.

- T'es libre; lui aboie le gardien, Tu remercieras ta Lily, elle a payé ta caution.

Je tache de maitriser mon essoufflement mais il n'y a rien de plus compliqué, surtout que mes yeux ont accroché les siens, et c'est si intense... Il s'approche de moi une fois libre, récupère ses affaires, et toujours dans la structure, je le vois ranger son téléphone. Sa main très abimée. Je serre la mâchoire.

"Bon. PPfffff" Il faut vraiment que je me mette au sport.... "ff.. ff... pff...Je vais .. je vais te laisser, tu .. ff... ferais bien .. pff.. d'aller faire soigner ta main."

Je n'ose plus l'observer. De peur de lâcher ces mots : Est ce que tu le pensais?? Ce que tu m'as dit au téléphone? Moi et rien que moi? Car je t'ai dit de ne plus m'approcher, mais il suffit que tu m'appelle et me dise ce que j'ai envie d'entendre, que j'accours, peu importe l'endroit ou tu te trouves. Je sui svraiment faible face à lui.

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Michael Brewster

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MessageSujet: Re: Une nuit de prison, ça redonne la raison   Dim 9 Oct - 19:43

Je venait presque à m’habituer à cette odeur, un mélange de souffre et de hamburger, avec une touche de javel qui venir massacrer d’une façon inharmonieuse la puanteur qui pouvait régner dans cette cage trop étroite. j’étais là depuis trop longtemps, assez pour que j’en perde la notion des heures.

C’était peut être aussi du à cette façon particulière que les policiers avaient de me retenir. Je restais hagard, essayant de me faire à l’idée que je risquais de passer encore un peu de temps en cellule, quand on me parlait d’un appel, il n’y avait qu’une seule voix que j’avais envie d’entendre. Je n’en revenais même pas quand je pouvais juste entendre le son de sa voix.

"Li... Lily Baker ? "

La façon qu’elle avait de prononcer son prénom, sa voix, le sourire que j’imaginais dans ma tête, son odeur, qui même de loin venait parfumer l’intérieur de cette prison glaciale, tout en elle me redonnait du baume au cœur. Je lui demandais tout de suite de venir me chercher, sans même imaginer ce que ça pouvait coûter, dans tous les sens du terme.

"Michael, je.. si c'est une blague, c'est la pire de toutes..."


- Une … blague … non, Lily non !


Est ce qu’elle avait entendu l’appel du commissariat ? Comment est ce qu’elle pouvait imaginer que je puisse me moquer d’elle dans cette situation. Je ne m’étais jamais senti aussi vulnérable, à ce moment là je voulais juste qu’elle soit prêt de moi. C’était inimaginable, mais j’aurais aimer la prendre dans mes bras à cet instant précis.

"Je t'avais demandé de me laisser tranquille et.. mais attend.. pourquoi c'est un appel du commissariat qui m'a été annoncé?"

- Je sais, je suis égoïste, c’est juste que tu es la première personne à qui j’ai pensé quand on m’a demandé si je voulais appeler quelqu’un.

Ça n’était même pas pour qu’elle vienne me chercher, je crois que dans le fond je pourrais rester encore un peu là, mais j’avais réellement envie d’entendre sa voix. La façon dont elle était partie, en sachant qu’elle reverrait Noah, et qu’elle ne revoudrait certainement plus me revoir moi, c’était si dur à assimiler.

- Je suis désolé, je suis juste carrément idiot quand je suis en colère, je fais n’importe quoi. Quand tu es parties, j’ai … enfin, j’ai … brisé le verre de l’arrêt de bus et je me suis énervé contre le policier qui essayait de me calmer. C’est rien princesse, t’inquiète pas pour moi. J’avais seulement envie d’entendre ta voix. Ils finiront bien pas me relâcher de toute façon.


Quand je saurais ce qu’on me reproche, que j’aurais pu m’excuser, je payerais la caution, et on me sortira de là. J’aurais sûrement des travaux d’intérêt général à faire pour la ville, et puis après quelques excuses bien faite ça sera terminé. Quand je n’entendais plus personne à l’autre bout du fil, j’étais un peu triste, et redonnait le combiné au gardien qui me signalait que mon temps était écoulé.

Je soupirais son nom, elle me manquait, tellement. Je devais me faire à cette idée que Noa était mieux pour elle, et que je devrais la laisser heureuse avec un garçon qui à défaut de lui faire l’amour, pouvait lui apporter une stabilité dont je la priverais constamment. Je le savais, et c’était pour ça que je n’insistais pas.

La journée resterait sous le signe de la stupidité dont j’avais fait preuve. J’ai toujours eu du mal à maîtriser mes émotions, et si Lily faisait ressortir ce qu’il y avait de mieux en moi, elle avait aussi le dont de faire sortir une colère qui restait enfoui depuis trop longtemps. Retournant à ma cellule, je pensais à elle, en soupirant encore une fois son prénom.

Pourquoi est ce que je ne parvenais pas à me la sortir de la tête, c’était une fille, juste une fille ? Pourtant cette fille, à chaque fois que je la regardais, elle me faisait vibrer simplement par son sourire discret. Je la désirais, comme je n’avais jamais désirer personne, je ne le méritais pas, pourtant, j’avais l’impression qu’elle tenait vraiment à moi.

- T'es libre Tu remercieras ta Lily, elle a payé ta caution.

- Lily !! Elle est là ?


Le simple fait de la sentir près de moi, j’avais ma tension qui grimpait en même temps que ma température. J’approchais la tête des barreaux, et une fois ouvert, je m’avançais en captant son regard, d’une façon tellement intense. Le gardien m’ordonnait de ramasser mes affaires, mais moi je ne voyais qu’elle.

- Tu es venue !

Ramassant mes affaires parce que le policier au taser facile me le demandait, je le faisans sans décrocher mes yeux de ceux de la rousse. Je lui renvoyais un sourire complet, sincère, peut être plus sincère qu’il ne l’avait jamais été. Une fois que j’avais terminé, je pouvais m’approcher d’elle pour ressortir.

"Bon. PPfffff"

Je l’observais, en me rapprochant d’elle, Lily fuyait doucement mes yeux à mesure que je m’avançais vers elle. Pourtant elle restait belle, avec ses petites lunettes qui lui donnait ce côté sérieux que j’aimais tant chez elle. Les autres avaient beau la voir comme la nouvelle totalement coincée, moi je restais à capter cette intensité qui se cachait derrière ses lunettes rondes.

"ff.. ff... pff...Je vais .. je vais te laisser, tu .. ff... ferais bien .. pff.. d'aller faire soigner ta main."

- Lily, me dit pas que tu as couru jusque ici ?


Ma main amochée, qu’elle avait du remarquer, le sang sécher sur mes phalanges, de vilaines croûtes avaient germée par dessus le pu encore pas sec, autant dire que ma journée derrière ces murs n’avaient rien arrangé. Pourtant c’était le cadet de mes soucis, je regardais Lily, en face de moi et venait déposer mes lèvres sur les siennes, pour la remercier.

« Bon bon, c’est pas un club libertin ici, vos cochonnerie allez les faire dehors … et que je ne vous revois plus c’est clair Brewster ? »

Ma bouche était encore contre celle de mon amie, et je n’avais pas envie de retirer mes lèvres des siennes, mais je sentais Lily gênée par la situation, je préférais me dire que c’était à cause du policier que de moi. Je la laissais reculer, et regardait le gardien en me retenant de faire une bétise qui me renverrai de suite en cellule.

- Oui monsieur, c’est noté, je serai sage !

En haussant les épaules, je venais alors prendre la main de Lily dans la mienne, je caressais ses doigts avec les miens, et c’est de cette façon fusionnel qu’on sortait ensemble du commissariat. J’arrivais sur les marches de cette grande bâtisse, et m’arrêtait en regardant celle qui était venue me sortir de là.

- Lily, je te remercie. Vraiment, de … d’avoir couru, jusqu’ici, pour moi … c’est … personne à jamais fait ça avant pour moi.
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MessageSujet: Re: Une nuit de prison, ça redonne la raison   Lun 10 Oct - 7:18



Une nuit de prison; ça redonne la raison


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Combiné à l'oreille, j'écoute ces paroles surréalistes, sorties de la bouche de Michael, mais... mais c'est pas possible, je ne peux y croire, puisqu'il ne prononcerais jamais ces mots là. Pourtant, quand, de vive voix, je formule ma crainte qu'il se moque de moi, il réagit directement au bout du fil,

- Une … blague … non, Lily non !

Pourtant, vu ce qu'il m'a déjà montré de sa personne, vu ce que je connais de lui, comment pourrais-je penser autre chose que ça de sa part? Je croise le regard de la conseillère, est ce qu'elle sait pourquoi et qui m'appelle du commissariat ? Mal à l'aise, je me décale sur le côté pour ne plus parler à ce garçon sous le regard réprobateur ou rempli de jugement de cette femme. Je rappelle au delta que je lui ai demandé de me laisser. Pas par méchanceté, juste par mesure de précaution. Ne pas le laisser m'amadouer, encore.

- Je sais, je suis égoïste, c’est juste que tu es la première personne à qui j’ai pensé quand on m’a demandé si je voulais appeler quelqu’un.

Il a pensé à moi? En première ?? Je reste quelques secondes de plus à analyser ce qu'il vient de me dire. Il sort ça; l'air de rien, tout va bien. Mais moi, je suis assommée. Il est... impossible à suivre. D'abord, il me fait comprendre qu'il ne sera jamais une sorte de Noa, en plus passionnel. Mais qu'il aime passer du temps avec moi et celui qu'il se sent être près de moi. Et je ressens exactement les mêmes choses, bon, de façon surement un peu plus décuplées. Mais je ne veux pas être cette fille désespérée qui se languit. Et puis, hier, j'ai remis un semblant d'ordre dans ma vie.

Je réalise qu'il est toujours au bout du téléphone, et que je n'ai rien ajouté de plus, mais lorsque j'ouvre la bouche,

"Je suis en cours..." Oui.. alors là, ça suit bien mon plan pour ne pas le laisser m'approcher, mais ça n'est pas comme ça que je voulais le formuler.

- Je suis désolé, je suis juste carrément idiot quand je suis en colère, je fais n’importe quoi. Quand tu es parties, j’ai … enfin, j’ai … brisé le verre de l’arrêt de bus et je me suis énervé contre le policier qui essayait de me calmer. C’est rien princesse, t’inquiète pas pour moi. J’avais seulement envie d’entendre ta voix. Ils finiront bien pas me relâcher de toute façon.

Je fais directement le lien avec cet employé qui nettoyait les dégâts hier, à cet abris bus, et Michael. Il a perdu le contrôle de ses nerfs?? A cause de moi? C'est de ma faute alors ? Raaa il m'agace délicieusement à m'appeler princesse. Mais, impulsive, et sans rajouter le moindre mot, je raccroche de façon violente, et sors du bureau, sans donner d'explication à cette femme qui pourtant en attendait de ma part.

Il a des ennuis, il a pensé à moi, et même si c'est une façon de plus de se moquer de moi, je ne peux pas le laisser comme ça. Tout le long de ma course, plutôt longue, je dois l'admettre, je revois son visage quand j'étais assise dans le bus. Abasourdie, hésitant sur la conduite à tenir. Je dois rester ferme dans mes intentions. Mais je ne veux qu'il lui arrive aucun mal. Il vaut tellement plus qu'il ne le croit. J'espère sincèrement qu'un jour il s'en rendra compte avant de... avant de finir dans les bras d'une Leslie ou de je ne sais qui encore.

C'est transpirante, essoufflée, que je pousse les portes de cette vieille batisse historique. Je peine à reprendre le rythme de ma respiration qui s'est emballée depuis que je me suis mise à courir comme une dératé. Pour une fois que ça n'est pas à cause de lui.. Oh, il doit y avoir un peu de ça... après tout, je cherche mon air près de lui.

Après avoir expliqué aux officiers la raison de ma présence, ils m'expliquent en retour les conditions de sortie de Michael. Une fois fait, ils partent le chercher, dans une allure de cow-bow un peu trop présomptueuse. Je regarde partout autour de moi, puis me repenche en avant, m'essuie les gouttes de transpiration, et essaie de tout faire pour me donner une contenance. C'est alors que je capte son regard, quand il franchit l'angle du couloir.

- Tu es venue ! S'esclaffe t-il, avec de la surprise, de la joie, et un semblant d'espoir semble t-il. Je rosis, toujours en peine de respirer, et écarte légèrement les bras de mon corps. Pas la peine de répondre, il le voit bien de toute manière. Il fourre ses affaires dans ses poches, j'imagine porte feuille téléphone et cigarettes, en tout cas, c'est ce que j'aperçois, et se rapproche de moi. En me fixant si intensément;.. Je détourne les yeux, essaie de fixer mon attention derrière lui. Mais quand il est face à moi, mon coeur, pourtant bien emballé, cesse de battre. Je le sens, j'en suis certaine!

- Lily, me dit pas que tu as couru jusque ici ?


"...."

Je tourne le visage, pour croiser son regard, et rosis. Si je dis oui, je passe pour une folle, si je dis non, pour une menteuse. Alors, quelle est mon option. Me taire, c'est la plus évidente, et ça m'empêchera de faire ou dire des bêtises, qui abrogeraient toutes les convictions que je veux absolument tenir depuis la veille. Je baisse le visage sur mes pieds, jette un coup d'oeil à sa main salement amochée, et c'est alors qu'il dépose ses lèvres sur les miennes. Je reste sous l'effet de la surprise, mais au fond, un petit elfe danse de complaisance.

« Bon bon, c’est pas un club libertin ici, vos cochonnerie allez les faire dehors … et que je ne vous revois plus c’est clair Brewster ? »

Tiraillée entre ce gout de ses lèvres que je craignais ne plus jamais sentir, et cette décision pleine de sens de le tenir loin de moi, je suis confuse et n'apprécie pas ce baiser à sa juste valeur. Michael me prend un peu plus du souffle qu'il me reste. Je me dégage de lui, gênée par la remarque du policier, et plus encore par son attitude. Je ne sais pas ce qu'il fait ou ce qu'il se passe dans sa tête. Il n'est pas du genre à être démonstratif dans la tendresse, et encore moins devant d'autres personnes... Je rosis, détourne le visage, et avance légèrement, alors que je capte la volonté de Michael de se contenir.

- Oui monsieur, c’est noté, je serai sage !

Il se détourne, d'une façon nonchalante, et avance à ma hauteur. Là, mes yeux s'écarquillent quand il attrape ma main et y fait passer ses doigts. Mes entrailles sont en liesse, mon coeur fait des saltos, mais ma tête elle... se renfrogne.

Nous sortons du commissariat, et je suis soulagée, car j'imagine qu'il va vouloir cacher son geste. Pourtant... je suis loin du compte. Il garde sa main dans la mienne, et en haut des marches de ce monument historique immaculé, se tourne face à moi.

- Lily, je te remercie. Vraiment, de … d’avoir couru, jusqu’ici, pour moi … c’est … personne à jamais fait ça avant pour moi.

Gloups. Je fuie plus encore son regard, me mords la lèvre pour m'empêcher de laisser échapper un peu de ce que je mourrais de lui dire auparavant. Puis... ma raison me reporte à ce moment dans le parc. Ca me donne une raison suffisante et justifiée pour reprendre du poil de la bête. Pourtant... ce qu'il me dit me touche tellement. Je décide donc de ne pas être hargneuse. Je remue le visage, la tête toujours penchée vers le sol pour ne pas capter cette alchimie qui se produit quand nous captons le regard de l'un l'autre,

"C'est.. c'était rien, je me suis dit.. que tu voudrais pas rater tes cours." Vraiment ? Alors qu'il n'y a que celui de littérature qui semble réellement l'intéresser ? Je ne pouvais pas trouver une meilleure excuse ? Comme pour trouver une raison qu'il s'en aille, pour ne pas céder, pour ne pas faire en sorte que mes remparts de barbelés imaginaires croulent sous l'emprise qu'il a sur moi, je lui propose,

"Tu devrais.. vraiment aller faire soigner ta main, c'est vraiment pas joli, faudrait pas que ça s'infecte?"

Un coup de vent m'amène quelques mèches devant les yeux, aussi je redresse la tête pour me dégager le visage. Personne n'a jamais fait ça pour lui, mais surement parce qu'il ne s'est jamais retrouvé dans cette position là. Je croise son regard, et m'arrête dans mon élan,

"C'était rien. T'as pas à me remercier. Si t'avais appelé quelqu'un d'autre, gars ou fille, ils seraient venus de la même façon." Voilà. Clair concis; sans un ton agressif. Mais il faut vraiment que j'apprenne à respirer quand je lui parle, ça fait vraiment trop suspect. Je lui jette un coup d'oeil rapide passant furtivement de sa bouche à ses yeux, puis à son visage dans sa globalité et rougis.

Je me recule légèrement, un léger sourire en coin. C'est tellement dur d'agir ainsi, de ne pas céder, de ne pas flancher, de tenir tête à tout mon corps qui se meurt d'envie de le toucher, de lui caresser son si beau visage juste une fois encore. Mon corps en tremble, mais ma tête reste campée sur sa position, dieu merci.

















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MessageSujet: Re: Une nuit de prison, ça redonne la raison   Lun 10 Oct - 17:27

J’avais le droit à un coup de téléphone, je crois qu’il y a encore un mois je les aurais envoyé se faire voir avec leur téléphone, mais à cet instant, je pensais à elle, comme une évidence. J’avais tellement envie d’entendre sa voix, en imaginant que le simple fait de l’entendre m’aiderait à tenir encore une ou deux journée enfermé sans broncher.

"Je suis en cours..."

C’était bête, pourtant juste le fait de parler avec elle, ça me faisait du bien et j’en oubliais la pénibilité de ma situation. Sans insister quand elle me disait qu’elle était en cours, je la laissais raccrocher le téléphone en me gratifiant de lui avoir parler. J’imaginais que je ne la reverrais pas avant plusieurs jours, mais ça n’était pas si grave.

Retournant au fond de ma cellule malodorante, je m’étais fait une raison. Combien de temps j’y resterais ? Encore plusieurs heures, un jour ou deux peut être, j’attendais surtout qu’on m’explique ce qu’on attendait de moi. Pourtant avant même que j’aie eu le temps de m’habituer aux murs, j’entendais le garde me demander de quitter la pièce pour retrouver la rousse qui m’attendait dehors.

"...."

Abasourdi, je n’arrivais pas à la quitter des yeux, elle avait l’air exténuée, comme si elle avait couru jusqu’ici. J’avais du mal à me rendre réellement compte qu’elle avait accouru après ma demande. Son souffle haletant, ses joues rougies par le froid, je comprenais rapidement que la rousse n’avait pas perdu un seul  instant pour venir.

Je lui souriais, de toute mes dents quand je l’avais en face de moi, et n’hésitais pas à venir poser mes lèvres sur les siennes, d’une façon presque naturelle, comme si on avait toujours été ensemble. J’aurais voulu lui témoigner ma gratitude un peu d’avantage quand on se faisait arrêter par le policier bougon.

Dans le fond, je crois qu’il était un peu jaloux, et il y avait de quoi, si Lily était conspirée par les Delta comme la coincée à allongée sur un lit, j’avais appris à la considérer tellement différemment. Je sais qu’un jour elle aura vent du pari, et qu’elle me détestera, à jamais, mais aujourd’hui, on était là, tout les deux devant ce commissariat où elle était venu d’elle-même me libérer.

"C'est.. c'était rien, je me suis dit.. que tu voudrais pas rater tes cours."

- En fait je ne sais même pas qu’elle heure il est, j’ai un peu perdu la notion du temps ici.


A peine remis de toute cette électricité qui était passé en mois à travers l’appareil de torture du policier, je n’avais pas spécialement envie de retourner en cours. En fait je n’avais envie d’aller nulle part sans elle. Quand je la regardais, elle continuait de loucher sur le sol granuleux, comme si elle y cherchait un intérêt particulier.

"Tu devrais.. vraiment aller faire soigner ta main, c'est vraiment pas joli, faudrait pas que ça s'infecte?"

Je continuais de la détailler sur regard, son visage baissé, comme si elle devait faire un effort pour rester concentrer sur le bitume. C’était en sentant le vent souffler sur nous que je l’observais relevé une mèche de cheveux que je me sentais défaillir. Elle tournait son visage vers moi et je fondais encore un peu plus sur ses petites lunettes d’intello.

- Tu te fais vraiment du souci pour ma main, ou tu veux te débarrasser de moi ?


Mes yeux se portaient sur ma main, toujours dans celle de Lily, c’est vrai qu’elle n’était pas belle. J’avais déjà vu pire que ça, et ça me ferait un souvenir, une façon de plus de penser à elle. Ma voisine prenait enfin le temps de me dévisager un instant, et je souriais en captant son regard qui venait si bien accrocher le mien.

"C'était rien. T'as pas à me remercier. Si t'avais appelé quelqu'un d'autre, gars ou fille, ils seraient venus de la même façon."

- Mais c’est toi que j’ai appelé, et toi qui est venue

Pourquoi il fallait forcément tout remmené aux autres alors qu’il n’y avait que nous deux aujourd’hui. Elle avait cette façon de plonger ses yeux dans les miens, je me rendais compte combien j’avais envie qu’elle m’embrasse, et je pouvais presque sentir cette pulsion réciproque émané d’elle au même moment.

- Tu as du payé pour moi ? Tu me diras combien je te dois, et je te rembourserai. Tu étais pas obligée tu sais, j’aurais compris si tu m’avais laissé là … mais tu es venue.

Encore une fois, je lui rappelais qu’elle avait eu le choix, et qu’elle était venue, sans même appuyer le fait qu’elle avait couru jusqu’ici. Terminant de descendre les marches du commissariat, on s’écartait les deux pour laisser passer une dame d’un certain âge qui nous dévisageait comme si on était en train de dealer de la drogue.

Mon visage ne passait pas inaperçu, et un tatoué devant le commissariat, ça faisait mauvais genre. Toujours ma main avec celle de Lily, je nous arrêtais devant le parking de l’établissement, et plaquait la belle contre un poteau de béton qui fermait à lui seul la grande murette entourant le bâtiment. Approchant mes lèvres des siennes, je n’allais pas jusqu’au bout cette fois, il ne manquait qu’une impulsion de sa part pour finaliser notre baiser.

- Elysabeth !

Mes lèvres étaient tellement proches de celles de la rousse, je l’aurais embrassé, encore, mais cette fois, j’aurais aimé qu’elle le fasse avant moi. D’une certaine façon, j’avais envie qu’elle me montre à son tour qu’elle en avait envie, même si je ne le méritais pas.

« BREWSTER !!! »

J’avais déjà ouvert la bouche, et frôlait les lèvres de Lily, je crois même que je les touchais quand la voix du policier me faisait sursauter. Je tournais le visage sur lui, dépité. Il ne me lâcherait pas, c’était pas possible. Je m’apprétais à parler quand il m’envoyait ma veste de façon plutôt agressive.

« Tu dégages avec toute tes merdes ok ! »


J’attrapais la veste au vol, et venait la passer autour de moi, décontenancé. Tout ça venait de me faire louper cet instant qui devait être magique. Mais en humant l’odeur de la veste, je me rendais compte à quel point je devais sentir le fennec aujourd’hui. Je m’éloignait de ma camarade un peu déçu.

- Je sais, tu as un copain, et moi je pue la mort aujourd’hui … Je … j’ai juste envie qu’on fasse un détour, avant de rentrer. 

Est ce qu’elle serait d’accord pour passer encore une dizaine de minute avec moi. Je crois que je voulais la remercier, d’être venue, sans même poser de question. Elle avait couru jusque là, et personne, vraiment personne malgré ce qu’elle racontait ne l’aurait fait pour moi.

- Est ce que j’ai le droit de te demander de me faire confiance ? C’est pas très loin d’ici.
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MessageSujet: Re: Une nuit de prison, ça redonne la raison   Lun 10 Oct - 22:11



Une nuit de prison; ça redonne la raison


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Sa caution payée, les regards et les sourires sincères, du moins, il me semble qu'ils le sont balayés de mon esprit, du moins encore, je m'y emploie, nous sortons de cet endroit dans lequel il a été amené pour sa violence. Son agressivité était liée à moi j'imagine, donc je ne vais lui jeter aucune pierres. En outre, j'imagine facilement que sa punition lui a suffit. Il n'y a qu'à voir l'état de sa main.

En haut de ces marches, je me sens de plus en plus confuse, et comme chaque fois que je suis près de lui, troublée par ces envies de l'embrasser, de l'effleurer. Je m'écarte pour laisser passer un officier qui traverse son sillon entre le delta et moi même, puis, l'un comme l'autre, nous rapprochons de l'autre. Pourquoi à chaque fois, mes pas me conduisent irrémédiablement à lui bon sang?! Il me remercie d'être venue, alors que je m'efforce d'éviter ses regards lumineux. Un peu à l'image de cette première de la classe, je lui dis que c'était évident, et qu'il avait peut-être envie d'aller en cours. Comme s'il avait une tête à aller étudier. Je sens son regard posé sur moi en permanence, et je m'évertue encore à observer ces marches sous nos pas.

- En fait je ne sais même pas qu’elle heure il est, j’ai un peu perdu la notion du temps ici.

"Oui, j'imagine..." surtout s'il y est depuis hier soir.

Ce n'est que lorsque le vent se lève doucement que je redresse le visage, pour extirper ses mèches rebelles échappées de ma queue de cheval. Je dissipe mon émoi en me concentrant sur la blessure qu'il a la main. Cette même main qui ne me lâche pas d'ailleurs. Je n'ai pas envie de retirer la mienne... et pourtant, il le faudra bien.

- Tu te fais vraiment du souci pour ma main, ou tu veux te débarrasser de moi ?

Je rougis, et passe d'une jambe sur l'autre. Bégayante, j'essaie d'inspirer pour articuler,

"Je heum.." j'ai un léger sourire intimidé, "Un peu des deux surement." Je lui avoue avec une pudeur bien trop grande comparée à ce que nous avons déjà fait ensemble lui et moi. Mes yeux passent de sa main dans la mienne a son regard et y reste accroché. C'est un peu comme si le temps passait et s'écoulait plus lentement dans ces instants là. Comme pour évacuer le stress, je lui rappelle que le fait de venir, évitant la façon que j'ai eu d'accourir, ne représente vraiment rien - comme si c'était le cas, et que n'importe qui aurait agit ainsi. Je sais qu'il a un groupe d'amis interminables, mais est ce que l'un d'eux sait vraiment qui il est.

- Mais c’est toi que j’ai appelé, et toi qui est venue

J'acquiesce, silencieusement, et baisse le visage légèrement de biais. Un petit sourire, puis j'inspire doucement, tachant de maitriser l'emballement de mon coeur qui cette fois est provoqué par ce garçon devant moi. Le fait de détourner le regard du sien, c'est une façon de me contenir, car tout en moi se bat bec et ongles pour me faire flancher. Il reprend la parole, et récupère mon attention.

- Tu as du payé pour moi ? Tu me diras combien je te dois, et je te rembourserai. Tu étais pas obligée tu sais, j’aurais compris si tu m’avais laissé là … mais tu es venue.

"Oui j'ai payé mais.. c'est pas important... on verra plus tard." Ba non!! Ca signifierait le revoir, et après son attitude, tu t'es jurée que non Lily!! Je fronce les sourcils, et il est clair que mon attitude montre que je me torture l'esprit.

Nous entreprenons de descendre les escaliers, et une fois en bas, nous évitons cette femme, aux cheveux grisonnants, et aux lunettes en forme de demie lune, qui nous jette un regard froid et placide. Je me sens outrée par cette expression, car je ne la comprend pas, nous n'avons rien fait de mal. Nos mains sont indétachables, contrairement à nos yeux, qui, de par ma volonté, se détachent au fur et à mesure. Nous nous remettons en marche, et je ne me sens pas légitime de lui tenir cette main si chaude et si agréable au toucher.

C'est alors qu'il s'interrompt, brusquement, et me plaque le dos contre un poteau de pierre. Je retiens mon souffle, le regarde intensément. Je refuse, je refuse, je refuse... mais ne fais rien pour l'arrêter, ou n'émet aucunes protestations. Il approche son visage du mien, et je le dévisage, il est si beau. Plus encore, quand il m'appelle, ce qui me fais fondre.

- Elysabeth !

Je soupire doucement, en tremblant, et m'approche doucement, luttant toujours pour ne pas céder à cette envie qui me dévore, et je m'apprête enfin à faire marche arrirèe quand nos bouches se frôlent, lorsqu'une voix interpelle le delta fortement,

« BREWSTER !!! » L'officier lui envoie sa veste dans un geste violent, et Michael le récupère au vol. Il semble blasé, ce que je peux concevoir, puisqu'il n'a pas obtenu, comme toujours, ce qu'il veut de moi. « Tu dégages avec toute tes merdes ok ! »

Je considère le policier, médusée. D'accord, Michael a fait une erreur, mais est ce que c'est normal que même dehors, cet employé en uniforme lui parle de cette façon? Je me mords la langue pour me retenir, et me demande quelle va être la réaction du beau brun. Je profite de la venue du policier néanmoins pour retirer ma main de la sienne, car c'est un peu comme si toute ma volonté s'écoulait de moi par simple contact avec lui. Michael enfile sa veste, grimace, pendant que je me concentre sur cette bouche de métro. Quand nous nous retrouvons de nouveau seuls, il se tourne vers moi, tout en s'éloignant, et parle d'une voix plus morne,

- Je sais, tu as un copain, et moi je pue la mort aujourd’hui … Je … j’ai juste envie qu’on fasse un détour, avant de rentrer.

Je rosis. Non, je ne lui dirais pas que j'ai revu Noa pour le quitter, il prendrait ça pour un appel, ou il prendrait peur, ou ... je ne sais pas ce qui passerait dans sa tête. C'est tellement difficile d'y entrer. Pourtant, parfois, j'ai la sensation de comprendre ce qu'il me dit, même sans un mot.

"Heum mais j'ai cours et..." Je sors mon téléphone, et aperçois un message de Taylor qui s'inquiète. Je réalise que je n'ai pas envie de retourner en cours. Mais si je dis oui, encore une fois, il va prendre ça pour argent comptant... Sans lui annoncer officiellement mon accord, je me met à marcher doucement, et m'arrête dès qu'il reprend,

- Est ce que j’ai le droit de te demander de me faire confiance ? C’est pas très loin d’ici.

J'inspire longuement, et réfléchis, je ne peux me contenter de réponses brèves et inutiles comme celle que je lui sers depuis tout à l'heure.

"Te faire confiance pourquoi?"

Je lève les yeux au ciel, et m'impatiente légèrement,

"Pourquoi tu veux rester avec moi Michael? Pour m'humilier encore une fois? Pourquoi cette fois je suis ici avec toi? Oui, je sais encore cette question. Sauf que la dernière fois, tu t'es amusé avec moi et tu m'as laissé en plan comme la dernière des.... que tu aurais pu te faire."

Je secoue le visage, totalement perdue par son attitude, est ce qu'il se rend compte ou pas de ce qu'il me fait? Est ce qu'il réalise combien il joue avec moi, mes nerfs, et mes sentiments. Le pire, c'est que je suis encore là, à attendre de savoir. Je n'ai aucune volonté. Faible. Je baisse le visage, souris tristement, rougis et lâche ces questions que j'ai eu dès que je l'ai vu face à moi dans le commissariat, sans pouvoir les retenir,

Est ce que tu le pensais?? Ce que tu m'as dit au téléphone? Je déglutis, et remue le visage, "non en fait répond pas, parce que j'ai l'impression que dès que tu dis noir, après tu balance blanc juste pour me perdre plus encore." Je souffle, agacée , plus par moi même, que par lui, puis reprend la marche,

"Je te suis. Ne me demande pas pourquoi. Mais je te suis." En revanche, je compte bien le laisser mariner sur ma relation avec Noa.








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MessageSujet: Re: Une nuit de prison, ça redonne la raison   Mar 11 Oct - 7:36

Elle était venue, j’avais encore du mal à m’en rendre compte, mais Lily avait fait le chemin jusqu’au commissariat, en courant, pour venir me chercher. Je voyais bien qu’elle était toujours distante, certainement fâchée contre moi, mais le fait est qu’elle était là.

"Oui, j'imagine..."

Elle évoquait ces cours que j’avais pu louper, ceux que je pourrais rattraper, et moi je restais perdu dans cette spirale infernale du temps dans laquelle j’avais loupé plusieurs wagon avant de me raccrocher à la réalité. Cette réalité brute, sans décor pittoresque où j’étais là, avec Lily pour une raison différente de celles de d’habitude.

"Je heum.."


Ma main dont les plaies salement séchée n’avaient pas fini de cicatriser était dans celle de la rousse. Le simple fait de ce contact me faisait oublier ce qui s’était passé avant. Je lui demandais alors de préciser pourquoi elle voulait que je la fasse examiner.

"Un peu des deux surement."

Je pouvais voir dans son sourire gêné qu’elle se faisait réellement du soucis pour moi. Je le lui faisais comprendre, personne avant elle ne s’était soucié de moi de cette façon, et je ne crois pas que quelqu’un d’autre serait venu me chercher en courant jusqu’ici.

- Merci


Son visage devenait plus doux, ses traits moins tirés en arrière, et j’arrivais même à retrouver ces fossettes que j’aimais tant quand elle pouvait sourire. Si elle avait du mal à croiser mon regard, moi je n’arrivais pas à regarder ailleurs, la caressant avec des yeux affectueux. 

"Oui j'ai payé mais.. c'est pas important... on verra plus tard."


je n’avais aucune idée du montant que ça représentait, pourquoi elle avait fait ça, payer, pour moi ? Est ce que ça voulait dire que j’étais si important que ça dans sa vie dans laquelle aimait pointer du doigt l’existence de son copain. Ça restait toujours tellement flou, comme si le taser avait griller en plus quelques cellules grises.

- Pourquoi Lily ? Pourquoi t’es venue ? Pourquoi t’as payé ?

J’essayais de comprendre, malgré cette situation qui venait me frapper en plein visage. Venant trouver plus d’intimité dans le coin du parking, j’avais réussi à plaquer la rousse contre un armet de béton quand nos visages venaient à se rapprocher.

J’aurais tant aimé qu’elle m’embrasse, qu’elle me prouve à sa manière que je comptais, mais si je ne la voyais pas repousser mon assaut, elle ne le continuait d’aucune façon. Le cœur encore tout engourdi par les décharges électrique de la journée, il loupais encore quelques battement en attendant que Lily m’embrasse.

J’aurais du lui demander de le faire, lui dire de m’embrasser, je sais qu’elle l’aurait fait, et pourtant j’aurais aimé que ça vienne d’elle. L’officier de police grincheux nous interrompait pour me balancer ma veste au visage, et je me tu, d’une certaine façon soulagé qu’il abrège mon agonie.

J’enfilais la veste sans répliquer, n’accordant pas plus de crédit à cet homme qui restait si arrogant de par son uniforme. Je ne voulais surtout pas que Lily me voit comme ça, comme ce garçon colérique qui pouvait exploser en condition instable. Je voulais juste passer encore un peu de temps avec elle.

"Heum mais j'ai cours et..."

La voix sempiternelle qu’elle prenait pour m’annoncer ses cours qu’elle était déjà en train de manquer trahissait son envie de marcher avec moi, ce qu’elle faisait, peut être même sans s’en rendre compte elle même. Je lui demandais de me faire confiance quand je commençais à avancer.

"Te faire confiance pourquoi?"


- Parce que je pourrais te surprendre.

On s’arrêtait au milieu d’une grande rue passante, les gens avançaient, nous frôlaient, nous bousculaient presque sans nous regarder, mais on restait au milieu, et je la regardais trouver le courage nécessaire pour s’affirmer enfin.

"Pourquoi tu veux rester avec moi Michael? Pour m'humilier encore une fois? Pourquoi cette fois je suis ici avec toi? Oui, je sais encore cette question. Sauf que la dernière fois, tu t'es amusé avec moi et tu m'as laissé en plan comme la dernière des.... que tu aurais pu te faire."

J’accusais le coup de son flot de parole qui venait me lacérer le visage, comme une bombe à retardement qui venait d’exploser après être restée trop longtemps inerte. Je soupirais, en restant bête, et surpris de ce qu’elle venait de me dire.

- J’aimerais juste que tu viennes avec moi, et tu comprendras, tu trouveras les réponses à tes questions toute seule, je te le promet.

J’étais tout sauf doué pour parler de mes sentiments, et j’aurais bien du mal à avouer à Lily ce qu’elle représentait réellement pour moi. J’espérais seulement qu’elle en prendrait conscience, toute seule, même si je savais qu’elle aurait besoin que je le lui dise, plus rapidement que je ne l’imaginais.

Est ce que tu le pensais?? Ce que tu m'as dit au téléphone?

- Je …


"non en fait répond pas, parce que j'ai l'impression que dès que tu dis noir, après tu balance blanc juste pour me perdre plus encore."

Lily devenait vraiment plus entreprenante, elle appuyait chacune de ses questions avec une émotion à nue, et ne dissimulait plus son ressenti derrière ce sourire gêné qu’elle gardait malgré tout. Je caressais sa main, son poignet du bout de mes doigts avant qu’elle ne reprenne la direction qu’on avait entamée, sans savoir où elle allait.

"Je te suis. Ne me demande pas pourquoi. Mais je te suis."


- Il y a deux personnes que j’aurais aimé appeler depuis ce commissariat, c’est toi que j’ai appelé, je t’emmène voir la deuxième.


Je me mordais la lèvre, en imaginant ce que j’étais en train de faire. Ça serait vraiment la première fois que je serais aussi intime avec une fille, sans parler de nos corps nu en fusion, mais plutôt de mon cœur qui lui n’avait pas l’habitude que je le déshabille.

- La vérité, je pensais pas que tu serais venu me chercher. Je voulais entendre ta voix, et tu es là et … j’ai du mal à me rendre compte, que tu tiens assez à moi, pour avoir traversé la ville en courant.

Elle ne l’avouera pas, qu’elle tiens à moi, et si je lui avais avouer au téléphone, elle ne préférait pas que je lui certifie que c’était vrai. Alors je n’insistais pas, et on continuait à marcher jusqu’à cette grande maison dissimuler derrière les grandes allées un peu huppée de San Francisco.

Je n’aimais pas beaucoup venir ici, le chic de chacune des maisons qu’on passait ne faisait qu’accentué l’hypocrisie de la distribution des richesses de ce monde. Pourtant l’institut où était enfermé ma sœur n’aurait pas pu choisir un plus belle emplacement pour s’implanter.

On arrivait devant de grandes grilles en fonte qui ouvraient sur une très grande allée qui séparait à l’aide d’arbuste tressés dans des formes romanesque un parc qui s’étendait tout autour de la battisse aux allures de manoir ancien. J’avançais avec Lily sans vraiment lui dire ce qu’on venait y faire.

- C’est ici, j’aimerais te présenter quelqu’un.

En avançant sur la centaine de mettre de l’allée, on déboulait aux portes massives qui clôturait la maison. Une plaque de cuivre indiquait le nom de l’institut psychiatrique, en passant la porte une charmante infirmière sans blouse nous accueillait, une procédure que j’aurais aimé ne pas connaître.

« Bonjour Michael. Vous venez voir Jennyfer ? Elle n’est pas sortie de sa chambre aujourd’hui, ça lui ferait du bien de sortir un peu se promener »

- Merci, je vais essayé. C’est gentil, je devrais retrouvé la chambre tout seul.


Tournant mon visage vers Lily, je me contentais de lui sourire, il était trop tôt pour lui parler de la sœur, je pense que la rencontre vaudrait toute les description que je pourrais en faire. Je plissais les yeux, un peu gêné, mais grandissais encore mon sourire.

- Merci d’être venu. Tu viens, je vais te présenter Jenny.


Sans laisser le temps à ma voisine de tergiverser, j’attrapais sa main dans la mienne et l’emmenais dans les couloirs de cette grande maison. Il y avait des chambre numérotée, et j’avançais jusqu’à celle où se cachait ma petite sœur. Je venais à peine de frapper à la porte, d’en pousser la poignée pour ouvrir que j’arrivais à distingué le sourire de la belle aux cheveux court, d’un rose délavé.

«  Mi … Michael ??! »


La couleur de ses cheveux est plus vive en temps normal, comme le sourire de ma sœur en réalité. C’est une vraie petite pile électrique, pourtant depuis une dizaine de jour, elle restait enfermée dans cet espace capitonnée jusqu’à ce que les psychologue la juge apte à ne pas recommencer.

- J’ai quelqu’un à te présenter !

Jennypher s’avançait vers moi pour venir m’enlacer dans ses bras, je la serrais contre moi, en venant ébouriffer ses cheveux de toute façon pas coiffé. Je déposais un baiser sur son front avant de montrer Lily avec ma main pour présenter les deux filles.

[color:e624=444444]- Jenny, je te présente Lily, Lily, c’est Jenny, ma petite sœur plus têtue qu’une mule.

« Hey, tu sais ce qu’elle te dit la mule, toi et tes tatouages »

La petite aux cheveux rose me poussait avec un petit coup de coude gentil, et venait se tourner vers mon amie. Elle se moquait de mes tatouages, moi de ses cheveux roses, c'était de bonne guerre. Jenny avait toujours été maigre, mais depuis une semaine elle avait encore perdu, il faudrait vraiment que je lui retrouve de quoi se faire belle et sortir de là.

«  Petit cachotier va ! Bonjour Lily, c’est pas souvent que mon frère me présente une fille. C’est que tu dois être spéciale toi ! »

- Jenny, tu commences pas hein ? Je te laisse dix minutes, le temps de t’habiller, et on va faire un tour dans le parc du centre, tous les trois, d’accord ?

Récupérant Lily aux mains de ma sœur, je quittais la chambre avec elle pour laisser à Jenny le temps de se préparer. On reculait jusqu’à un renfoncement dans le mur et je proposais à la rousse de s’asseoir sur un petit sofa prévu à cet effet.

- Elle est pas folle … elle a juste craqué, une fois il y a dix jour. Je l’ai retrouvée en train de se vider de son sang, elle s’était ouverte les veines. J’essaie de venir la voir tous les jours, s’il te plais, ne lui dis pas pourquoi je ne suis pas venu hier.
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MessageSujet: Re: Une nuit de prison, ça redonne la raison   Mar 11 Oct - 14:19



Une nuit de prison; ça redonne la raison


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- Merci

Je me radoucis, en respirant péniblement tout de même face à lui, sa présence, cet aura qui émane de lui me destabilise toujours plus. Je me demande pourquoi j'ai raccroché aussi précipitemment, pourquoi je n'ai tout simplement pas prévenu l'un de ses amis? Puis la réponse me frappe de plein fouet et parait si évidente : je tiens tellement à lui. Il me trouble quand je suis proche de lui, mais c'est un sentiment tellement agréable, et qui ne me prive pas de dire ce que je pense. Bien que je doive me restreindre sur le fond de mes pensées.

Il me demande de lui dire combien j'ai payer sa caution, ce à quoi je répond sans vraiment y réfléchir qu'on s'en occuperait plus tard, ce qui sous entend le revoir. Il relève alors

- Pourquoi Lily ? Pourquoi t’es venue ? Pourquoi t’as payé ?

Je machouille ces mots entre mes dent, visage baissé;

"J'en sais rien en fait."C'est vrai, j'aurais pu rester à l'école, étudier, mais je le savais, en raccrochant. Je savais que je n'étais pas capable d'entendre ces mots qu'il m'a adressé à moi, avec un fond de détresse qu'il semblait vouloir masquer, sans réagir.

Nous avançons alors, et c'est là qu'il m'arrête spontanément, et se rapproche de moi, ce qui m'embrase littéralement. J'ai chaud, et ai tellement envie de céder à lui, à moi, à mes pensées, de leur faire un pied de nez. Je rapproche mon visage, mes lèvres, et m'arrête en plein élan, mes cellules grises reprenant leur contenance en me hurlant de ne pas obéir à mes pulsions, quand le policier nous interrompt sauvagement. Il renvoie sa veste à Michael, qui se contente de la passer, et de se reculer, un peu déçu. J'imagine oui... Il s'attendait à ce que je fasse comme d'habitude, lui céder. Il me fait penser à un gamin capricieux qui n'a jamais été frustré par le non.

Décidant d'arrêter de répondre par des mots ou des phrases simples et courtes, sans intérêt, je lui formule ma demande, quand il me propose de le suivre et de lui faire confiance.

- Parce que je pourrais te surprendre.


"Ca... tu l'as déjà fait... et pas dans le bon sens du terme figure toi."

Je relève le visage, m'arrête sur le sien. Il me fixe de cette façon qui est la sienne, et je sais, depuis qu'il me l'a demandé, que je vais le suivre. Je me maudis d'être aussi peu forte face à lui. Au milieu de ce trottoir, les gens piétinent, nous bousculent, grommellent car nous bloquons le passage, mais peu importe, comme à chaque fois, dans ma tête, il n'y a que lui et moi. Je voudrais tellement être plus forte que ça. Je le considère, puis, mon regard plongé dans les siens, mes lèvres remuent et lui lâchent ce que je retiens depuis que je croise et évite son regard.

Je lui lâche un peu de mon ressenti, de ce qu'il m'a fait devenir en me laissant choir après un instant aussi... sauvage et intime à la fois la dernière fois. Pourtant... Il se contente de soupirer, me dévisageant comme s'il ne s'y était pas attendu. Normal..

- J’aimerais juste que tu viennes avec moi, et tu comprendras, tu trouveras les réponses à tes questions toute seule, je te le promet.

Je le dévisage, choquée. Une excuse ça n'aurait pas été plus simple? Quelque part, je le savais que ça n'est pas son genre. Mais quand même... Mes yeux brillent de cette nouvelle humiliation. Je voudrais lui faire des tonnes de reproches, et pourtant encore une fois, ce qui sort de moi n'est pas le reflet de ce que je veux lui dire. Enfin si.. mais dans un sens différent... Je lui demande alors ce qui me brule les lèvres.

- Je … Il est destabilisé, et directement, je fais marche arrière. Je sais qu'il passe du rouge au noir en un claquement de doigts, et puis.. à quoi bon? J'ai dit, plus de Michael dans ma vie, non?! Je tourne le visage quand une personne me cogne le bras avec son coude, je crois que c'était intentionnel. Je grimace, puis reviens à la conversation, avec ce petit sourire triste, mais gêné. C'est étrange. Je veux l'éviter, je fais tout pour, mais il m'appelle... et je rapplique. Je fais pitié. Je me déteste et d'un autre côté, me congratule d'être face à lui. Je relève le visage vers le sien, mon sourire faible en coin, et je sens sa main caresser mon poignet. Je me racle la gorge, puis me met en marche, lui donnant mon accord silencieux pour le suivre.

- Il y a deux personnes que j’aurais aimé appeler depuis ce commissariat, c’est toi que j’ai appelé, je t’emmène voir la deuxième.

"Ho. D'accord." Je ne rajoute rien, et me contente de marcher à ses côtés, suivant ses enjambées. Il reprend, et je suis contente de ne pas être encore arrêtée face à lui. Masquer mon désarroi sera surement plus simple de cette façon.

- La vérité, je pensais pas que tu serais venu me chercher. Je voulais entendre ta voix, et tu es là et … j’ai du mal à me rendre compte, que tu tiens assez à moi, pour avoir traversé la ville en courant.

Je m'empourpre, moi aussi j'ai du mal à comprendre. Pire encore quand il dit qu'il voulait entendre ma voix, à moi. Mais pourquoi? Quelque part, ça me flatte énormément. Je prononce, comme un lapsus,

"Moi aussi." J'évite son visage qui se tourne vers moi pour observer ce bus insignifiant et tagué de tous côtés.

"J'ai encore plus de mal à croire que c'est ma voix que tu voulais entendre."

Je me tais et suis heureuse de ce silence nécessaire qui s'instaure entre nous durant la marche. Il m'entraîne dans le quartier plutôt bourge et bien décoré de la ville, pas très loin du commissariat d'ailleurs. Je jette des coups d'oeil curieux aux ornements, aux arbres entourés de clotures vertes, c'est .. étonnant. Alors que je pense continuer encore, il s'arrête devant une immense bâtisse, aux allures un peu froides et solennelles, qui semble dater. Un gigantesque portail en fer forgé ouvert sur la court nous laisse passer. Cet endroit me prête à frémir.

- C’est ici, j’aimerais te présenter quelqu’un.

"Ici?? Ici .. Ici??!!" Cette fois, c'était certain, je ne m'y serais jamais attendue... Nous remontons cette allée ornée d'arbustes joliment taillés, mais j'appréhende plus encore la suite des événements.

L'allée débouche sur une porte en bois ancien, immense, à l'image de cette demeure. Sur la plaque, je comprends qu'il s'agit d'un institut psychiatrique, et mon sang se glace. Non.. ça n'est pas lui qui vient d'ici..,?! De toute manière, même si c'était le cas; ça ne changerait rien. Réfléchis, il a parlé d'une deuxième personne, ne fais pas l'innocente!! Une femme nous accueille, et reconnais le beau brun. J'écoute leurs échanges en tentant de maîtriser mon étonnement qui ne fait que grandir.

« Bonjour Michael. Vous venez voir Jennyfer ? Elle n’est pas sortie de sa chambre aujourd’hui, ça lui ferait du bien de sortir un peu se promener »

Alors.. Il est gentil.. mais ça serait bien de m'expliquer qui est Jennyfer. Aucune jalousie, juste que je sache à qui je vais avoir à faire.

- Merci, je vais essayé. C’est gentil, je devrais retrouvé la chambre tout seul.


Je lui jette un regard surpris. Il a un ton et une attitude que je ne lui connais pas. Ou alors, la seule fois que je l'ai vu, c'est quand ils'adressait au professeur de littérature anglaise qu'il affectionne. Je sursaute légèrement quand il se tourne vers moi, me sortant de mes pensées, pour m'adresser un très large sourire. Je baisse mes yeux sur lui.

- Merci d’être venu. Tu viens, je vais te présenter Jenny.

"Attend... Explique moi?"

Mais déjà, il m'entraine dans un couloir, restant silencieux, et le regard sombre. Je ne regarde pas ou me mène mes pas, je le suis, les yeux braqués sur lui. La ou avant j'évitais son visage, je ne m'en détache plus. Le coeur et l'adrénaline se déchainant dans mon corps, je m'attends à... à tout. Il s'arrête face à une chambre, y frappe, et sans accord, enclenche la clinche.

La pièce est vide. Un lit, un petit bureau, une fenêtre, sans barreau mais qui ne peut s'ouvrir totalement. Une fille; accoudée au mur, près de la fenêtre, aux cheveux roses, se retourne vers nous. Je serre ma main plus fort dans celle de Michael, sans penser que ça pourrait lui faire mal,


«  Mi … Michael ??! »


Elle le reconnait, et je les observe, restant un peu en retrait, sans me détacher de ses doigts dans les miens,

- J’ai quelqu’un à te présenter !

La fille semble surprise, mais ravie, et avance enlacer le delta, qui détache sa main de la mienne pour entourer le corps frêle de cette Jennyfer. Je me recule légèrement, pour leur laisser l'intimité qu'ils doivent surement rechercher, mais Michael se détache d'elle doucement, la tenant toujours contre lui, l'embrasse affectueusement, et je regarde ailleurs. Puis il évoque mon nom, et je souris discrètement,

- Jenny, je te présente Lily, Lily, c’est Jenny, ma petite sœur plus têtue qu’une mule.


Sa soeur est ici... D'accord... Ca me fait l'effet d'une claque. Je n'ai tiré aucune ficelle sur leur relation, mais en revanche, je me dis que ça ne doit vraiment pas être évident à gérer. Je lève une main discrète, l'autre s'enfonce dans la poche de mon pantalon,

"Salut Jennyfer..." J'ignore quoi dire dans ces cas là! Il est évident que ça ne va pas, alors... quoi dire?? C'est sa soeur qui me sort de ce que je suis censée dire ou non en taclant son frère,

« Hey, tu sais ce qu’elle te dit la mule, toi et tes tatouages »

Je souris doucement, et redresse le visage quand Jennyfer se détache de son ainé pour venir me saluer de face.

«  Petit cachotier va ! Bonjour Lily, c’est pas souvent que mon frère me présente une fille. C’est que tu dois être spéciale toi ! »

Je rosis, jette un coup d'oeil, mal à l'aise à Michael, puis revient à elle

"Ho, t'inquiète, il dira rien!" Me rajoute Jennyfer,

"Salut Jennyfer... C'est pas souvent que ton frère me présente une fille non plus!" Dis-je, amusée, pour détendre l'atmosphère, et passé sur sa phrase. En quoi serais-je spéciale ? La petite soeur me dévisage, un peu trop longuement, ce qui est assez gênant, puis affiche un sourire, avant de me tendre la main. Je la lui serre, alors que Michael reprend,

- Jenny, tu commences pas hein ? Je te laisse dix minutes, le temps de t’habiller, et on va faire un tour dans le parc du centre, tous les trois, d’accord ?


Je jette un coup d'oeil à la chambre avant de m'en faire sortir par le delta. Ca me soulage, je n'aime pas l'atmosphère de cette pièce, de ce couloir.. de cette maison, tout simplement. Pourtant, je reste discrète. Déjà, il m'a emmené ici, je ne vais pas en plus exiger des explications. Je sais qu'il a énormément de mal avec ça. Muette, je suis Michael jusqu'à ce renfoncement. Il me fait signe de m'installer dans le petit sofa. Je m'execute, mais suis mal à l'aise. Je frotte mes cuisses, d'un geste répété et nerveux.

Quand la voix de Michael se fait de nouveau entendre, je le regard, posant un coude sur mon genoux, et tête dans ma main.

- Elle est pas folle … elle a juste craqué, une fois il y a dix jour. Je l’ai retrouvée en train de se vider de son sang, elle s’était ouverte les veines. J’essaie de venir la voir tous les jours, s’il te plais, ne lui dis pas pourquoi je ne suis pas venu hier.

Je le considère, médusée. Quoi dire à ça?! Après ça, je me sens toute ridicule. Je le regarde, mes pupilles cherchant quoi dire à travers son regard. Je me mords la lèvre, et soupire. Il fait preuve d'une confiance en moi qu'il ne m'a jamais démontré par le passé. Il se montre faible et franc. Ce qui me touche encore plus profondément. Je ne vais pas faire ma curieuse sur la raison de la tentative, j'imagine que ça ne doit déjà pas être réjouissant de me parler de tout ça. Et je lui en suis reconnaissante.

"Ho... D'accord. Je ne dirais rien." Je jette un coup d'oeil au couloir, "Vous avez combien d'écart? Vous semblez proches..."

Une porte claque, et des pas se rapprochent de nous. Jennyfer apparait alors, et nous sourit, d'une façon entendue,

"Pas de cochonnerie ici, c'est très surveillé hein?!"

Je m'empourpre, et me relève, précipitemment, puis les suis dehors. Passant la porte de derrière qui mène dans un énorme jardin zen, Jennyfer se tourne vers moi après s'être amuée avec son frère,

"Alors.... Lily c'est pour... Elyse ?"

Je grimace,

"Elysabeth, mais je préfère Lily si ça te dérange pas."

- Ha.. ba pourquoi, c'est très beau Elysabeth?!

"Parce que c'est comme ça que mon père m'appelait en hurlant quand il était soul!" je répond simplement, oubliant la présence de Michael, le temps d'une seconde.

"Ha.. ok alors!" elle se tourne vers son frère, "qu'est ce que t'as fait hier, je parie que tu couchais encore avec une nana pour me laisser en plan ici toute seule?"

J'imagine qu'elle détourne la conversation, et je trouve ça... très sympa de sa part. Je capte le désarroi de Michael, et me rapproche à leur niveau. Nous formons un triangle à côté d'un petit point d'eau ou nagent des carpes Coï. Si Michael n'est pas venu hier, c'est ma faute.

"Ho, c'est.. à cause de moi..." Elle me dévisage, un sourcil arqué, "Oui, je enfin... Je voulais absolument rencontrer un écrivain, et il y avait un monde fou... mais si j'avais su qu'il devait venir.. Je suis désolée." Je baisse le visage, honte de mon petit mensonge. Puis relève la tête et capte le regard de Michael. Si tout à l'heure, j'ai fait marche arrière pour l'embrasser, la, maintenant, j'en ai très envie. Rien qu'avec ce regard qu'il m'envoie. Nous nous fixons intensément, jusqu'à ce que sa soeur nous rappelle,

"Youhou, je suis là!!" Je souris, amusée, et coupe le lien visuel avec Michael, avant de regarder sa soeur. Elle est frêle, semble fragile, et je capte les entailles sur ses bras.




















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MessageSujet: Re: Une nuit de prison, ça redonne la raison   Mar 11 Oct - 18:43

Elle était la cause à la fois de cette incarcération, et de ma libération, en y réfléchissant bien, Lily Baker était devenue régente de ce qui passait dans ma vie sans même que je m’en aperçoive. Je crois que ça devrait me faire peur, pourtant je trouvais ça agréable, presque rassurant.

"J'en sais rien en fait."

Elle était venue me chercher, dès que je l’avais appelé, alors que j’aurais imaginé qu’elle était fâchée, outre le fait qu’elle ne voulait plus m’adresser la parole en cours, elle était là. Je l’en remerciais, je crois que c’était de circonstance, même si les deux sur le coup restions complexé par la situation.

Sur le perron du commissariat, il y avait eu ce rapprochement, et plus bas, contre la murette, je tentais de la presser contre moi. Je crois que j’espérais qu’elle me témoigne son affection d’une façon qui ne nous laisse ni l’un ni l’autre de glace, dans un baiser dont elle à le secret.

Pourtant j’attendais, me brûlant les lèvres à la commissure de sa peau, mon cœur s’emballait seul, sans que rien ne se passe avant que l’officier fier et arrogant ne me jette ma veste comme à un chien qui aurait oublié son dû. Je la renfilais, penaud, demandant à Lily de me suivre un instant, lui proposant une idée vague sur une rencontre qu’elle devrait apprécier.

"Ca... tu l'as déjà fait... et pas dans le bon sens du terme figure toi."

- Laisse moi une chance de te prouver que je la mérite.


Si elle venait avec moi, je consentais à lui céder toute une part de moi, cette part que personne ne pourrait se vanter de connaître. Le centre de ma sœur était à côté, j’avais très envie de la voir, et dans la même occasion, je crois que j’avais envie d’y conduire Lily.

Une façon de la remercier d’être là, de lui montrer que ce garçon fier et un peu arrogant, ce Delta aux allures suffisantes, ça n’était pas moi. Je ne me rendais même plus compte de ce que la maison avait fait de moi, mais à vouloir devenir populaire, j’avais perdu une partie de mon âme.

"Ho. D'accord."


La rousse avançait avec moi en quittant le commissariat, on dévalait les rues doucement pour entrer dans le quartier chic de la ville. Les rues, les habitations changeaient de style, et même les gens et la tête des chiens qu’on prenait, tout avait l’air plus classe de ce côté de la ville.

"Moi aussi."

Je la conduisait jusqu’au centre d’hospitalisation psychiatrique, une clinique plus précisément, une grande maison où se reposaient les cas pas si grave. Le temps d’une pause, j’expliquais à Lily que si je l’avais appelée, elle, c’est vraiment que j’avais envie de l’entendre, quoi qu’elle puisse en penser.

"J'ai encore plus de mal à croire que c'est ma voix que tu voulais entendre."

- J’aurais adoré la voix de Taylor en fait, mais je connais pas son nom de famille.

J’avais fait appeler Lily, sans même connaître son numéro de téléphone, avec une inconnue ç’aurait été compliqué. Je voulais juste embêter la rousse, qu’elle me jette se regard un peu noir, et en riant doucement je pressais avec deux doigts contre son épaule.

- Arrête, si je t’ai appelé toi, c’est que j’en avais envie.

Lily avait constamment ce besoin qu’on l’aide à se faire confiance, c’était un peu agaçant de devoir sans cesse lui prouver qu’elle avait de l’importance, surtout quand le jeu n’en était plus un, et qu’il me fallait mettre à nu mes émotions pour qu’elle comprenne que je ne jouais pas.

On marchait, jusqu’à la grande maison où la sœur était internée. L’allée était démesurément grande, et les arbres autour magnifiquement bien arrangé, pourtant en entrant, l’intérieur restait des plus sobre, sans décoration apparente aux murs.

"Ici?? Ici .. Ici??!!"

- Ici !

On était accueilli par une dame que je pouvais voir maintenant régulièrement, qui savait pour qui j’étais là. De suite elle indiquait l’état de ma sœur qui ne voulait pas sortir de sa chambre, et je confirmais que j’allais faire mon nécessaire pour la sortir.

"Attend... Explique moi?"

Lily restait perplexe, et je pouvais la comprendre cette fois. On était les deux, devant cette grande maison qui faisais un peu peur en vrai, à l’intérieur c’était flippant, trop pour que j’y laisse ma sœur seule. J’emmenais la rousse avec moi dans les couloirs en essayant de la rassurer.

- T’inquiète pas, c’est ici.


On arrivait devant la porte, je la reconnaissais, et sans gêne je venais l’ouvrir pour retrouver le sourire discret de ma sœur. Elle levait les yeux sur moi en me détaillant un instant avant d’avancer pour que je la prenne dans mes bras. Ça me faisait plaisir de les présenter les deux, et après le câlin je me décalais pour les présentations.

"Salut Jennyfer..."


C’était vraiment totalement nouveau, Inès connaissait ma sœur, parce qu’on a grandit ensemble, mais à part elle, les filles du campus, nan jamais personne n’avait vu ma sœur. Là j’emmenais Lily en qualité d’amie pour partager ce moment avec elle.

J’étais à la fois gêné, et rassuré par cet échange qui s’avérait plus facile que je l’aurais imaginé. Ma sœur n’était pas du genre timide, et elle le montrait une fois de plus en venant naturellement vers la rousse qui saluait poliment.

"Ho, t'inquiète, il dira rien!"

"Salut Jennyfer... C'est pas souvent que ton frère me présente une fille non plus!"

- J’ai compris, je suis pas du genre partageur.

Le pire c’est que les deux filles s’avéraient être un peu possessive, c’était un pari risqué que de les confronter ensemble, pourtant aujourd’hui j’avais envie de les voir toutes les deux. Indiquant à ma sœur qu’elle devait s’habiller pour qu’on sorte dans le parc les trois, je la laissais en récupérant la rousse avec moi.

J’aurais pu imaginer la rencontre autrement, mais j’étais content de la façon dont ça se passait, emportant Lily avec moi plus loin dans le couloir, je la faisais s’asseoir sur ce sofa, lui parlant un peu plus de ce qui avait conduit ma sœur jusqu’ici.

"Ho... D'accord. Je ne dirais rien." "Vous avez combien d'écart? Vous semblez proches..."

- 1 ans et demi, pas grand-chose. Mais si je suis un frère protecteur, fait attention, c’est une petite sœur jalouse. Elle aime pas que je passe du temps avec d’autres filles qu’elle.

Quand on était plus jeune, je passais beaucoup de temps avec Jenny, et en grandissant, je m’étais laissé séduire plus facilement par le charme de ses copines qu’elle remmenait à la maison, ce qui avait tendance à l’énérvée pas mal je devais avouer.

"Pas de cochonnerie ici, c'est très surveillé hein?!"

- T’as vu, je t’avais dis ?

Prenant Lily en porte à faux, j’expliquais par l’image que ma sœur était un peu jalouse et possessive. On riait un peu ensemble et venait sortir dans le petit jardin, enfin le grand jardin qui bordait la propriété. C’était juste magnifique et apaisant cette verdure soignée.

"Alors.... Lily c'est pour... Elyse ?"


"Elysabeth, mais je préfère Lily si ça te dérange pas."

- Ha.. ba pourquoi, c'est très beau Elysabeth?!

"Parce que c'est comme ça que mon père m'appelait en hurlant quand il était soul!"

- En vrai il y a des petits nom que Lily aime bien, mais je ne divulguerai pas ses secrets !


Tirant la langue vers la belle rousse, j’imaginais sa façon de réagir, de rosir à chaque fois que je l’appelais Princesse, ou Lily la tigresse. On marchait doucement, et j’étais content d’avoir les deux filles qui importait pour moi aujourd’hui.

- Hein princesse ? Que t’aime ça quand je t’appelle comme ça !


"Ha.. ok alors! Princesse, t’as rien trouvé de pire encore ? Appelle là roudoudou tant que t’y es, faut pas te laisser faire Lily"

Jenny avait toujours eue des idées bien à elle, je souriais en imaginant la tête de Lily si je voulais l’appeler roudoudou. C’était hors de question, et j’aimais bien princesse. On continuait, et quand ma jeune sœur continuait ses questions, j’étais surpris de voir mon amie aussi spontanée.

"qu'est ce que t'as fait hier, je parie que tu couchais encore avec une nana pour me laisser en plan ici toute seule?"

- Je … en fait …

"Ho, c'est.. à cause de moi...""Oui, je enfin... Je voulais absolument rencontrer un écrivain, et il y avait un monde fou... mais si j'avais su qu'il devait venir.. Je suis désolée."

Je ne savais même pas comment j’allais me tirer d’affaire quand Lily venait inventer un mensonge, ou du moins détourner la réalité du moment pour m’excuser auprès de ma sœur. Je dévisageais ma voisine à ce moment là, avec des yeux mielleux.

"Youhou, je suis là!!"


Me mordant la lèvre, je me rendais compte que la rousse faisait vraiment des efforts incroyable pour moi, et je n’étais pas sur de mériter encore une fois ça. Mais quand Jenny se récriait, je passais une main sur son épaule, en la faisant se tourner de force.

- Jenny, tourne toi !

Un peu autoritaire, je la faisais se tourner, en sachant bien qu’elle ne tarderait pas à me sauter dessus. Mais je profitais d’un quart de seconde que ça nous offrait pour attirer Lily vers moi et l’embrasser. Juste trois seconde, le temps de sentir sa langue sur la mienne quand Jenny nous poussait les deux, un peu furieuse.

« Eeerk, nan, putain dégoutant !!! si tu veux faire ça, tu viens plus me voir ici ok ? »

- Je suis désolé ma chérie.

J’enchaînais tout de suite en venant caresser les cheveux cours de ma sœur et poser un bisou sur son front. C’était à cause de ça, une relation qui c’était mal passée qu’elle était là, et c’était mal venu de lui coller un débordement d’affection.

Mon corps contre celui de Jenny, je la serrais un peu, et soupirais en regardant Lily, comme pour lui demander tacitement pardon. Je caressais le visage de ma sœur, et la relâchait en prenant une idée différente, une gourmandise qu’elle ne refusait jamais.

- Qui est partante pour une crêpe nutella ? j’ai vu qu’ils avaient sorti le chariot à l’accueil ?

J’attendais que les deux filles répondent d’une façon enthousiaste, et j’osais les laisser seule, juste trois minutes le temps de passer la commande et de revenir avec trois crêpes bien chaude. Avec une main dans chacune de celle des filles, je joignaient nos trois mains, comme un symbole.

- Soyez sage d’accord ?

« Micahel !! qu’est ce que tu as fait à ta main ? MICHHHAEL, revient ici !! »

Je m’étais déjà retourné, et je me mordais la lèvre en laissant les deux filles seule. Je ne voulais pas imposer un nouveau mensonge pour Lily, et j’espérais dans le fond qu’elle répondrait ne pas savoir non plus. Ça me prenait une dizaine de minutes pour revenir avec les crêpes jusqu’aux filles, et on s’installait sur des rochers à côté de cette marre au canard où deux d’entre eux se battaient un morceau de pain.

- Lily est une fan d’Amélie Nothomb, même qu’elle vient de récupérer un autographe.

« C’est vrai ? Montre moi !! Pfff, et tu m’as rien pris pour moi ? Michael, t’es chiant, tu sais que je l’aime aussi moi Amélie »
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MessageSujet: Re: Une nuit de prison, ça redonne la raison   Mer 12 Oct - 8:31



Une nuit de prison; ça redonne la raison


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- Laisse moi une chance de te prouver que je la mérite.

Et c'est ce que je décide de faire, silencieusement. Je me reproche de ne pas pouvoir lui tenir tête plus encore, mais j'en suis tout simplement incapable. Pourtant, il faudra bien, à un moment donné que je suive mes propres directives : le tenir loin de moi. A le revoir, je suis replongée dans cette humiliation, dans ce parc, et ça me secoue légèrement.

Nous avançons pour entrer dans ce quartier bon chic, bon genre. Pas le mien en tout cas, puisque j'ai grandit dans une maison de banlieue, dans un quartier dit moyen. Je n'ai jamais été à l'aise dans ce genre de milieu, et pourtant, j'ai toujours rêvé d'en faire partie. Arrivant dans une rue, Michael ralentit le pas, quand je lui affirme que j'ai du mal à croire qu'il voulait m'entendre moi.

- J’aurais adoré la voix de Taylor en fait, mais je connais pas son nom de famille.

Je sais qu'il le fait exprès, pour me taquiner, et pourtant, mes yeux s'assombrissent, car finalement, je n'arrive pas toujours à trouver la vérité du mensonge quand il me parle. Je reste là, avec mon air contrarié, et il me précise, en appuyant sur mon épaule,

- Arrête, si je t’ai appelé toi, c’est que j’en avais envie.

"T'as tellement d'envie Michael, c'est dur de te suivre..." je souffle, un peu blasée.

Je lui emboite le pas dans cette allée gigantesque, bordée d'arbres tordus en tout genres, et me met à son niveau pour découvrir cette maison que je découvre, toujours en levant le visage vers le haut. Immense, un peu ancienne mais pourtant bien conservée. Le genre de batisse qui fait fureur dans les films d'horreur. Lui demandant si c'est bien là qu'il veut m'emmener, d'une façon un peu naïve, il se contente de répondre,

- Ici !

"Ho."

Je le dévisage, alors qu'il observe la maison. Il est si beau. J'inspire doucement, et c'est une femme d'un certain âge qui me sort de ma contemplation en reconnaissant Michael. Je les laisse échanger, elle lui parle d'une Jennyfer, qui n'a pas envie de sortir de sa chambre. Dans le fond, je redoute un peu le visage de cette fille qu'il m'amène voir. Je n'ai pas vu beaucoup de films de suspense et de frissons, mais le peu .. me rappelle un peu cet endroit en fait. C'est idiot et naïf, je sais.

Je lui donne la main, et il m'emmène dans un long couloir, bordé de portes. Derrière certaines d'entre elles, des cris s'échappent. Il s'arrête devant l'une d'entre elle, et me rassure. Je dois vraiment avoir l'air inquiète. Et c'est le cas.

- T’inquiète pas, c’est ici.

"Je te suis." dis-je pour me donner une contenance, mais en serrant sa main plus fort encore dans la mienne.

Il ouvre cette porte et c'est la que cette jolie fille, un peu frêle, aux yeux cernés et aux cheveux roses délavés s'approche de lui, surprise, mais ravie. Il me présente alors sa petite soeur, comme quelqu'un de têtue. Cette dernière quitte un peu son ainé pour s'avancer vers moi, me saluer et me dire qu'il ne lui présente pas souvent de filles. Après un regrad échangé, je m'amuse à lui répondre que moi non plus.

- J’ai compris, je suis pas du genre partageur.

Il a une façon de marmonner ça, qui me fait sourire très affectueusement. Je capte le regard complice de sa soeur, qui m'adresse un large sourire, et souffle quand son frère la pousse à s'habiller. Mais il ne lui laisse pas le choix de répondre puisqu'il nous entraine à l'extérieur de sa chambre.

Trouvant un petit canapé dans le couloir; nous nous y installons. Mes genoux tournés vers lui, je n'aborde pas la raison de l'enfermement de sa soeur dans cet endroit que je trouve glauque et sordide, alors qu'il ne l'est pas tant que ça. M'intéressant à autre chose, il me répond

- 1 ans et demi, pas grand-chose. Mais si je suis un frère protecteur, fait attention, c’est une petite sœur jalouse. Elle aime pas que je passe du temps avec d’autres filles qu’elle.


Pourquoi me met-il en garde? Sait-il que parce que je suis ici, ça signifie que je suis à lui? Je fronce légèrement les sourcils,

"Pas de risques, je passerais plus trop de temps avec toi de toute façon." dis-je comme pour lui rappeler le caractère spécial de ma présence ici, et surtout pour m'en assurer.

Sa soeur nous interrompt alors, et je souris, gênée, intimidée, tandis que Michael me prend à partie

- T’as vu, je t’avais dis ?

J'hausse les sourcils en signe d'accord, puis les suis tous les deux, qui se cherchent et se chamaillent. Je n'ai jamais eu de frères ou de soeurs, et quelque part, heureusement!

Sortant dans l'immense jardin, je reprend une dose d'air bien méritée dans mes poumons. C'est tellement agréable. Jennyfer me questionne alors naturellement. Tous les deux, ils ont la même facilité à aborder les gens en fonction de leur humeur, c'est évident. Je lui indique la totalité de mon prénom et quand elle me le demande, lui explique la raison du diminutif. Michael ne réagit pas à ce que j'apprend à sa soeur, évidemment qu'il n'en a rien à faire de ma vie, tout ce qui l'intéresse c'est de me caresser. A cette idée, je jette un coup d'oeil à sa main, et la revoit sur mon sein. Je rougis, et quand il reprend la parole, déglutis,

- En vrai il y a des petits nom que Lily aime bien, mais je ne divulguerai pas ses secrets !

Je l'observe, curieuse,


- Hein princesse ? Que t’aime ça quand je t’appelle comme ça !


"Non, pas du tout, je... je n'aime pas ça." Je me défend, mais vraiment très très mal! Je m'empourpre plus encore, et fort heureusement, sa soeur prend le relais de la parole, me laissant souffler un peu.

"Ha.. ok alors! Princesse, t’as rien trouvé de pire encore ? Appelle là roudoudou tant que t’y es, faut pas te laisser faire Lily"

Je m'esclaffe légèrement, elle n'a pas tort du tout! Faisant passer mes roseurs, Jennyfer questionne son frère, d'une façon plus autoritaire et triste sur la raison de son absence de la veille.

- Je … en fait …

Ca fait le tour dans mon esprit, et je ne veux pas qu'il s'embourbe par ma faute. Mal à l'aise avec l'idée de mentir, je le suis encore plus avec l'idée que sa soeur lui en veuille par ma faute. J'explique une raison détournée de la vraie, et quand je me tais, Jennyfer nous lance des regards à tour de rôle, tandis que ce lien visuel que nous échangeons avec Michael est réellement intense. Pire encore. Quand il se mort la lèvre, j'en ai des sueurs froides, puis chaudes. Sa soeur nous rappelle sa présence, et j'ai le coeur qui tambourine comme un dingue

- Jenny, tourne toi ! lui ordonne t-il, la faisant tourner pour qu'elle soit dos à nous. Je ne peux quitter mon regard de lui, et c'est une fois que sa soeur ne nous voit pas qu'il me fait s'approcher de lui de deux pas.

Sans me laisser le choix, et d'un autre côté, je suis soulagée de ça, il pose sa lèvre sur la mienne. J'arrête de respirer le temps de cet échange, et ma langue vient gouter la sienne, alors que..

« Eeerk, nan, putain dégoutant !!! si tu veux faire ça, tu viens plus me voir ici ok ? »

Je me recule de lui, joues rouges et honteuse. Si sa soeur est jalouse et possessive pourquoi il a fait ça devant elle, ça n'était aps très malin... Pourtant, je suis toute retournée par ce baiser qui n'a duré que le temps d'une respiration

- Je suis désolé ma chérie.

Il vient alors prendre affectueusement sa soeur dans ses bras, lui caresse les cheveux, alors que Jennyfer grommelle, refuse, puis se laisse tout de même prendre au jeu. C'est amusant et si beau de les voir ainsi. Personnellement, je suis totalement chamboulée par cet échange visuel et ce baiser. Je croise le regard de Michael et ne comprend pas ce qu'il essaie de me faire passer. Je fronce les sourcils pour lui faire comprendre mon désarroi, et il se détache alors pour proposer une douceur,

- Qui est partante pour une crêpe nutella ? j’ai vu qu’ils avaient sorti le chariot à l’accueil ?

"Moi!! Moi j'en veux bien une..."

Je souris, intimidée, et gênée,

"Je suis allergique au chocolat..." Et c'est un traumatisme de ne pouvoir manger quelque chose d'aussi délicieux.

Michael me fait signe qu'il me prendra autre chose, puis attrape nos mains, les joints ensemble et nous fait promettre,

- Soyez sage d’accord ?

« Micahel !! qu’est ce que tu as fait à ta main ? MICHHHAEL, revient ici !! »

Mais il est très fort pour esquiver les conversations ce garçon... Sa soeur se retourne vers moi, me toise, d'une façon peu agréable. Je toussote légèrement, jette mon dévolu sur ce point d'eau, puis elle me dit,

"Qu'est ce qu'il a fiat à sa main??"

Je rougis,

"J'en sais rien." je mens honteusement,

"Tu sais pas mentir Lily..." Pourtant, j'ai bien réussi tout à l'heure avec l'auteur... J'inspire, et regarde ailleurs,

"C'est calme ici..."

"Un peu trop... mais bon ça fait du bien hein.."

Je tourne le visage vers elle. Elle regarde dans la même dirction que moi et semble ravagée par je ne sais quoi. Je n'ose pas lui demander ce à quoi elle pense, et son frère revient avec nos crêpes dans sa main. Nous nous éloignons pour nous installer tranquillement,

- Lily est une fan d’Amélie Nothomb, même qu’elle vient de récupérer un autographe.

« C’est vrai ? Montre moi !! Pfff, et tu m’as rien pris pour moi ? Michael, t’es chiant, tu sais que je l’aime aussi moi Amélie »

Je pose ma crêpe sur le rocher, et sors mon livre de mon sac afin de le tendre à sa soeur. Cette dernière le feuillète, au moins, mon mensonge est validé avec cette preuve.

"Je savais pas que tu aimais aussi lire?" D'un autre côté je savais pas qu'elle existait sa soeur...

"Michael, elle sait pas mentir ta copine. Elle m'a dit qu'elle savait pas ou tu t'es fait ça, mais c'est évident que si, alors change pas d esujet stp..."

Je baisse le visage, récupère mon livre, et laisse Michael s'en dépêtrer, je ne sais pas quoi rajouter. Ce n'est que lorsque je l'entend éclater en sanglot que je reviens à la conversation. Je dévisage Michael, interdite. Pourquoi pleure t-elle ainsi? C'est ridicule comme question... pourquoi est-elle ici surtout ?!




























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MessageSujet: Re: Une nuit de prison, ça redonne la raison   Mer 12 Oct - 18:31

Je ne m’attendais pas à ce qu’elle vienne me chercher, et j’avais encore du mal à me faire à cette idée, pourtant, un peu moins fermé que d’habitude, je laissais entendre à Lily que j’appréciais son geste, lui affirmant que si je l’avais appelée elle, c’est que j’en avais envie. Ma petite blague sur sa camarade de classe mis à part, je restais satisfait de passer plus de temps avec la rousse.

"T'as tellement d'envie Michael, c'est dur de te suivre..."


Elle me suivait, à ma demande, même en prétextant qu’elle avait cours, Lily décidait quand même de venir avec moi, jusqu’à la maison où était restée ma petite sœur. J’avais cette idée de les présenter les deux, est ce que c’était une bonne ou mauvaise idée ? Ce que je savais, c’est que c’était venu comme ça, comme une évidence.

"Ho."

En traversant plusieurs petites rues avant d’arriver dans ce quartier que je connaissais bien, on rejoignait l’institut psychiatrique où était gardée ma petite sœur. Nos parents friqués avaient à l’esprit de choisir le meilleur centre pour elle, moi je leur en voulais de s’occuper d’elle maintenant alors que c’était des années plutôt qu’elle aurait eu besoin d’attention.

On pénétrait dans la bâtisse aux allures généreuses et je conduisais Lily jusqu’à la chambre de Jennyfer. Je venais la voir régulièrement, je crois que j’étais son seul visiteur chaque jour en fait, et ça lui faisais du bien, à moi aussi, j’adorais passer du temps avec ma pimbêche de sœur. Arrivant devant la porte, je venais l’ouvrir en indiquant à ma voisine qu’on arrivait.

"Je te suis."

Ma sœur était là, prostrée, meurtrie, mais quand même son sourire, aussi léger fut il venait illuminer doucement son visage trop maigre. Je la présentais à Lily, et les deux filles discutaient doucement, faisant même comme si je n’étais pas là en comparant le fait qu’à ni l’une ni l’autre j’avais parlé de chacune.

J’esquissais un sourire, je crois que ça me plaisait, de les voir communiquer. Ma sœur souriait, et je crois que rien ne pouvait me faire plus plaisir. Je la laissais se préparer pour qu’on la sorte un petit coup, le temps d’emmener ma camarade à côté pour patienter. Je lui parlais un peu de Jenny, en lui expliquant combien elle pouvait être jalouse et possessive.

"Pas de risques, je passerais plus trop de temps avec toi de toute façon."

- J’avais oublié qu’on devait plus se revoir. Tu as déjà un COPAIN.

J’insistais sur le mot, pour lui montrer que j’avais bien conscience de son histoire avec Noa, même si j’étais totalement perturbé avec ça, savoir où elle en était. Est-ce qu’elle-même savait ? Je la toisais du regard, jusqu’à ce que Jenny sorte de la chambre et nous surprenne, en nous rappelant sa présence.

Pas question de la laisser seule, et dès qu’elle était là, je la rejoignais, avec Lily pour qu’on aille les trois faire un tour dans le jardin du centre. Si Jennyfer était possessive, moi j’adorais l’idée d’avoir les deux filles qui comptaient pour moi au même endroit. Fissurant ma carapace de Delta, j’acceptais de montrer ce garçon plus fragile que je cachais en mois.

"Non, pas du tout, je... je n'aime pas ça."

La balade dans le parc débouchait sur des questions de ma sœur curieuse comme un pou. Il fallait dire qu’elle restait enfermée ici, seule, alors quand elle pouvait s’exprimer, elle n’hésitait pas. Je venais taquiner Lily en avouant qu’elle aimait que je l’appelle princesse, et si ça la faisait rosir, la réaction de ma sœur ne me laissait pas de marbre.

- Arrête, sinon je t’appelle comme quand on était petit. C’était comment ? Poupette, poupette poupette !!!

«  Méchant ! »

Je m’esclaffais en rappelant me petit nom qu’elle détestait quand elle était petite et elle venait me frapper gentiment avec son poing sur mon torse, je riais, en regardant Lily qui avait l’air un peu surprise avec les échanges que j’avais avec ma sœur. C’était un moment agréable, doux, et si j’adorais Jenny, quand je regardais la rousse, mon cœur s’accélérait.

Je crois que j’ai eu un petit bug à cet instant, contemplant les yeux de la rousse quand ma sœur venait m’interrompre, je lui demandais de regarder ailleurs pour embrasser Lily. Ça n’était pas pour embêter la petite aux cheveux roses, juste parce que j’en avais très envie, et si le moment était écourté, j’en avais profité.

Dans mes yeux, Lily pouvait voir que j’avais apprécié, et si je restais sage pour ma sœur, je n’en pensais pas moins. En essayant de changer un peu d’atmosphère, je proposais aux filles de leur chercher une crêpe, et j’essayais de savoir si ça les tentait, imaginant que ça serait une question rhétorique.

"Moi!! Moi j'en veux bien une..."

"Je suis allergique au chocolat..."


- Ha mince … je suis désolé. Confiture alors, fraise, pomme ? Cassis ?

J’écoutais sa réponse de loin, parce que quand Jenny faisait allusion à ma main je me défilais en courant vers les crêpes. Je savais que je ne m’en sortirais pas aussi facilement, mais on dirait que j’ai eu un peu de répit. Pendant cinq minutes je récupérais ma commande en essayant de voir ce que je pourrais dire à ma sœur sans l’inquiéter.

Elle avait assez à gérer de son côté sans s’occuper de mes soucis de gestion de la colère. Quand je retournais vers les deux filles, j’essayais de changer totalement de sujet en tendant les crêpes, pointant du doigt l’autographe d’Amélie Nothomb, ce qui rendait Jennyfer un peu déçue au final que je n’aie pas pensé à elle.

- Je suis désolé … J’ai le droit de rejeter la faute sur Lily ? J’étais trop occupé à regarder ses yeux pétillants en face d’Amélie Nothomb et … j’ai pas pensé que ça te plairait. Demain elle est encore là je crois, j’y retourne promis ! Et je t’en remmène un.

Lily sortait le livre signé pour le montrer à ma petite sœur, elle le prenait avec des gros yeux curieux, j’aimais bien la voire comme ça. Je ne sais pas si la séance d’autographe aurait encore lieux demain, mais je m’arrangerais comme je pourrais pour chercher l’autographe jusqu’au bout du monde s’il le fallait.

"Je savais pas que tu aimais aussi lire?"

- C’est de famille, enfin, la lecture, parce que moi tu ne me feras pas lire des niaiseries comme celle que lit Jennyfer.

La plus maigre venait me tirer la langue pour me montrer qu’elle ne se laisserait pas intimidée par ce que je dis, et attrapait ma main pour revenir sur le sujet de cette ci. Je n’avais pas dû assez insister sur la conversation littéraire, Jenny voulait savoir ce qui s’était passé pour que je laisse des traces pareilles sur ma main.

"Michael, elle sait pas mentir ta copine. Elle m'a dit qu'elle savait pas ou tu t'es fait ça, mais c'est évident que si, alors change pas d esujet stp..."

- Je me suis battu avec une vitre et j’ai perdu, contente ?!

«  Nan pas contente !! Michael, t’es chiant ! »

Mes yeux s’assombrissaient un peu, mais la petite voix de ma sœur ne pouvait que m’attendrir. Je retirais ma main de sa vue, pour venir la passer dans celle de Lily quand je voyais Jenny commencer à sangloter. Qu’est ce qu’elle avait ? Les larmes explosaient sur son visage et elle se mettait à pleurer, d’un coup.

- Jenny, non …


Je me rapprochais d’elle pour venir la prendre dans mes bras. Je m’agenouillais pour être au niveau de son torse, et je l’entourais, ma tête contre son ventre. J’essayais de la calmer un peu, mais elle venait frapper au niveau de mon dos avec ses petites mains menues en appuyant sa tête par-dessus la mienne, séchant ses larmes dans mes cheveux.

« Il y a que moi qui ai le droit de me faire du mal, d’accord ? Je t’interdis Michael de faire ça, tu écoutes, je … t’interdiii »

En la laissant évacuer ce qu’elle avait en elle, je venais la soulever dans mes bras pour la porter, jusqu’à un petit banc où j’allais l’assoir. D’une main j’indiquais au personnel du centre que je m’en occupais, et j’essayais un sourire rassurant à Lily pour ne pas qu’elle s’inquiète non plus pour la situation.

- Chuut, c’est rien, c’était un accident, d’accord ? Je vais bien, promis.

«  Nnnoo oon … tu va pas biibi biieen … Lil .. llily, tu peupeu … m’appoorter de l’eau ? S’il te plait … »

Je restais à genou devant Jenny, caressant ses joues de mes mains pour essayer de la calmer un peu. Il faut dire que ma sœur avait un caractère bordeline, elle avait toujours été hyper émotive. Je me contentais de la regarder, de lui sourire jusqu’à ce que ses larmes arrêtes et qu’elle retrouve tout doucement un petit sourire.

C’était comme ça, après la pluie, le beau temps, mais ça restait toujours un peu gris quand même. Quand Lily revenait avec une bouteille d’eau, ma sœur l’attrapait et venait l’ouvrir entre ses mains. Elle prenait ma main pour venir essuyer le sang sécher, en utilisant le tissu de sa robe qu’elle soulevait pour nettoyer ma main.

«  Lily, tu dois le surveiller d’accord ? Parce que mon frère, il fait des bêtises quand il est tout seul. »

- T’sss, Jenny arrête.

Quand j’essayais de retirer ma main, elle venait la tirer plus fort, sous sa robe qu’elle utilisait comme un tampon humide pour faire partir la crasse et le sang. Ses yeux étaient vraiment sévère, comme si elle m’en voulait pour de vrai, je détestais la voir comme ça, et je n’avais pas anticipé sa réaction face à la situation.

«  TOI arrête. Michael, me laisse jamais toute seule, jamais, jamaiiis »

Elle recommençait à pleurer, et j’avançais ma tête contre elle, pour venir poser mon front sur le sien. Je soupirais, et restais comme ça pendant cinq minutes à essayer de la calmer. Récupérant ma main, je caressais sa joue, la cajolant, laissant du fait Lily de côté, imaginant que ça n’était certainement pas très rigolo pour elle.

- Je serai là, toujours, toujours, toujours, d’accord ?

«  Dd …d’accord … »

- Ma main va mieux, et Lily … et s’occupera de moi, elle va me surveiller.

Essayant de remettre Jenny sur pied, je l’aidais à se relever, et décidais de continuer la balade dans le parc. Quand on arrivait dans un grand jardin fleuri, Jennyfer se mettait à courir comme une enfant, elle adorait cet endroit, elle pouvait passer des heures juste assises devant une fleur, à l’observer sans rien dire.

«  Je reviens !!! »

La belle aux cheveux roses s’en allait toute seule devant en relâchant ma main. J’étais content de la voir retrouver des couleurs, et quand elle était assez loin pour ne plus s’occuper de nous, je me rapprochais de Lily. On continuait à avancer dans la direction des fleurs, mais plus doucement, mon bras pas loin de celui de la rousse la frôlait.

- Je suis désolé … Je me rend compte que ça doit être pénible pour toi. Tu as le droit de partir si tu préfères.

Je regardais ma sœur sautiller au milieu de l’herbe, avant de tomber à genou devant cette magnifique fleur aux couleurs exotiques. La tête de Jenny se penchait sur le côté et elle examinait la plante comme une scientifique en plein exercice. Moi je me tournais vers Lily pour lui attraper la main, et plonger mes yeux dans les siens.

- Pourtant, ça me ferait plaisir que tu restes.

Mes yeux restaient dans les siens, et je la regardais avec insistance et témérité. Chacun de mes membres se crispaient, je me sentais tituber, mais une aura de plénitude venait m’envelopper. Je me sentais bien, vraiment bien, et un sourire gêné naquis sur mes lèvres, sans même que je m’en rende compte.

- Elysabeth … je suis désolé si je t’ai fait du mal, ça n’a jamais été mon intention.
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MessageSujet: Re: Une nuit de prison, ça redonne la raison   Mer 12 Oct - 22:40



Une nuit de prison; ça redonne la raison


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- J’avais oublié qu’on devait plus se revoir. Tu as déjà un COPAIN.

"Hmm hmm" dis-je sur le ton de l'affirmatif mesuré. Je sais que ça l'agace.

Je capte le ton plus fort et hautain sur lequel il prononce son dernier mot. Je capte bien tout ce qu'il se cache derrière. Pourtant, et pour la première fois, je mesure mes rougeurs, et le jauge du regard, haussant un sourcil, l'air de rien, puis regarde devant, en levant et abaissant mes épaules. Je le regarde enfin, sans ciller, et n'y répond rien, juste un léger sourire, ceux très irritant qu'on reçoit alors qu'on voudrait une réponse. Plus claire. Mais il en est hors de question. Lui dire que j'ai rompu avec Noa, ça serait reconnaître que c'tait pour lui laisser le champs libre. Alors que le but n'est pas du tout celui ci. Enfin.. je crois?!

La cadette de la famille Brewster nous interrompt, et je crois qu'elle se méfie un peu de moi. Je ne vois pas en quoi, je ne compte prendre aucune place. Quels problèmes ont-ils les enfants de cette famille, avec les filles? Je capte le regard méfiant de Jennyfer, qui ne manque tout de même pas de chaleur. Puis nous sortons à l'extérieur. Je lui lance quelques regards, je me demande vraiment ce qu'il lui est arrivé pour qu'elle soit amenée ici. Enfin.. j'ai bien vu les bandages sur ses avant-bras, et je ne suis pas idiote. Mais avant ça?! Pourquoi? Elle semble si fragile, menue et fatiguée. Pourtant, elle ne montre absolument rien, et en vient à s'intéresser à moi. Discutant, Michael affirme que j'adore le prénom de Princesse, et, gênée, je rougis. Il doit le remarquer et quand sa soeur commente la niaiserie du surnom, il répond,

- Arrête, sinon je t’appelle comme quand on était petit. C’était comment ? Poupette, poupette poupette !!!

Je les observe se chercher et se taquiner encore et encore,

« Méchant ! »


"C'est mignon... enfin enfant quoi.."

Jennyfer se jette sur son frère pour le "frapper" comme elle le peut. Mais rien de moins évident pour elle et ses petits bras. Il s'en extirpe, et elle l'assaille d'une nouvelle question concernant son absence de la veille. c'est moi qui prend le relais, au plus grand étonnement de Michael et du mien. L'échange que nous avons alors dépasse tout entendement. Une bulle infime, un fil invisible, qui va de mes pupilles aux siennes. Il fait tourner sa soeur alors, et marque cette intensité par un baiser rapide mais tout aussi fort.

La patiente de la structure nous interrompt, et fait remarquer à Michael qu'elle n'a pas besoin de voir ça sous ses yeux. Il devient plus penaud que je ne l'ai jamais vu l'être et s'excuse, puis reporte son intérêt sur sa soeur. Venant lier nos mains, il fait ainsi remarquer à sa cadette sa blessure et s'en débarrasse en usant d'une stratégie bien maline : la gourmandise! Je l'observe s'éloigner sans trop attendre nos réponses.

"Moi!! Moi j'en veux bien une..."

Le stratagème a bien fonctionné sur sa soeur en tout cas, et quand je lui précise que je ne peux manger de chocolat, il s'excuse, ce que je trouve assez hors du commun venant de lui.

- Ha mince … je suis désolé. Confiture alors, fraise, pomme ? Cassis ?


Je souris, et alors qu'il me fait dos, je lui demande une simple crêpe au sucre. Rien de meilleur je trouve... Sa soeur me prend à parti et capte rapidement ma nullité pour le mensonge. Sauf en cas d'extrême urgence! Je ne sais pas ou me mettre, et quand Michael revient, les préparations fumantes en main, nous les distribuant, il détourne le sujet sur ma visite à cette auteure de la veille. Et donc sur son alibi. Jennyfer est déçue qu'il n'est pas pensé à elle.

- Je suis désolé … J’ai le droit de rejeter la faute sur Lily ? J’étais trop occupé à regarder ses yeux pétillants en face d’Amélie Nothomb et … j’ai pas pensé que ça te plairait. Demain elle est encore là je crois, j’y retourne promis ! Et je t’en remmène un.

"Tss.."

Ba tiens, rejette la faute sur Lily.. t'as raison.. Pour autant, je soupire, mais ne lui en veux pas. Quand en revanche il évoque la présence de l'écrivain le lendemain, je détourne le visage doucement vers lui, essayant de capter à son air s'il est sérieux ou cherche à gagner du temps. Il est vraiment fort... Quoiqu'il en soit, je sors mon livre signé et le temps à Jennyfer qui le feuillette, boudeuse.

- C’est de famille, enfin, la lecture, parce que moi tu ne me feras pas lire des niaiseries comme celle que lit Jennyfer.

Je les regarde se lancer des petites chamailleries gentilles, sans vraiment y prendre part. Ca serait surement trop dangereux! Jennyfer ne s'attarde pas, tire la langue pour toute riposte, puis rattrape la main de Michael, précisant que je suis nulle pour le mensonge, comme si je n'étais même pas présente. Je baisse le visage sur mes mains qui tiennent la crêpe et essaie de me concentrer dessus.

- Je me suis battu avec une vitre et j’ai perdu, contente ?!

« Nan pas contente !! Michael, t’es chiant ! »


Malgré le côté "triste" et pitoyable de la raison, la façon qu'il a de le dire me prête à sourire. Mais quand je vois la réaction de sa soeur, mon sourire se fige. Je me redresse et me raidis. Il m'attrape la main, et je ne sais si je dois lui tenir la sienne, mais heureusement, je n'ai pas plus le temps de m'interroger, car sa soeur éclate en gros sanglots. Je l'observe, et suis encore plus mal à l'aise que jamais.

- Jenny, non … Je capte le regard noir et sombre de Michael, qui vient prendre sa soeur entre ses bras et lui caresse le dos. Je crois que je devrais prendre le large et les laisser seul. Surtout que s'il n'est pas venu la veille, c'est de ma faute. Sa soeur ne se calme pas, pire, ses pleurs redoublent d'intensité et s'accompagnent de coup dans le dos du delta.

Il y a que moi qui ai le droit de me faire du mal, d’accord ? Je t’interdis Michael de faire ça, tu écoutes, je … t’interdiii »

La c'est carrément gênant, et je discerne l'agitation du côté médical de la structure qui n'a pas raté le débordement de leur patiente. Michael leur fait un geste, soulève sa soeur, la fait s'asseoir, m'envoie un regard, puis replonge le sien dans celui de sa cadette. Je jette un coup d'oeil vers la sortie, songeant qu'il est temps que j'annonce la mienne,

- Chuut, c’est rien, c’était un accident, d’accord ? Je vais bien, promis.

J'essaie de me fermer à leurs échanges, mais ça n'est pas évident, et quand elle prononce mon prénom je lui accorde toute mon attention,

« Nnnoo oon … tu va pas biibi biieen … Lil .. llily, tu peupeu … m’appoorter de l’eau ? S’il te plait … »

Silencieusement, j'acquiesce, me relève et caresse rapidement le genoux de la demoiselle, avant de partir vers le corps médical en faction derrière une porte.

- Tout va bien, une nouvelle crise??

"Euh, en fait je sais pas trop elle réclame de l'eau s'il vous plait," Je demande, en me questionnant sur ma présence ici. Si Michael voulait me mettre encore mal à l'aise, il y arrivait à la perfection. Pas une seule fois il ne m'a prevenu, je pense que ça aurait été la moindre des choses aussi délicat soit le sujet d'un membre de la famille interné quelque part...

- si la crise va trop loin, prévenez nous s'il vous plait... me recommande l'homme, en me confiant une bouteille d'eau.

Je reviens vers les frères et soeurs, une bouteille en main et la tend à la demoiselle. Elle l'attrape, avec un merci à peine audible, mais je ne relève pas. J'imagine qu'elle n'est pas préoccupée par ça...

« Lily, tu dois le surveiller d’accord ? Parce que mon frère, il fait des bêtises quand il est tout seul. »

Restée à l'écart, je relève le visage vers le jardin fleuri quand elle me demande de le surveiller. Tss.. a ouai.! Je pouffe intérieurement et très ironiquement. Et comment je fais ça moi?! Je retiens de dire qu'il n'y a pas que quand il est seul qu'il fait des conneries, mais c'est Michael qui réagit

- T’sss, Jenny arrête.


Je leur jette un coup d'oeil. Jennyfer nettoie la plaie de son frère, lui tenant sa main fermement. La fille Brewster répète ses gestes plusieurs fois, humidifie sa propre robe, puis frotte la plaie, dans un regard concentré mais triste et dur.

« TOI arrête. Michael, me laisse jamais toute seule, jamais, jamaiiis »

La j'envisage de m'éclipser. Je termine ma dernière bouchée, et fourre ma serviette dans mon jean. Je leur jette un coup d'oeil. Ils sont l'un contre l'autre. J'imagine qu'ils prennent soin et s'aiment beaucoup. Mais ils ont des parents aussi, non?! Quoiqu'il en soit, je me sens de trop. Je voudrais vraiment partir, pas avec lui. Juste moi. Je me sens mal. Aussi, je recule doucement et de plus en plus.

- Je serai là, toujours, toujours, toujours, d’accord ?

« Dd …d’accord … »

- Ma main va mieux, et Lily … et s’occupera de moi, elle va me surveiller.


Je me suis reculée assez pour leur laisser une intimité dont ils ont besoin, à tel point que je ne comprend plus leurs paroles. Je détaille les ornements en pierre sur la batisse quand j'entends, d'une voix plus gaie,

« Je reviens !!! »

Je me retourne pour constater la jeune soeur dans le jardin fleuri, émerveillée et réjouie comme une enfant. Je l'observe. Je me demande ce qu'il lui est arrivé. Je sens la présence de Michael qui est revenu à mon niveau. Je retiens ma respiration quand je l'entends,

- Je suis désolé … Je me rend compte que ça doit être pénible pour toi. Tu as le droit de partir si tu préfères.

Je fais une petite moue, la bouche poussée en avant, puis hoche de la tête en signe d'accord.

"Je vais pas partir alors. Je préfère vous laisser tous les deux."

Je regarde l'adolescente sautiller, elle est vraiment touchante, et très instable dans ses réactions. J'entrevois plus largement la raison de sa présence ici. Michael m'attrape la main et se tourne vers moi, me forçant à agir de même. Il plante ses yeux dans les miens, et capture alors tout air dans mes poumons,

- Pourtant, ça me ferait plaisir que tu restes.

"D'accord! Je reste! Enfin..." non, non, ça n'est pas raisonnable, tu n'es pas à l'aise, ça n'est pas le lieu, je relâche un soupir, pour regonfler mes poumons, "Si.. si je vais y aller je pense que ça vaut mieux." Pourtant, mon regard dans le sien... je n'ose plus me défaire de ce lien qui se renoue. Je rosis doucement. Jettant un coup d'oeil derrière moi pour ne pas froisser encore sa jeune soeur, je remet ma tête face à lui. Il m'observe, de cette façon qui est la sienne, avec quelque chose en plus. Quelque chose d'indéfinissable, mais qui va m'empêcher de partir d'ici, me privant de ma volonté la plus complète. A celà s'ajoute son petit sourire gêné que je ne lui ai jamais vu. J'affiche des yeux ronds,

- Elysabeth … je suis désolé si je t’ai fait du mal, ça n’a jamais été mon intention.

Dans sa bouche, ça ne sonne plus comme l'appel d'un poivrot. Ce prénom sonne comme quelque chose de plus lointain, plus beau, comme s'il ne m'avait jamais apparu comme quelque chose de salit. Je soupire, et mon regard se baisse sur sa bouche, puis sur nos pieds successivement,

"Je vois pas comment CA je pourrais le croire." Je relève mes sourcils, "Tu m'as laissé en plan.." Je relève mon regard et croise le sien, "Michael" Pour autant, je lui reconnais son excuse, ce qui est une première, et il me laisse sans voix. J'ai un léger sourire en coin, ajouté à mes rougeurs, puis je rajoute,

"Pourtant... t'as qu'à me regarder comme ça, et je crois tout ce que tu veux. c'est totalement ridicule et faible de ma part. "
Je me déteste pour ne pas lui en faire baver plus que ça. Je fronce les sourcils, agacée par moi même. Il faut qu'il sache.

"J'ai jamais..." je prend une large et profonde inspiration, "Tout ce que tu m'as fait faire, je ne l'ai jamais fait encore moins dans ce parc..." je baisse le visage, honteuse, "et après ça, tu t'en vas, rapidement, avec comme guise de au revoir, c'était sympa? Sans même me regarder me raccompagner ou.. je ne sais quoi... Michael.. j'ai jamais RIEN fait. Et je passe de rien à ça..." Je retiens de lui demander s'il m'a pris pour Leslie, pourtant, c'est ce qu'il passe sur mon visage et je suis certaine qu'il peut comprendre ce qu'il se passe dans ma tête à cet instant T .

Je rougis, mon ton n'est pas accusateur, juste triste et agacé par moi même à la fois. Je prend une inspiration, remue le visage,

"Mais.. enfin.. t'as d'autres choses plus importantes à gérer aujourd'hui, alors je vais te laisser Michael. Je suis désolée que tu ais manqué ton rendez vous à cause de moi hier."

Je regarde sa soeur,

"Que lui est-il arrivé? Je veux dire, pas ce qu'elle s'est fait... pourquoi elle a été amené à se faire du mal?" je demande, après tout, s'il m'a amené ici, je pense avoir le droit de savoir avant de leur laisser une certaine intimité.

Jennyfer resplendit derrière les pétales d'une fleur dont j'ignore la race, je ne suis pas du tout faite pour les plantes. Elle nous aperçoit, nous envoie un petit signe de la main, puis je me retourne vers Michael avec un sourire affectueux. Je me penche vers lui et lui embrasse la joue, légèrement pas loin du coin de ses lèvres. Une vraie torture.


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MessageSujet: Re: Une nuit de prison, ça redonne la raison   Jeu 13 Oct - 12:29

C’était dans cette grande maison victorienne que j’avais conduis Lily pour lui présenter ma petite sœur internée. Je venais à peine de sortir de prison, mais j’avais besoin de voir ma sœur. Lui proposant de se préparer pour un tour dans le jardin, je laissais à Jenny un peu de temps et l’attendais en expliquant plus ou moins la situation à la rousse.

"Hmm hmm"

Le flou sur l’existence de son copain restait de mise, et je crois que je devrais arrêter d’en parler, pourtant ça me rongeait de l’intérieur cette affaire. Je n’avais aucun droit sur Elysabeth Baker, je dirais même que je devais être un de ceux qui méritait le moins d’en avoir, ayant accepté ce paris débile sur son dos.

Pourtant je n’ai jamais forcé la rousse à quoi que ce soit, je lui ai même promis de préserver sa vertu aussi longtemps qu’elle le souhaiterait en lui faisant découvrir d’autre façon d’explorer sa sexualité. A défaut d’être celui qui pourrait la satisfaire humainement, je voulais la préserver de la fourberie des autres Delta toujours sur le pari.

Quand ma sœur nous rejoignait, j’étais en train de dévisager Lily, un peu trop peut-être, assez pour que Jennyfer nous regarde d’une façon un peu exaspérée. On se regroupait les trois pour entamer la visite des jardins, comme prévu un peu avant, et en avançant, je laissais ma sœur questionner Lily sur son prénom, jusqu’à ce que ça dérive en bataille de surnom.

"C'est mignon... enfin enfant quoi.."

J’avouais le petit surnom qu’on donnait à Jennyfer quand elle était plus jeune, un surnom qu’elle désapprouvait et ça m’amusait de la taquiner sous le regard de Lily qui devait trouver ça étrange. On avait une relation assez fusionnel avec ma sœur, nos parents n’ont jamais été très expressifs, et je crois qu’à nous deux on l’était pour la famille.

Pour agrémenter la promenade, et faire doucement changer l’attention qui était portée sur ma main endolorie, je faisais un allez et retour au petit stand de crêpe pour régaler mes deux charmante compagne de la journée. Je distribuais les gourmandises en continuant cette discussion sur notre journée d’hier.

"Tss.."

Je savais que ma sœur aimait Amélie Nothomb, mais je n’avais pas imaginé qu’elle aurait voulu un autographe, devant sa mine boudeuse, je lui indiquais faire mon possible pour y retourner demain. Ça me laisserait 24h le temps de me procurer cet autographe. J’arriverais à me débrouiller, avec ou sans l’auteur à succès.

Avisant une nouvelle fois ma main, Jennyfer réclamait des explications, elle voulait que je lui parle de ce qui s’était passé, et je ne me rendais pas compte de cette façon peut être un peu trop brute que j’avais de lui répondre. Quand j’évoquais l’incident avec la vitre de l’arrêt de bus, ma petite sœur se mettait à fondre en larme.

Je détestais la voir dans cet état-là, et je me rendais compte que cette fois, c’était ma faute. Elle regardait ma main, en pleurant, pour m’expliquer qu’elle ne voulait pas que je me fasse du mal. Les larmes de ma sœur aux cheveux roses dévalaient le long de ses joues sans que je ne puisse les effacer.

Essayant de la consoler, je la prenais dans mes bras, la soulevais et l’emmenais dans un coin pour l’assoir. Lily trouvait de quoi m’aider en allant rechercher une bouteille d’eau, ce qui permettait à Jenny de se sentir un peu utile quand elle commençait à essayer de nettoyer les taches de sang sécher sur le dos de ma main.

Je la laissais faire, s’exprimer, en lui montrant de mon côté que j’étais là, et j’essayais de lui promettre que je le serais toujours. A cet instant, je voyais bien que Lily devait se sentir gêné, pourtant j’étais content qu’elle soit là, sa présence me faisait du bien. Jenny finissait par se relever, doucement pour reprendre ses esprits en se dirigeant vers ces fleurs qu’elle affectionnait tant.

"Je vais pas partir alors. Je préfère vous laisser tous les deux."

Un peu maladroitement, j’essayais de montrer à Lily que j’étais content qu’elle soit là, malgré le fait que la situation devait l’ennuyer au plus haut point. Je lui proposais de partir, sans compter qu’elle prenne ça au pied de la lettre. Finissant par me montrer plus clair, j’avouais à la petite rousse que je voulais qu’elle reste avec moi.

"D'accord! Je reste! Enfin..."

La présence de Lily, ça me galvanisait, comme si le simple fait qu’elle soit là pouvait me rendre plus fort. Elle avait ce pouvoir sur moi, et bien que ça m’angoissait de l’avouer, je ne pouvais pas le nier. Mes yeux restaient bercé dans ceux de la rousse en face de moi, ma sœur derrière nous semblait avoir trouvé un instant de paix, et j’aurais aimé que Lily m’accorde cet instant de répit, pour me faire pardonner.

"Si.. si je vais y aller je pense que ça vaut mieux."

Ma camarade confirmait son départ, pourtant elle n’en faisait rien, elle restait devant moi, et mon regard venait jouter avec le sien. J’avais encore du mal avec tout ça, et j’avouais ne pas comprendre Lily, la façon qu’elle avait de me voir, de me considérer. Elle appuie sur le fait qu’elle a un copain, mais reste là, avec moi.

"Je vois pas comment CA je pourrais le croire."

- Pourtant …

"Tu m'as laissé en plan.."

Pour la première fois, je lui demandais pardon, d’une façon claire, me rendant compte que je devais m’excuser, que j’étais peut être allez trop loin, trop vite avec elle, je lui demandais de trouver une contenance pour qu’on en parle. Mes yeux ne quittaient pas les siens, et je continuais à soutenir son visage qui ne défaillait pas.

"Michael"


Sa voix, plus faible, je l’entendais soupirer mon prénom, comme si elle cherchait à se convaincre elle-même. Moi je l’écoutais, j’avais envie de comprendre, de savoir ce qu’elle me reprochait, parce que personnellement, chaque instant qu’on avait passé tous les deux, étaient les plus beaux que j’avais passé depuis des années.

"Pourtant... t'as qu'à me regarder comme ça, et je crois tout ce que tu veux. c'est totalement ridicule et faible de ma part. "

- Je t’ai laissé en plan, tu parles de … la journée dans le parc ? Lily … je …

"J'ai jamais..."

En soupirant à mon tour, je détachais mon regard du sien, pendant quelques secondes, pour le poser sur ma sœur, plus loin, paisible au milieu de fleur. J’aurais cru qu’elle aurait fait le rapprochement, est ce qu’elle ne se rendait pas compte, que si j’étais parti ce jour-là, c’était pour retrouver Jennyfer ?

"Tout ce que tu m'as fait faire, je ne l'ai jamais fait encore moins dans ce parc..."

Retrouvant les yeux de la rousse, j’essayais de tempérer son humeur. Mais ce qu’elle gardait en elle se mettait à sortir d’un coup, d’une certainement façon, c’est ce que j’attendais depuis ce jour où elle m’avait montré qu’elle n’était pas satisfaite. Elle n’avait pas eu l’air de détester notre rapprochement tactile dans ce coin du parc, mais en la voyant s’en souvenir, c’était comme si j’avais été le pire des salop.

"et après ça, tu t'en vas, rapidement, avec comme guise de au revoir, c'était sympa? Sans même me regarder me raccompagner ou.. je ne sais quoi... Michael.. j'ai jamais RIEN fait. Et je passe de rien à ça..."

- Lily … tu crois vraiment que je serais parti si …

Si je n’avais pas eu ma sœur en pleur au téléphone qui parlait d’en finir. Son visage était baissé, et elle avait du mal à enchainer sur un ton aussi ferme qu’au début. Je me rapprochais de Lily, en venant caresser son menton de deux doigts, j’essayais de lui faire remonter son visage jusqu’au mien qui ne se trouvaient qu’à quelques centimètres.

"Mais.. enfin.. t'as d'autres choses plus importantes à gérer aujourd'hui, alors je vais te laisser Michael. Je suis désolée que tu ais manqué ton rendez vous à cause de moi hier."

- Tu peux pas être jalouse de ma sœur. Quand … je suis arrivé, je l’ai trouvée, dans sa chambre, inconsciente baignant dans son propre sang … tu crois pas que j’aurai préféré être avec toi, que j’aurai préféré te raccompagner ?

D’une façon plus stricte, j’avisais le regard de ma camarade, et avant que je ne flanche en repensant à cette journée qui était passé du rêve au cauchemar pour moi, je me reculais, en posant un genou à terre, comme pour essayer de prendre un équilibre avant de m’effondrer de colère, de chagrin, d’émotion que je n’arriverais jamais à contrôler.

"Que lui est-il arrivé? Je veux dire, pas ce qu'elle s'est fait... pourquoi elle a été amené à se faire du mal?"

Mon visage venait se retourner vers celui de la petite aux cheveux roses, jouant avec des pétales aussi colorés. Ce qui c’était passé, c’est que personne n’avait été là pour elle, et que si je lui avais accordé plus d’attention, elle n’en serait pas là. Je venais me mordre la lèvre en plissant mes yeux sur le sol.

- Jennyfer a toujours eu besoin d’attention, d’une façon tellement viscérale, que la plus part des gens sont incapables de lui en témoigner de façon suffisante.

Avec mes doigts, je venais fouler l’herbe, sans regarder aucune des filles autour de moi, je m’en voulais tellement. Je me rendais compte qu’en voulait passer du temps avec Lily j’ai fait souffrir ma sœur, et quand j’ai voulu réparer ça, c’est ma camarade rousse qui venait en souffrir, alors je fais quoi moi maintenant ?

- Je peux pas Lily, je pourrais pas être tout le temps là pour elle. Je sais que je lui ai promis, mais …


En essayant de me relever, doucement, je voyais Lily faire un signe du côté des fleurs, et je me tournais, en prenant un sourire pour ma sœur. J’adorais la voir aussi paisible, même si ça ne faisait que me balancer un peu plus à la figure la fragilité de son état que mes parents ne savaient pas gérer autrement qu’en déboursant de l’argent.

- Il suffit d’un instant … J’ai pas répondu à son premier appel, parce que … j’étais dans ce parc, avec toi. Et quand j’ai pris le téléphone, cinq minutes plus tard, c’était déjà trop tard.

Je crois que je m’en voulais d’être heureux, d’avoir eu du plaisir quand ma sœur souffrait amèrement. Je me sentais égoïste, mais il n’était pas question de rejeter la faute sur Lily. Quand elle s’approchait de moi, pour déposer un bisou, sur le coin de mes lèvres, je la regardais avec une certaine mélancolie dans le regard.

- Je veux pas choisir, entre toi et ma sœur !

Posant une main sur la joue de ma camarade, je venais rapprocher mes lèvres des siennes, et l’embrasser de façon plus spontanée. Je laissais mes émotions s’exprimer dans ce baiser qui débordait de frustration mêlé à une passion brulante. Reprenant mes esprits pour donner plus d’intensité au baiser, je me rapprochais d’elle, jusqu’à la plaquer contre un écriteau qui présentait le plan du jardin.

Ma fougue avait raison de mes sentiments, et chacune des molécules qui constituait mon être n’avaient d’autres envies à cet instant que de faire perdurer se baiser pour une petite éternité. Ma langue venait trouver une place dans la bouche de ma voisine, et je lui témoignais cette affection que j’avais tant de mal à nommer autrement qu’en l’embrassant.

- Je suis désolé …
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MessageSujet: Re: Une nuit de prison, ça redonne la raison   Ven 14 Oct - 11:55



Une nuit de prison; ça redonne la raison


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- Pourtant …

Je lui dis avoir du mal à le croire, et d'un autre côté, ce ne sont que des mots, car même ma tête qui lutte perpétuellement pour ne pas lui céder à lui, songe qu'il dit la vérité. Je n'ai pas envie de baisser les armes, de souffrir encore, et d'un autre côté... Je serais prête à souffrir longuement si ça me permettait de ne recevoir qu'un autre de ses baisers et de ses regards langoureux à souhait.

"Pourtant??" Je l'observe, avec un espoir indéniable et dans le ton et dans le regard.

S'il n'avait pas autant joué dès le premier jour avec moi, mes nerfs, mon corps, je le croirais directement. Mais je sais qu'il est taqin, coquin et joueur. Alors pourquoi ça ne serait pas le cas encore? Il est indéniable qu'il ne comprend pas ce que j'ai pu ressentir, comment le pourrait-il, il n'a jamais rencontré de filles aussi insignifiantes et coincées sur certains plans que moi.

Je soupire, jette un coup d'oeil derrière afin de ne pas frustrer sa soeur qui se sent terriblement mal, et lui avoue; après un échange de regard fort et ses excuses, comment je me suis sentie, enfin, une partie infime... ce jour là, dans le parc. Il s'est excusé... Ca signifie beaucoup déjà, me hurle une voix qui prend tout le temps a défens du delta.

- Je t’ai laissé en plan, tu parles de … la journée dans le parc ? Lily … je …

"Ba oui.. bien sur... quelle autre journée... t'as été fort pour me tirturer, mais cet après midi là... " Ca a été l'apothéose.

Il soupire, et je suis son regard qui se porte sur sa cadette. Son exrpression est grave et désolée. Ses doigts viennent effleurer mon menton. C'est ... grisant. Il fait remonter mon visage sur le sien,

- Lily … tu crois vraiment que je serais parti si …

"Si quoi..." dis-je exaspérée..

Je l'observe, j'ai du mal à comprendre ou il veut en venir. Pourquoi m'vaoir emmené ici puis me faire des excuses et entendre mes ressentis et mon humiliation?? Je cherche une explication dans ses rétines, tandis que mes pupilles virevoltent de gauche à droite.

- Tu peux pas être jalouse de ma sœur. Quand … je suis arrivé, je l’ai trouvée, dans sa chambre, inconsciente baignant dans son propre sang … tu crois pas que j’aurai préféré être avec toi, que j’aurai préféré te raccompagner ?


Je rougis intensément, et ouvre la bouche en grand

"Ho, Je..." mais quelle idiote. Et pourtant, j'aurais préféré le savoir directement, plustôt que d'entendre un "merci c'était sympa" qu'il aurait pu dire à une vulgaire prostituée. "Je..." Je bégaie tant je me sens idiote et ridicule, et stupide aussi. Baissant le visage, mes yeux s'embrument, il va me prendre pour une écervelée transie d'amour pour lui.

Tout s'éclaire enfin. Notre présence ici, ses explications, son départ précipité. Pourtant, pourquoi ne m'a t-il pas informé des événements?

"Pourquoi tu m'as pas dit Michael??" Je murmure. Ca aurait été tellement plus simple et nous aurions évité ce genre de désagrément. Il a posé un genoux à terre, et ça me serre le coeur. J'imagine ce qu'il a du vivre et endurer, la peur, l'adrénaline. J'aurais tant aimé prendre tout ça pour qu'il n'ait pas à le vivre. Mes yeux se portent sur sa chevelure, et ma main vient machinalement les lui caresser d'une façon douce et tendre.

Je lui demande, tout en le caressant doucement, si ... amoureuse que je suis, ce qu'il lui est arrivée. Il est toujours agenouillé, et lance n regard à sa petite soeur, effleurant le gazon finement tondu de ses doigts. Je l'observe, peiné, et n'ait qu'une envie, le prendre contre moi. Mon coeur bat à toute allure; et j'aime sentir ses épis contre mes phalanges. Je l'écoute, avec une attention excessive.

- Jennyfer a toujours eu besoin d’attention, d’une façon tellement viscérale, que la plus part des gens sont incapables de lui en témoigner de façon suffisante.


"Je comprends." Et c'est le cas. Je ne fais pas partie des gens qui ont besoin d'attention pour vivre. L'avis des autres m'importe peu, sauf le sien. "Mais tu pourras pas lui donner tout ce qu'elle attend... "


J'essaie de reprendre le dessus sur le ridicule que je ressens de l'avoir pris pour un enfoiré, alors qu'il partait sauvait la vie de sa soeur. Il n'y a que la manière dont il a fait ça qui laisse à désirer.

- Je peux pas Lily, je pourrais pas être tout le temps là pour elle. Je sais que je lui ai promis, mais …

A cet instant, je l'observe, grave. Il se montre plus vulnérable que jamais face à moi, et je suis persuadée que ça n'est plus une façon de m'approcher. Je reste profondément sure de moi, qu'il ne montre pas toutes ces facettes de lui aux autres. Je vais pour m'agenouiller face à lui, mais il se relève doucement. Tournant le visage vers sa soeur nous la regardons tous deux.

"Non, tu pourras pas... mais je suis là... maintenant"

Il semble si fragile, c'est ...

- Il suffit d’un instant … J’ai pas répondu à son premier appel, parce que … j’étais dans ce parc, avec toi. Et quand j’ai pris le téléphone, cinq minutes plus tard, c’était déjà trop tard.

La... il est clair que l'état de sa soeur s'est aggravé parce qu'il était avec moi. Premier sentiment : la culpabilité, qui me frappe de plein fouet. Je rosis, baisse le regard, honteuse.

"Je suis désolée." je souffle, d'une voix à peine audible. Quelque part, je veux le serrer contre moi, et d'un autre côté, je voudrais le laisser tranquille. Mais le problème se reposera de nouveau pour lui. "C'est ma faute alors." La prison, sa soeur, sa colère sa peine... Décidant alors de prendre congé et de lui laisser la place qu'il nécessite pour sa petite soeur, je lui embrasse le coin des lèvres,

- Je veux pas choisir, entre toi et ma sœur !

Cet instant ou je recule mon visage du sien, après lui avoir décroché un mi baiser, mi bisous sage, je croise son regard, et nous nous fixons si intensément, que j'ai même l'impression que nous allons nous envoler sur ce nuage ardent. Comme si mes pieds ne touchent plus le sol, et que je flotte, près de lui, tout comme mon corps en entier. C'est une torture, et je me bats contre moi même pour ne pas me jeter sur lui.

"Je t'ai jamais demandé ça Michael!" Au contraire. Mais.. ça signifie que je suis plus importante que les autres filles, sa soeur mise à part?! Est ce que je comprend bien ou j'hallucine??

Ce qu'il m'a fait, dit, montrer aujourd'hui, c'est une facette de Michael que je ne connaissais pas, mais qui me ravit. Et moi qui ais pris la décision de le fuir.

D'un geste spontané et plein d'envie, il avance son visage vers moi et capture mes lèvres avec les siennes. Je garde les yeux ouverts, surprise, puis referme les paupières, et me laisse envahir par sa chaleur et toute a force. Avec la même envie qui se distille dans mes veines et atteint chacun de mes organes pour les faire vivre, je lui rend son baiser. Ma langue rejoint la sienne, et plus le baiser prend de l'ampleur, plus j'ai chaud et plus du tout envie que cela ne s'arrête. Mes mains rejoignent ses joues, les caressent puis viennent entourer sa nuque.

Il s'interrompt et souffle,

- Je suis désolé …

J'esquisse un léger sourire, remue le visage, et, impulsive, retourne à la source de mon désir, de mon bien être. Ma langue rejoint la sienne, et je colle tout mon corps au sien, dans un échange passionné. De ce baiser intense nait d'autres petits baisers, plus sages, puis moins. Nous oublions encore une fois ou nous sommes... Je m'abandonne dans ses bras, contre lui, sa langue, sans objection de mon esprit. Entre deux échanges passionnés et fusionnels, je lui lance, la voix suave et réchauffée par l'envie,

"Non c'est moi qui le suis. J'avais pas imaginé qu'a cause de moi ta soeur..."

D'ailleurs cette dernière n'est plus parmi les fleurs. Elle n'apparait plus dans notre champs de vision, mais nous sommes occupés et obsédés l'un par l'autre , et j'embrasse encore Michael, lui caressant son visage te lui agrippant ses cheveux,

"Michael... ne me laisse plus..." Je ne lui dit pas je t'aime... mais.. c'est tout comme.


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MessageSujet: Re: Une nuit de prison, ça redonne la raison   Mer 19 Oct - 11:13

J’avais réussi à convaincre Lily de m’accompagner jusqu’à l’institut où ils gardaient ma petite sœur. Sans lui expliquer en détail ce qu’on allait faire sur place, je lui demandais de me faire confiance. Je me faisais du souci pour Jennyfer, et si la première voix que je voulais entendre aujourd’hui était celle de Lily, je ne pouvais pas ne pas penser à Jenny.

"Pourtant??"

Ma sœur après une crise de larme avait fini par se calmer, j’essayais de lui faire comprendre qu’elle ne devait pas s’inquiéter, que je serais toujours là pour elle, même si la réalité serait plus compliquée. Pendant que ma petite chipie de sœur se perdait dans un monde florale, j’essayais de trouver les mots pour parler à Lily.

"Ba oui.. bien sur... quelle autre journée... t'as été fort pour me tirturer, mais cet après midi là... "

Depuis ce jour là, je voyais bien que ça n’était plus pareil, pourtant j’étais trop anéanti par l’état de ma sœur pour penser au mien. Est ce que c’était égoïste de vouloir protéger Jenny ? En la sachant presque incapable de se protéger seule. Je voyais bien ce qui se passait au lycée, et il était hors de question que les garçons puissent se moquer d’elle.

- Comme si t’avais pas aimé ça !

La rousse renchérissait sur ce qui s’était passé, tous les deux on avait partagé ce jour là une intimité qui, sans violer sa volonté de resté vierge, ne nous avait pas laissé de marbre. J’y repensais, et je crois que la température grimpait déjà en moi, juste à ce souvenir abrasif. Pourtant je ne pouvais pas sortir non plus la suite de ma mémoire, le coup de téléphone de Jenny.

"Si quoi..."

A ce moment là, je commençais juste à mettre le doigt sur ce qui m’échappait totalement. Si moi j’avais le cœur serré en pensant à l’état dans lequel j’avais retrouvé ma petite sœur, Lily ne voyait que la partie émergée de l’iceberg. J’étais tellement focaliser sur ma sœur que j’en avais totalement oublié d’expliquer ça à Lily.

"Ho, Je..."

Quand je voyais la rousse prendre la même couleur sur ses joues que celle de ses cheveux, je souriais, un tout petit peu. Je crois que je n’arrivais pas encore à me faire à cette idée, l’idée que Lily Baker avait une place à part entière dans mon monde. J’aimerais que ça soit plus facile, comme avec Leslie, ou les autres, mais même si je me perdais dans un nuage vaporeux de sentiment, je savais bien au fond de moi que Lily représentait plus que ça.

"Je..."

Mes yeux captaient ceux de mon amie, elle me dévisageait, d’une façon tellement différente. Je crois que je pouvais lire ce qu’on appelle de la pitié, à moins que ça soit de la compassion ? Je n’aimais pas cette façon d’exulter ma souffrance. M’agenouillant par terre, j’essayais de récupérer assez de courage pour continuer d’affronter la journée.

- Me regarde pas comme ça s’il te plaît.

"Pourquoi tu m'as pas dit Michael??"

Elle s’interrogeait sur mon silence, sur cette façon que j’avais de me protéger, de protéger Jenny. Si j’ouvrais aujourd’hui cette porte vers mon monde, celui de Jenny, je savais que j’aurais tellement de mal à la refermer un jour. C’était ça que je gardais constamment en tête, j’avais construit ce rempart, pas pour moi, mais pour nous deux.

- J’en ai pas vraiment eu l’occasion … et puis, c’est pas si facile à raconter …

"Je comprends."

D’une certaine façon, j’avais peur, peur que cet amour que j’avais pour ma sœur s’amenuise si je devais le partager. On avait été seulement tous les deux depuis tellement longtemps que c’était étrange aujourd’hui de nous retrouver ici, avec Lily. C’était un pas de géant pour moi, j’espérais qu’elle en serait consciente.

"Mais tu pourras pas lui donner tout ce qu'elle attend... "

- Tant que je le peux, je veillerai sur elle, toujours. Même si je sais qu’un jour, elle devra se débrouiller sans moi.

Jennyfer avait un caractère fort, et je savais qu’elle arriverait à s’en sortir, la question c’est est ce que moi je pourrais me passer d’elle ? En soupirant, je regardais Lily, face à moi, plus douce et attentionnée que jamais. Elle me caressait des yeux, et se rapprochait de moi, un peu plus à chaque instant.

"Non, tu pourras pas... mais je suis là... maintenant"

- Lily …

Me relevant, face à elle, je profitais de cette attention qu’elle m’offrait. J’avais le droit à des regards qui n’étaient pas ceux bourrés d’envie, pas ceux que je réclamais en la touchant, des yeux plus posé, des yeux qui jamais encore ne s’étaient posés sur moi. Je continuais à laisser tomber les barrières, en osant délester mon cœur de ce poids qui me hantait encore.

"Je suis désolée."

Quand j’avais pris du temps pour Lily, pour moi, j’avais mis celui de ma sœur sur pause, en m’octroyant du plaisir, un vrai plaisir. Je crois que si j’avais été avec une autre fille, j’aurais décroché ce putain de téléphone à la première sonnerie, mais avec elle, je m’étais totalement laissé distraire.

"C'est ma faute alors."

Presque collé contre moi, je confronte ma camarade à la réalité de la situation, et quand elle s’en octroie la faute, j’aurais aimé lui dire que c’était faux. Pourtant une partie de moi lui en voulait. Je m’en voulait surtout à moi même, de m’être montré si faible, vulnérable, parce que si je donnais l’impression de tout contrôler, dans ce parc, c’était Lily qui avait une totale emprise sur mon cœur.

"Je t'ai jamais demandé ça Michael!"

- Tu me l’as pas demandé, pourtant, depuis que tu es entrée dans cette chambre, celle d’Inès, je t’ai regardé, et à cet instant déjà je perdais tout contrôle de ma raison.

Sur ces mots, je m’avançais sur elle, spontanément et venait lui donner un baiser qui durait plusieurs seconde, le genre de baiser qu’on ne donne pas avec la bouche, un baiser qui vient du cœur, qui remonte tout votre corps pour venir transcender les lèvres de cette fille en face de vous, celle dont il est désormais impossible de renier l’importance.

Elle était là, et il n’y avait qu’elle et moi qui comptait, pendant l’espace d’une minute ou deux, Jenny sortait de mon esprit, le centre psychiatrique, le jardin, tout devenait une ombre figé par cet éclat céleste qu’était ma voisine rousse, dont j’avais encore du mal à ne pas minimiser le contrôle qu’elle avait sur mon coeur.

"Non c'est moi qui le suis. J'avais pas imaginé qu'a cause de moi ta soeur..."

- Ma sœur était dépressive bien avant que tu arrives à San Francisco

J’aurais aimé que ça devienne plus simple, et qu’on arrive à ne pas chercher un coupable, le seul qui devrait s’en sentir responsable, c’est ce garçon qui l’avait poussé jusque dans ce geste désespéré. Lily continuait à m’embrasser, plus fort encore, et sa main dans mes cheveux me donnait envie de ne plus quitter ses lèvres.

"Michael... ne me laisse plus..."

A mon tour je lui rendais son baiser, et venais caresser sa joue, ses cheveux. Chacun de nos échanges buccaux devenait un peu plus fougueux, et je venais jusqu’à faire basculer la rousse doucement en arrière. Je l’aidais à tomber en fauchant ses jambes avec mon pied, la retenant pour l’allonger au milieu de l’herbe en douceur.

- Je suis là !


Je crois que ce qui caractérisait nos échanges, c’était cette passion dévorante, ce feu grégeois qui nous consumait jusque dans les entrailles. Ma main venait soulever son haut pour passer par dessous, venant immédiatement caresser un sein par dessous son soutiens gorge en continuant de me pencher sur elle, dans l’herbe.

- Lily, je ne me contrôle plus quand je suis avec toi.

Sans m’arrêter, je perdais totalement la notion de l’endroit où nous nous trouvions, pendant une trentaine de seconde, une minute peut être, je restais au sol, avec elle à la caresser, sentant ce désir charnel que j’avais pour elle grandir, à chaque seconde. Je profitais de ses lèvres, jusqu’à ce qu’un flash me hante, et me fasse reculer, de façon nette et brutale.

- Je … Jenny

A genou, devant ma camarade, je soupirais, en sueur, le nom de ma petite sœur. Qu’est ce qu’on était en train de faire ? Alors que ma petite sœur était à côté, il faudrait vraiment que j’apprenne à canaliser mes pulsion. D’un bond je me relevais en cherchant ma petite sœur du regard, mais elle n’était plus là.

- JENNNYYY !!!

Mon cœur se serrait, et j’avais l’impression une fois encore d’avoir trahis ma petite sœur. Où est ce qu’elle était passée. Je fronçais les sourcils, mais venait quand même me pencher sur Lily qui remettait son haut en place. Je lui tendais la main pour l’aider à se relever, et lui lançais un regard plein de regret.

- Elle a disparue.
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MessageSujet: Re: Une nuit de prison, ça redonne la raison   Sam 22 Oct - 0:52



Une nuit de prison; ça redonne la raison


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- Comme si t’avais pas aimé ça !

Nous abordons cet après midi dans ce parc, et je lui explique que je n'ai pas franchement apprécier me sentir humilier comme il l'a fait. Me laisser en plan, après quelque chose de tout à fait nouveau mais qui me mettait dans un situation de soumission, c'était... terriblement atroce. Un nouveau supplice. Et ça avait été le supplice de trop. Pire, il m'avait fouetté avec sa ceinture qui m'avait mordu la chaire, et je n'avais pas du tout aimé ça. Ca m'avait fait pleuré. Finalement, de cet instant entre lui et moi, je n'en gardais que des regrets.

Je rougis, et secoue le visage,

"Non, pas tant que ça. Tu m'as fait mal avec ta ceinture. Mais vraiment mal..." J'en veux pour preuve ces marques toujours présente sur mes fesses.

Je réalise alors par ses mots que cet appel qui l'a fait déguerpir de cet endroit qu'il voulait garder secret, c'était sa soeur. Je rougis, je m'en veux terriblement, et oscille entre la honte, la culpabilité, et le désarroi. Je ne sais plus quoi ajouter de plus, et Michael me destabilise plus encore par un petit sourire dont il a le secret. Il s'agenouille la seconde qui suit, et c'est la première fois que je le perçois aussi faible. Ca me serre le coeur. Et je sais alors. Je sais que je suis folle de lui.

- Me regarde pas comme ça s’il te plaît.

Je me mords la lèvre. Je lui tends la main pour l'aider à se relever,

"Mais arrête de faire comme si tu étais un garçon que tien n'atteint. Et je te regarde pas avec pitié... promis."

Je reviens à la conversation; et regrette que Michael ne m'ait pas informé de la situation. Il croit que je suis trop à fleur de peau ou stupide pour réagir comme il faut?

- J’en ai pas vraiment eu l’occasion … et puis, c’est pas si facile à raconter …

"Je comprend mais ça m'aurais permis de me sentir moins... moins..." je rougis " pas moins que rien."

J'essaie de me montrer compréhensive, mais j'essaie de faire entrevoir à ce beau brun ténébreux qu'il ne pourra pas toujours être la pour sa soeur, bien que je trouve ça terriblement touchant.

- Tant que je le peux, je veillerai sur elle, toujours. Même si je sais qu’un jour, elle devra se débrouiller sans moi.

"Elle y arrivera très bien j'en suis sure."

Je me rapproche de lui, attirée comme un aimant. Il me subjugue, et pourtant, j'aimerais tant contrôler ça. Mais à cet instant, je n'en ai plus envie. Je lui affirme alors que je suis là pour lui, et il souffle,

- Lily …

Nous nous dévisageons, et ça n'a rien de gênant. C'est fort, c'est intense, et je n'ai pas envie de décoller mon regard du sien. Je peux presque sentir son souffle sur moi. Je comprends alors que je suis la responsable du mal de sa soeur, du moins, je m'en accuse directement. Je lui dis combien je suis désolée. Je me rapproche de lui, et il ne me contredit pas ce qui me conforte dans mon idée de responsabilité. Il serre la mâchoire, et a les yeux froncés. Mon dieu qu'il est beau.

En revanche, quand il m'affirme qu'il ne pourra pas choisir entre sa soeur et moi même, je m'insurge, lui affirmant, presque choquée, que je ne le lui ai pas demandé. J'affiche un regard écarquillé, et recule légèrement mon visage du sien, afin qu'il capte bien mon mécontentement. Sa réponse en revanche, me fait refermer ma bouche.

- Tu me l’as pas demandé, pourtant, depuis que tu es entrée dans cette chambre, celle d’Inès, je t’ai regardé, et à cet instant déjà je perdais tout contrôle de ma raison.

Je me décompose de cette révélation qu'il me fait. il est sérieux? Je l'observe, incrédule, et rouvre la bouche, puis la referme. Je déglutis et cherche quoi dire à un tel aveux. Michael prend les devants, s'avance vers moi et me donne un baiser qui me secoue violemment toutes mes sensations, et surtout ce sentiment que je sais existant pour lui. Je ferme immédiatement les yeux, et me laisse transporter par la force de son baiser, si chaud, si ardent et si pleins de promesses qui me réchauffent. Le temps s'arrête. Le coeur battant, je rouvre les paupières et me recule doucement, puis regrette profondément que sa soeur ait eu le temps de se faire du mal par ma faute.

- Ma sœur était dépressive bien avant que tu arrives à San Francisco

"Ho..." Je baisse le visage au sol, mais ne peux me départir de cette sensation de malaise vis à vis de Jennyfer. Quelque part, je suis égoiste, quand je reviens à ses lèvres que je ne peux plus me résoudre à quitter. Je l'embrasse et ne peux plus m'arrêter, lâchant dans son souffle de ne plus me laisser.

- Je suis là !

"Et c'est trop bon..." dis-je dans un sourire tendre. Je m'agrippe à son épaule quand il me fait tomber à la renverse, mais j'ai confiance. Depuis ce qu'il m'a révélé, au sujet de sa soeur, de lui, de la première fois qu'il m'a vu. Je décide de lui faire confiance. Je le regretterais peut-être... Mais je ne peux plus me passer de ses lèvres.

Ma langue retrouve la sienne, et mes mains lui caressent ses joues, son cou, son menton. Il se recule, et je l'examine, minutieusement. Son regard authentique, son timbre de voix...

- Lily, je ne me contrôle plus quand je suis avec toi.


"Alors reste avec moi..." je rougis, attrape ses lèvres et les mordille, avant d'avouer, "Moi non plus..." Mais ça i ll'a déjà remarqué!

Sa main s'infiltre sous mon haut, et je ferme les yeux apprécie, juste un instant, même si la peur que l'on nous voit demeure bien présente. Je soupire, et lui demande, en rassemblant mes forces,

"Non arrête... tu sais que je te .. résiste pas.."

Il arrête son geste,

- Je … Jenny et murmure ce prénom, qui me fait rouvrir les yeux, et reculer le visage. Dans un même geste nous tournons le visage, mais déjà Michael se relève dans un bond, et l'appelle, presque désespéré,

- JENNNYYY !!!

Assise, sur l'herbe, j'essaie de me reprendre. C'est difficile, car encore une fois, je crois être responsable, et cette fois, j'ai aussi peur pour lui. Mais il faut que je me maitrise. Toute retournée, toute honteuse, et coupable, je tente, dans des gestes maladroits de me rhabiller, alors que Michael revient vers moi pour me tendre la main. Je la lui serre, et me met debout, terminant de tirer sur mon haut.

- Elle a disparue.

Je capte son regard perdu,

"On va la retrouver, elle n'est pas loin..."

Je lui attrape la main, puis me met à courir avec lui, et m'interrompt sur ma lancée. Il est temps de réfléchir Lily. Pas d'agir n'importe comment.

"Attend, attend. Elle est dans une unité psy. Donc tout est fermé même le jardin. Va voir le jardin, je retourne dans le batiment, et trouver l'équipe de soin, d'accord?"

Aussitôt dit, aussitôt fait. Nous nous séparons, et je retourne dans ce batiment ancien, immense, et qui me fais un peu peur. Je cours, appelle, mais ne trouve personne, jusqu'à percuter une grande fille en robe de chambre, mais qui n'a pas l'air d'apprécier que je lui ai rentré dedans. Elle me repousse si violemment que je glisse sur le sol. Elle martèle le sol de ses pas et s'approche de moi, avant de m'asséner un coup au front. Oups.. ça me fait mal et me sonne. L'équipe l'interrompt, alertée par le bruit, et je ne trouve le moyen que de leur dire pour Jennyfer,

"Pas trouvé.. jennyfer..." Ils m'aident alors à me relever, et m'amènent à l'infirmerie, ou Jennyfer se trouve déjà... Trop sonnée, je n'arrive pas à réagir,

"Michael.. son frère.. la cherche..."















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MessageSujet: Re: Une nuit de prison, ça redonne la raison   Mer 26 Oct - 19:29

En sortant dans ce jardin pour promener ma petite sœur, la faire changer d’air, je profitais de ce moment qu’elle avait trouvée pour se détendre autour des fleurs pour me confier à Lily. J’espérais qu’elle comprendrait ce qu’on venait faire ici, même si elle ne semblait pas encore s’être remise de notre dernière rencontre dans le parc.

"Non, pas tant que ça. Tu m'as fait mal avec ta ceinture. Mais vraiment mal..."


- La prochaine fois j’essayerai d’être un peu plus doux.

J’étais un peu frustré que tout ce dont elle se rappelle, c’était l’épisode de ma ceinture sur ses fesses. Le pire c’est que je ne savais plus, si elle avait eu mal, ou si elle m’en faisait la confidence juste pour essayer de se prouver qu’elle n’avait pas aimé. Je sais reconnaître les cris d’une femme, ceux qu’elle poussait n’était pas que de douleur.

En abordant ce coup de téléphone qui m’avait fait écourter l’entrevue du parc, je crois que Lily n’avait pas encore fait le rapprochement, avec ma sœur. Pourtant, c’était pour Jennyfer que j’avais tout laissé en plan. Je m’en voulais même vraiment de ne pas l’avoir rejointe avec que son état ne vire au rouge sang.

"Mais arrête de faire comme si tu étais un garçon que tien n'atteint. Et je te regarde pas avec pitié... promis."

A cet instant, le regard que la rousse avait sur moi me perturbait, le dédains qu’elle pouvait me servir habituellement s’était envolé, et j’avais même le droit à un sourire discret derrière des petites joues rougies. Je voulais la croire, quand elle m’assurait que ça n’était pas de la pitié, son regard finalement m’apaisait.

"Je comprend mais ça m'aurais permis de me sentir moins... moins… pas moins que rien."


- Je ne t’ai jamais considéré de cette façon, prend un peu confiance en toi, tu es belle et intéressante, drôle quand tu as envie et carrément sexy quand tu oublies de t’habiller chez GAP.

Je ne lui disais pas souvent, pourtant j’avais vraiment beaucoup d’affinité pour elle, et quand elle s’en rendrait contre certainement que ça serait dangereux. Si elle découvrait cette emprise qu’elle pouvait avoir sur moi, je perdrais le peu de contrôle qu’il me restait encore sur ce qu’on pouvait appeler notre relation.

Ce qui m’inquiétait le plus pour le moment, c’était ce besoin qu’avait ma sœur, cette nécessité d’avoir quelqu’un avec elle, et à défaut d’un autre qui l’aime, je restais tout ce dont elle aurait jamais espéré avoir besoin. Je savais bien qu’elle ne pourrait pas toujours compter sur moi, et la vérité c’est que ça me terrifiait de la laisser seule.

"Elle y arrivera très bien j'en suis sure."

Je ne voulais juste pas que Lily se sente coupable, pour ce qui était arrivé, si de mon côté j’avais du mal à ne pas lier les deux filles, j’espérais qu’elle arrive à se détacher de la situation. Notre conversation devenait plus privée que jamais, et en me redressant contre elle, je continuais de montrer à Lily que je tenais à elle.

"Ho..."


On n’était juste tout les deux, le reste devenait livide, et je profitais une nouvelle fois de la présence de mon amie. Reprenant doucement du poil de la bête, je venait imposer cette emprise que je voulais avoir ses les lèvres de Lily, même si dans le fond je savais bien que j’étais plus faible que je ne voulais le montrer.

"Et c'est trop bon..."

Quand je lui avouais que je restais là pour elle, après qu’elle m’ait demandé de ne plus la quitter, je ne me rendait pas encore compte de cet engagement tacite que je venais de prendre. Lorsqu’elle prendrait connaissance de ce pari lancé sur elle, celui qui nous avait en quelque sorte réuni, je savais déjà que jamais elle ne me pardonnerait.

"Alors reste avec moi..."

- Toi, reste avec moi …

Elle me répétait si souvent qu’elle avait un copain, que c’était compliqué de ne pas penser à lui. Ce garçon trop coincé qui ne se rendait même pas compte de cette bombe à retardement qu’il avait amorcé. Lily exploserait un jour, et il en subirait les déflagration, moi aussi certainement si je ne m’en protégeais pas.

"Moi non plus..."

- Pourtant, tu as un copain

Je ne l’oubliais pas, mais en faisait quand même abstraction. Mes mains passaient par dessous les vêtements de Lily pour venir lui caresser cette poitrine si douce et ferme au toucher. Le contact me faisait frémir et je sentais bien qu’elle n’y était pas indifférente. J’adorais la sentir de cambrer sous mes gestes intrusifs.

"Non arrête... tu sais que je te .. résiste pas.."

- Alors laisse toi faire.

Nos lèvres ne se quittaient pas, et je continuais de la caresser, sans plus rien avoir d’autre en tête que ce sein entre mes doigts qui me donnait envie de la déshabiller entièrement. C’était tellement bon que mon cœur s’arrêtait presque de battre pendant quelques secondes. Jusqu’à ce que j’aie un éclair de lucidité me rappelant où on était.

Le jardin, l’institut psychiatrique, ma sœur, tout venait sonner dans ma tête comme le glas d’un réveil importun le lendemain d’une nuit de débauche. Je me retournais de façon spontané en cherchant ma sœur du regard, me rendant compte que Jennyfer n’était plus là. Je me trouvais pris d’un spasme de chaleur incontrôlé.

"On va la retrouver, elle n'est pas loin..."

- Elle ne serait pas partie sans moi …

Ou peut être, si elle m’avait vu en train de caresser Lily. Je sais que ma sœur et jalouse, et pourtant je n’avais pas fait attention à elle. J’étais ici pour elle, et je m’en voulais cette fois terriblement. Prenant ma main, Lily venait avec moi dans le centre du jardin pour une vue plus probante sur l’intégralité du domaine.

"Attend, attend. Elle est dans une unité psy. Donc tout est fermé même le jardin. Va voir le jardin, je retourne dans le batiment, et trouver l'équipe de soin, d'accord?"

- Tu m’appelles si tu la vois, promis ?

Je serrais les dents, frustré par cette situation qui me tombait dessus, une nouvelle fois sans que je ne contrôle rien. Je criais son nom, en espérant qu’elle me réponde, Lily était partie de son côté, et moi je cherchais, le cœur lourd, un rythme cardiaque de plus en plus élevé. Un infirmier venait me trouver en me demandant de me calmer.

En essayant de trouver une contenance, un souffle plus léger, je lui expliquais la situation qui semblait ne pas affoler le garçon. Ça devait être habituel dans cet établissement, mais je persistais en expliquant que ma sœur n’était pas folle. Lui m’emmenais jusqu’à l’accueil où il m’expliquait qu’on la retrouverait.

Après cinq minute à passer des coups de téléphone, en me demandant d’arrêter de faire les cents pas dans la salle d’attente on m’apprenait qu’elle était à l’infirmerie. Je bousculais même l’infirmier pour qu’il s’écarte du couloir et que je rejoigne la pièce en quatrième vitesse. Il fallait que je retrouve Jennyfer tout de suite.

Quand j’arrivais, je la voyais allongée sur un lit, sans me rendre compte que Lily était deux lits plus loin. Je venais attraper la main de ma sœur pour l’embrasser sur son dos, et je la regardais en lui souriant bêtement. Elle était consciente, et venait même me donner une tape sur le front avec les maigres force qui lui restait.

« C’est maintenant que t’arrive, je pourrais me noyer 4 fois que tu t’en foutrais ! ? »

Sans lui répondre tout de suite, je la regardais pour me pencher sur elle et la prendre dans mes bras. Je soupirais, et venait poser ma tête contre sa joue en pressant ma chevelure brune sur sa peau de porcelaine. Je tenais la position quelques secondes avant de reculer et la toiser un peu plus.

- Jenny …

«  Ta copine est arrivée au moins 10 minutes avant toi, t’es trop bidon comme grand frère !! »

En me montrant le lit de Lily d’un geste de la tête, je la tournais, et commençait vraiment à ne plus savoir où donner du regard. Elles vont me tuer toutes les deux … La rousse semblait inconsciente, et je restais un peu avec ma sœur en cherchant à comprendre ce qui avait bien pu se passer pour qu’elles se retrouve les deux là.

«  Je suis tombé dans la rivière en traversant ce pont de bois et j'ai paniquée. Tu diras à papa qu’il arrête de payer une fortune pour mes soins, parce que c’est nul ici, ils entretiennent rien. »

- Je t’apprendrai à nager, d’accord ? Dès que tu sors d’ici, on commence tes cours de natation.

Jennyfer avais peur de l’eau, pourtant elle n’avait jamais appris à nager. Le vélo, même une planche à roulette, ça restait un mystère pour la belle aux cheveux rose qui n’avait jamais voulu qu’on lui explique quoi que ce soit. Elle était encore plus têtue que moi, et n’admettrait jamais qu’elle avait besoin d’aide.

« Seulement si Lily vient avec nous … Michael … tu devrais allez la voir, je crois qu’elle est bien pour toi, pour une fois que c’est pas une de ses prostituée que tu sautes chaque week end ! »

- Jennyfer, où t’as appris à parler comme ça !

Faisant les gros yeux à ma sœur, je venais appuyer mon poing doucement contre son épaule. Je secouais la tête pour lui montrer qu’elle était juste irrécupérable, et puis je haussais les épaules en me décidant à suivre son conseil, pour une fois qu’elle acceptait que je passe du temps avec une fille.

- Tu bouges pas d’accord ?


« Tu veux que j’aille où sérieux ? Allez don Juan, si tu vas pas l’embrasser je me lève et c’est moi qui le fait »

- Pfff

Je tapotais encore son épaule avec mon poing avant d’aller retrouver la couchette de Lily. Je venais m’asseoir au niveau de ses genoux, sur le coin du lit et attrapait la main de la rousse qui avait l’air encore un peu engourdie. Je lui envoyais un sourire en venant porter sa main jusqu’au niveau de mes lèvres.

- Qu’est ce que je vais faire avec deux filles comme vous sérieux ? Pas une pour rattraper l’autre !


En faisant allusion à ma sœur qui était juste à côté, j’embrassais la main de Lily avant de venir m’allonger en restant tout au bord du lit, me frayant quand même un passage contre le corps de la belle allongée. Je me mettais sur le côté, et la regardait, en souriant, mon nez au niveau de sa joue je venais la chatouiller en riant.

- Si tu voulais que je m’occupe de toi, il suffisait de me le demander.
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MessageSujet: Re: Une nuit de prison, ça redonne la raison   Jeu 27 Oct - 23:00



Une nuit de prison; ça redonne la raison


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- La prochaine fois j’essayerai d’être un peu plus doux.

Je le considère un instant, sans ne rien répondre; un air interdit et arrêté sur le visage. Qu'est ce qui peut bien lui faire penser qu'il y aura une prochaine fois, après tout je ne lui ai rien fait pour lui laisser penser que ça serait possible, pire, j'ai insisté en évoquant la présence de mon petit ami qui est désormais mon ex copain. D'un autre côté, mon attitude auprès de lui est tellement évocatrice sur l'effet qu'il provoque en moi. Est ce que toutes les filles pensent à tout ce qui se déroule en moi quand je suis près de lui? Ce voeu intense que de lui satisfaire, et pas que d'un point de vue sexuel ? De le rendre heureux, plus lumineux ?

Je ne rajoute rien, et quand il se met à genoux, se présentant à moi plus faible que jamais je n'aurais pu le croire, je lui souris, doucement. Il me demande de ne pas l'observer avec pitié, mais il confond tout. C'est seulement mon affection profonde que je lui tends à travers mon regard.

Il se relève, et je lui précise ce sentiment d'humiliation forte, et comment je me suis sentie quand il m'a laissé en plan, avec un commentaire foireux sur le déroulement de notre après midi. Mon regard s'assombrit à cette pensée, et finalement, je me trouve stupide de ne pas avoir fait le lien entre notre présence dans cet hospice, et son départ précipité. Je comprend qu'avec lui, il va falloir lire entre les lignes. Et quelque part, j'imagine qu'il me laisse lire en lui plus facilement que je ne l'aurais pensé capable de le faire.

Je ne t’ai jamais considéré de cette façon, prend un peu confiance en toi, tu es belle et intéressante, drôle quand tu as envie et carrément sexy quand tu oublies de t’habiller chez GAP.

Je rosis, baisse le regard et le visage en même temps, et cache un léger sourire flatté. Il vient de m'envoyer une rafale de compliments forts agréables, et surtout, je le sens plus que sincère avec moi. Mes rougeurs flamboyantes sur mes joues, je prononce,

"Ho. Merci beaucoup..."

Je relève mon regard et fixe le sien. Tout devient tellement intense, et je peux presque entendre son souffle tremblant. Je lui affirme naturellement, qu'un jour, sa soeur parviendra à s'en sortir seule. Je n'en savais rien, mais je voudrais tellement y croire pour le rassurer. Me sentant plus que coupable, Michael me rassure sur le comportement de sa petite soeur.

Dans un nouvel échange passionné, qui nous laisse de nouveau seul au monde, sur un nuage ou un ascenseur fulgurant, je demande à Michael de ne plus me quitter.

- Toi, reste avec moi …

Je porte sa main à ma joue, et amène ma main sur la sienne, nous renfermant un peu plus dans notre bulle personnelle,

"Toujours", je murmure; avant de le laisser me faire prisonnière de ses lèvres que je ne veux plus quitter.

- Pourtant, tu as un copain

A oui...C'est vrai... Je ne l'ai pas contredit encore... Je ferme les yeux, inspire, mais je n'ai pas le temps de lui répondre que déjà il repart à l'assaut de mon corps qui s'embrase sitôt il l'effleure. Je me presse plus contre lui encore, alors que ma tête me signale que c'est mal. Ou plutôt, pas le bon moment. Mais ses doigts me frôlent, et il me fauche pour m'étendre à moitié. Lui affirmant dans un souffle que je ne peux pas lui résister, il me susurre, de sa voix suave et si affriolante

- Alors laisse toi faire.


"Mais je.. hum.." Je souffle chaudement contre sa bouche, et retiens mon souffle quand il joue avec mon téton. "Non.. Michael ..." je pose mes lèvres contre les siennes malgré tout. Puis, dans un sursaut, Michael se relève. Paniqué, il cherche sa soeur qui a disparut de notre tableau idyllique. Je me fustige encore d'être si faible face à lui, puis me remet debout avec son aide.

Le beau delta se maudit, et, impuissante je l'observe paniqué. J'essaie de le rassurer, mais au fond, je suis autant inquiète et responsable que lui.

- Elle ne serait pas partie sans moi …

"Ou si je n'étais pas venue."

Je n'ose pas vraiment affronter le regard de Michael, mais je perçois les sueurs froides qui coulent de ses tempes. Essayant de rattraper le tir, je lui attrape sa main, et l'emmène la ou nous aurions une meilleure vue. Lui proposant un angle de recherche, en nous séparant, il s'éloigne de moi

- Tu m’appelles si tu la vois, promis ?

Je ne répond rien et lève les yeux au ciel. Bien sur... quel idiot... Enfin, ça reste affectueux... Partant à la recherche de la cadette disparue, je me retrouve dans un couloir blanc, et à l'odeur désagréable. C'est ici que je croise le chemin de cette fille, une adolescente , enfin.. je crois. Qui ressemble à une armoire à glace. Et cette armoire n'a pas l'air ravit de me croiser sur son chemin. Rapidement, elle m'envoie au tapis, sans que je n'ai le temps de réaliser pourquoi et comment.

Arrivant dans ce qui ressemble à une infirmerie, je capte la présence de la fille Brewster, et alerte l'équipe, avant de somnoler. Décidément, cette fille.. j'ignore ce qu'elle m'a fait, j'ai rien vu venir!

Au bout d'un temps que je n'ai pas vraiment vu passer, j'entends des voix échanger, mais je garde les paupières closes. C'est un peu confus, et embrouillé. Au bout de quelques minutes de plus, je sens une main chaude caresser la mienne. Je fronce les paupières, puis ouvre mes yeux.

- Qu’est ce que je vais faire avec deux filles comme vous sérieux ? Pas une pour rattraper l’autre !

Ma vue est plutôt troublée, puis Michael apparait avec un léger sourire,

"Ta faute ça!" Dis-je mollement.

Je porte ma main a ma tête et y sens une énorme bosse. Je fronce les sourcils, je ne me rappelle pas vraiment comment c'est possible. Dévisageant Michael comme s'il avait les réponses à m'apporter, il me rajoute, après s'être étendu contre moi. J'affiche un sourire quand il vient jouer de son nez contre ma joue.

- Si tu voulais que je m’occupe de toi, il suffisait de me le demander.

"Hmm.. toi et moi étendu ... c'est pas un bon plan tu sais..."

Je souris mollement, l'observe, amoureuse... Je retourne ma tête sur l'oreiller, regard vers le plafond, ferme les yeux, puis lâche,

"J'ai rompu hier avec Noa."

Je le sens s'agiter,

"C'est pour ça que je devais le retrouver."

Je retourne mon visage vers le sien, et lui souris en l'observant. Je tends mes lèvres qui frôlent les siennes, puis ajoute, en coupant court à tout débordement qui n'a pas lieu d'être ici,

"Allez... on y va ?"

Ou, je ne sais pas, mais ailleurs que dans cette infirmerie,

"Ta soeur, ça va?" il est temps que je m'inquiète! Je me redresse, ma tête me cogne, et l'infirmier présent m'explique après interrogation,

"C'est une jeune fille très déséquilibrée... elle ne supporte pas le contact. Et tu as été projeté dans l'angle du mur. Tu as eu de la chance de ne pas t'ouvrir le crâne quand même! Ca va aller?"

Je remue le visage,

"Une grosse bosse, je préfère... j'adore les souvenirs cuisants on dirait..." dis-je en évitant le regard de Michael.

Je passe près de Jennyfer,

"Ca va aller ? "

"Mais oui, t'inquiète, tu m'as retrouvé avant mon frère.. enfin en quelque sorte!"

"Je vais vous laisser tous les deux, je pense que c'est mieux..."

Je regarde Michael. J'adorerais rester avec lui, mais je ne sais pas lui résister. Et il doit s'en vouloir pour sa soeur alors...

















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MessageSujet: Re: Une nuit de prison, ça redonne la raison   Lun 31 Oct - 13:28

Ma sœur nous laissait un instant tous les deux, ce qui était même surprenant de sa part, mais elle adorait les fleurs, alors je n’insistais pas pour la suivre quand elle allait vagabonder au milieu du jardin. Prenant le temps d’expliquer comme il faut à Lily combien ma sœur était importante dans ma vie, je laissais aussi filtré quelques compliments sur sa personne, que je n’aurais jamais laissé paraître si la situation ne m’avait pas affaibli.

"Ho. Merci beaucoup..."

Elle ne me remercierait pas si elle savait toute l’histoire de notre rencontre, je m’en voulais, et préférais enterrer ce pari à jamais, pourtant un jour où l’autre un delta passerait à l’action. Il était hors de question que je laisse faire, mais aujourd’hui, c’était notre instant de liberté. Oubliant jusqu’à la raison de ma présence ici, je laissais mes lèvres se captiver de celles de ma voisine, et le baiser ne faisait que me libérer un peu plus.

"Toujours"

Sans même que j’en pèse le poids, Lily venait d’avouer qu’elle ne me quitterait plus. Je savais que c’était sur le feu de l’action, et qu’elle ne pouvait pas le penser, pas vraiment. Les mains se libéraient à leur tour de l’entrave de ma conscience, et avant même que je ne les contrôles, elles étaient déjà sous les vêtement de la rousse à la conquête d’un sein déjà bien ferme.

"Mais je.. hum.."

- Moi aussi !

Ne laissant pas ce soupir s’interposer entre ce moment de luxure qui commençait, je profitais pleinement de cet instant qui laissait le reste du monde en dehors de notre bulle. Quand j’étais avec Lily, c’est ce qui se passait, comme si j’arrivais à en oublier ma propre existence et ne penser plus qu’à elle.

"Non.. Michael ..."

- chttt


C’était trop tard pour reculer, j’étais déjà bien trop excité, la luxure grimpait en moi comme le fromage d’un soufflé en plein essor. Je n’arriverais pas à m’arrêter, ou du moins pas sans aide extérieur. C’était le nom de ma sœur qui revenait me hanter, et qui me sortait de cette transe avec une gifle qui me secouait tout entier.

Elle n’était plus là, où on l’avait laissée. Rien que cette vision, la peur de la perdre, tout venait marteler mon cœur déjà bien trop sollicité jusqu’à là. Je bondissais, en aidant Lily à se relever, confus, pour lui expliquer qu’il fallait absolument qu’on retrouve Jennyfer.

"Ou si je n'étais pas venue."

- On doit la retrouver !

Il n’était pas l’heure de se poser des questions existentielle, je devais retrouver ma petite sœur, et pour ça je fouillerais chaque recoin de cet établissement. Choisissant de se séparer, on partait chacun de notre côté en essayant de diviser les endroits de recherches. Après les plus longues minutes de mon existence à chercher Jenny le souffle haletant, on finissait par m’apprendre qu’elle était à l’infirmerie.

Lily était partie de son côté, mais pour l’heure il fallait que je vois si ma sœur allait bien. Alors j’entrais en trombe dans l’infirmerie pour retrouver ma petite fripouille aux cheveux roses. Ce à quoi je ne m’étais pas attendu, c’était que la brune était là aussi, deux lit plus loin, allonger presque inconsciente.

"Ta faute ça!"

En allant retrouver Lily après m’être assuré que ma sœur allait bien, elle m’informait que j’étais responsable de ce fiasco. C’était en grande partie possible, je devais l’avouer, tout ça c’était à cause de moi. Pour essayer de me faire pardonner un peu, je venais prendre place à côté d’elle, si le lit de l’infirmerie, en la taquinant un peu.

"Hmm.. toi et moi étendu ... c'est pas un bon plan tu sais..."

- Vous avez des idées bien inconvenante mademoiselle Baker !

Prenant un air faussement outré, je jouais le garçon irréprochable qui n’avait jamais de sa vie pu caresser ce genre d’idées mal placées. A ce moment là, Lily arrêtait de me regarder, et venait à s’allonger plus ancrée contre son matelas avant de fermer les yeux, comme si elle inspirait profondément.

"J'ai rompu hier avec Noa."

- Tu veux dire, avec monsieur Parfais ?

"C'est pour ça que je devais le retrouver."

Celui avec qui elle me rabâchait les oreilles, sans cesse, en disant qu’elle avait un copain. Alors elle en avait plus, depuis hier, et elle me confirmait encore tout à l’heure que … Venant alors passer mes mains au niveau de son bassin je la chatouillais d’un doigt pour lui montrer que je n’étais pas d’accord.

- Espèce de menteuse !

Pendant toute la journée, elle m’avait fait croire qu’elle n’était là que par pitié pour moi, qu’elle était venue me chercher à la prison, par culpabilité. Alors quoi, ça voulait dire que toute ces belles phrases, elle les pensaient ? Posant un nouveau regard, intrigué mais tendre sur elle, je la laissais se relever en déposant une marque d’affection sur mes lèvres avec les siennes.

"Allez... on y va ?"

- Heu …

"Ta soeur, ça va?"


Avant même que j’ai pu répondre, elle se remettait assise sur le coin de la couchette, prête à s’extirper de la. Lily vacillait un peu, et un des médecin sur place venait lui expliquer qu’elle avait quand même subit un gros choc à la tête. C’était peut être dangereux finalement comme endroit pour ma petite sœur pas si malade que les autres.

"C'est une jeune fille très déséquilibrée... elle ne supporte pas le contact. Et tu as été projeté dans l'angle du mur. Tu as eu de la chance de ne pas t'ouvrir le crâne quand même! Ca va aller?"

- Lily ! T’es pas obligée de peloter toutes les filles de l’institut.


Sans vraiment savoir la raison de l’altercation entre les filles, j’imaginais une scène en souriant. Dans tout les cas, je demanderais à ce que Jennyfer sorte rapidement ici, je n’avais plus vraiment confiance dans l’intégrité de ce centre. Lily répondait sans nous regarder, et déjà se levait pour avancer vers ma sœur.

"Une grosse bosse, je préfère... j'adore les souvenirs cuisants on dirait..."

Il aurait certainement fallu qu’elle reste encore un peu allongée, mais elle semblait pressée elle aussi de partir d’ici. Alors je remerciais le médecin d’un signe de la tête et allait rejoindre les deux filles qui se trouvaient maintenant l’une près de l’autre, en train de bavarder les deux.

"Ca va aller ? "

"Mais oui, t'inquiète, tu m'as retrouvé avant mon frère.. enfin en quelque sorte!"

- T’inquiète pas, Jenny c’est une dure quand même. Et puis, JE vous ai retrouvé toute les deux d’abord.

Avec un doigt je venais taquiner le petit nez de ma sœur et la regardait sourire. J’étais rassuré de la voir comme ça, avec un sourire aussi grand. Peut être que finalement elle se faisait à l’idée que je puisse passer du temps avec une autre fille qu’elle. Alors quand Lily essayait de prendre la tangente, je rattrapais sa main avant qu’elle ne s’en aille.

"Je vais vous laisser tous les deux, je pense que c'est mieux..."


« Reste, enfin, partez, les deux, je vais bien, mais j’ai besoin de dormir un peu, je me sens fatiguée »


Je n’avais pas eu le temps de parler que c’était ma petite sœur qui demandait à Lily de ne pas s’en aller. Est ce que ma jalouse de sœur serait en train de changer un peu. J’attrapais alors la main de Jennyfer et j’avais la main de chacune des filles dans une des miennes. J’étais bien, juste là, avec les deux.

- Tu nous fou dehors, carrément ?

« Pfff, comme si t’avais pas envie de profiter un peu de ta copine aussi. Je … vous laisse partir, si vous promettez de revenir demain. Toi aussi, Lily, j’aimerais bien te revoir, j’aime bien voir du monde »

Un souvenir venait prendre place sur mes lèvres, et je me penchais sur ma sœur pour venir l’enlacer dans mes bras. Je posais un bisou sur son front pour lui dire d’être sage, et de se reposer, et puis je regardait Jennyfer tendre les bras à Lily pour réclamer un câlin aussi. Elle était comme ça ma sœur, toujours un peu trop affective dans tous les domaines.

- Tu restes sage jusqu’à demain alors, promis ? Docteur, vous la surveillez !

« Héé, je sais me surveiller toute seule ! »

Je rigolais, et le docteur aussi avait un petit rire, même si on savait que si elle était ici, c’était justement parce que non, elle ne pouvait pas encore, rester toute seule. Saluant une dernière fois ma sœur, on venait quitter les lieux avec Lily, laissant la jeune dépressive se reposer un peu. Dehors, c’était encre les belles maisons, et tout le chic de San Francisco qui nous tendait les bras.

- Si tu as dix minutes, je pourrais te montrer un autre endroit sympa, je pense que tu n’as pas souvent eu l’occasion de visiter ce coin de la ville.

Avec toute ma vie à San Francisco, j’avais eu le temps d’en découvrir chaque quartier, mais même si je n’appréciais pas vraiment tout le luxe de celui ci, il y avait quand même une boutique où il fallait absolument que j’emmène la brune. Alors sans attendre sa répondre, je la tirais par le poignet pour la conduire.

Si mes souvenirs étaient bon, c’était juste ici, après quelques croisement, on finissait dans la grande rue passante, où il y avait cette librairie tellement énorme. Rien que la devanture avec des éditions numérotée de classique dans leur format d’origine, ça donnait tout de suite le ton. Je faisais alors entrer mon amie dans le magasin où rien n’avait changé, excepté peut être le titre du dernier best seller.

« Bonjour Monsieur Brewster, ça faisait un moment qu’on ne vous avait pas vu ici, Megane ne travaille pas aujourd’hui ».

- Bonjour Madame Oliver. Je ne suis pas venu voir votre fille, je venais simplement faire découvrir l’endroit à une amie.

Pénétrant dans ce sanctuaire de la littérature, on pouvait y trouver des couloirs entiers de bibliothèque, de tous les styles et de toutes les époques. C’était de loin la plus grande librairie de toute la ville, certainement de tout l’état. Faisant un signe de la tête pour faire avancer Lily, je lui montrait l’éventail de possibilité qui s’offrait à nous.

- Bienvenue dans mon sanctuaire.
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MessageSujet: Re: Une nuit de prison, ça redonne la raison   Mar 1 Nov - 11:38



Une nuit de prison; ça redonne la raison


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Après avoir échangé un nouvel instant plus qu'enivrant et malgré les lieux totalement isolants, je me retrouve la tête contre le mur, et le dos bientôt transporté sur ces petits lits d'infirmerie. Sans le savoir, je viens de trouver la petite soeur de Michael. Et entre la réalité et ma somnolence, je réalise à quel point il y a du bon en lui, malgré la volonté qu'il met à prouver toujours le contraire aux autres. Il est bien plus que ce qu'il prétend, et c'est bien pour cette raison que je ne me suis pas posée dix milles questions aux téléphone avant d'aller le chercher.

Revenant à moi peu à peu, surtout grâce à la chaleur de la main de Michael sur la mienne, je tourne le visage vers lui, mes cheveux se répandant sur l'oreiller derrière moi. J'ai une pensée peu catholique, mais tellement réaliste. Je rosis légèrement quand il me rétorque,

- Vous avez des idées bien inconvenante mademoiselle Baker !

"Désolée .."

Baissant les yeux sur nos deux corps côte à côte, je me dis qu'en peu de temps ici, je me permet bien plus de choses que je ne le devrais. Redevenant silencieuse, me fustigeant pour mon attitude bien trop légère, je ferme les yeux, mais laisse mes doigts effleurer la main de Michael. Sa présence me rassure et me transporte. PLus qu'une sécurité c'est ... une forme de passion, je me sens toute bouleversée avec lui à mes côtés. Les paupières closes, je laisse échapper de cette vérité que je lui dois depuis un bon moment. Mais j'étais tellement résolue à ne plus lui céder alors que j comprend que j'en suis tout bonnement incapable.

- Tu veux dire, avec monsieur Parfais ?

Un mouvement de tête vers lui, j'ouvre les yeux et les plonge dans les siens. Je me mords la lèvre, et ne relève pas sa critique. Noa est ce qu'il est, mais il est loin d'être un mauvais garçons désagréable ou méchant. Je me contente d'acquiescer, et de recevoir ce regard qu'il pose sur moi. Je pense avoir un léger mal de crâne, mais je n'y pense même pas, cette conversation, cette ambiance, et lui... tout ça est trop intense pour que je songe un instant à ce détail physique. Passant un doigt sur mon bassin, ses iris lancent des étincelles,

- Espèce de menteuse !

"Pas du tout..." dis-je en remuant lentement le visage. Je me pince les lèvres, puis rajoute, " Je ne t'ai pas détrompé, car je voulais simplement te... résister" je termine dans un souffle qui sous entend combien c'est impossible.

Toutefois, Michael malgré ce qu'il vient de me dire, semble surpris. En quoi cela est-il surprenant? Moi je pense que c'était plutôt flagrant. Il m'embrasse doucement, et j'inspire son odeur, avant de me redresser sur le matelas, et de proposer mon départ d'ici.

- Heu …

Je ne répond pas, reprenant mes esprits un peu trop bousculés par cette force de la nature internée ici. Le médecin arrive alors et m'explique ce qu'il s'est produit. Je n eveux pas spécialement le savoir, je veux simplement partir, cet endroit me met mal à l'aise, et je ne comprend pas que Jennyfer y soit nternée. J'ai l'impression qu'elle n'a rien à y faire...

- Lily ! T’es pas obligée de peloter toutes les filles de l’institut

Je lance un regard penaud à Michael, je vais vraiment passer pour une fille facile. Est ce que c'est comme ça qu'il me perçoit, car après tout, je lui cède d'une façon si ... facile.. alors comment pourrait-il le penser différemment ? Je rougis et ne répond rien de plus. Ignorant les recommandations du médecin, je quitte le lit pour m'avancer vers la fille Brewster. M'inquiétant pour elle, elle s'amuse un peu, taclant son grand frère au passage,

- T’inquiète pas, Jenny c’est une dure quand même. Et puis, JE vous ai retrouvé toute les deux d’abord.

"Je doute pas que tu sois une dure à cuire Jenny."

Et intérieurement, je me promet que si elle tolère ma présence ici, je reviendrais la voir, sans Michael. J'imagine qu'il y a des choses que même son frère ne devrait pas entendre. Me gratifiant d'un large sourire,

« Reste, enfin, partez, les deux, je vais bien, mais j’ai besoin de dormir un peu, je me sens fatiguée »

je rajoute à l'égard de cette fille fragile,

"Promis, dès qu'un auteur passe dans le coin, je viens te chercher, d'accord ? "

- Tu nous fou dehors, carrément ?

« Pfff, comme si t’avais pas envie de profiter un peu de ta copine aussi. Je … vous laisse partir, si vous promettez de revenir demain. Toi aussi, Lily, j’aimerais bien te revoir, j’aime bien voir du monde »


"C'est très gentil mais tu sais j'ai beaucoup de cours à rattraper maintenant..." je lance un regard légèrement moqueur et accusateur à l'égard de Michael.

Elle sourit plus encore et son frère vient l'accueillir entre ses bras, et lui donne un calin fraternel plus que touchant. A les observer ainsi, je réalise à quel point Michael Brewster s'est ouvert à moi de la façon la plus déconcertante et inattendue qu'il aurait pu le faire. Une fois leur effusion de tendresse passée, je suis surprise de voir Jennyfer écarter les bras pour m'y enlacer. Posant mon menton sur son épaule frêle, je lui promet,

"Je reviendrais, promis."

La scène se déroulant toujours à l'infirmerie, entourés de toute l'équipe, je commence à peine à me décaler d'elle quand le delta rajoute,

- Tu restes sage jusqu’à demain alors, promis ? Docteur, vous la surveillez !

« Héé, je sais me surveiller toute seule !


Je tourne le dos à Jennyfer avant de lui faire de nouveau face, accueillant son sourire de circonstance qui doit cacher un mal être plus que profond. Nous prenons congé Michael et moi de ce lieu qu eje n'aime pas, mais je ferais un effort pour la jolie Jennyfer.

Une fois à l'extérieur, il s'arrête et me demande,

- Si tu as dix minutes, je pourrais te montrer un autre endroit sympa, je pense que tu n’as pas souvent eu l’occasion de visiter ce coin de la ville.

Gênée, je l'observe, rose aux joues,

"Tu peux rester, vraiment Michael. Je comprend, au contraire même."

Il ne m'écoute même pas, et obstiné, il m'attrape la main et me fais marcher quelques dizaines de minutes, avant d'atterrir devant cette libraire ancienne. Une façade ornée avec ds décors en bois finement sculptée me laisse pantoise. Je met quelques secondes à la détailler. J'adore les librairies, et plus encore celles d'époques, celles qui ont vécu, et celles qui ont vu des milliers de livres entrer. Détaillant certaines oeuvres originales et des trésors de la culture installées dans la devanture, j'ai le coeur qui palpite plus qu'à voir un petit chiot en pénétrant dans ce lieu si mythique pour moi.

Les yeux pétillants, je ne regrette pas que Michael m'ait accompagné ici, bien que jusqu'à ce que je découvre ce qu'il me réservait j'émettais quelques doutes sur notre destination. Le souffle court, je reste spectatrice de son échange avec la gérante des lieux.

« Bonjour Monsieur Brewster, ça faisait un moment qu’on ne vous avait pas vu ici, Megane ne travaille pas aujourd’hui ».

- Bonjour Madame Oliver. Je ne suis pas venu voir votre fille, je venais simplement faire découvrir l’endroit à une amie.


Je les écoute, mais laisse mon regard se promener sur les magnifiques reliures. Il y a même des échelles et des escaliers en colimaçons pour accéder à certaines étagères. Ce qui me marque le plus, c'est le Monsieur Brewster que cette femme sert à Michael. Ca me choquerait presque, mais je reste impassible. Je tourne mon visage vers lui quand il lui apprend qu'il n'est pas venu voir sa fille. J'ai un léger sourire. Il est vraiment un tombeur. Mon sourire se fig quand je me demande combien il a eu dans son lit. Préférant ignorer ce détail qui a son importance concernant la fille de la libraire, je ne sais comment je dois prendre la façon dont il me décrit. Une amie?? Simplement?? Je reconnais que ce détail me blesse plus que je ne l'aurais voulu et je me surprend à vouloir espérer qu'un jour Michael me présente comme bien plus cher que cela à ses yeux.

Me faisant un signe de tête, j'avance, lui juste derrière moi, aors que je sens son épaule derrière la mienne.

- Bienvenue dans mon sanctuaire.

Revenant à cet endroit magnifique, un paradis pour moi, mes yeux se remettent à briller, et je reste bouche bée. M'approchant fébrilement d'une étagère, j'en observe les livres qu'elle contient, et je réagis,

"Ton sanctuaire?? Tu viens souvent ici?" je murmure comme dans une église.

"C'est.. j'adore cet endroit. " L'odeur, les livres, les petites tables et guéridons, les fauteuils anciens pour s'installer et savourer un bon livre ç la lumière tamisée d'une lampe à huile, je trouve ça... je me souviendrais de cette adresse.

Je sens le regard de Michael posé sur moi, pourtant, je suis subjuguée par les oeuvres que j'effleure du bout des doigts. J'en lis les titres, observe les reliures dorés. Après tout.. je ne suis qu'une amie? Que faire de plus ici? J'adore les livres, les oeuvres et tout cet endroit. J'apprécie également à sa juste valeur le fait que Michael m'y ait amené, au fond, j'imagine qu'il ne le fait pas souvent. Rebaissant ma main de l'oeuvre de Peter Pan avec un léger sourire sur les lèvres, je me tourne vers lui,

"Merci de m'avoir amené ici Michael." Mon regard remonte de ses lèvres jusqu'à ses yeux, et se faisant, mes propres lèvres se chevauchent, retenant un désir de l'embrasser fulgurant. Cela dit, je ne voudrais pas vexer la fille de la libraire, ni même la propriétaire... Je lui souris, mais cet échange visuel est un de ceux le splus intense sque nous ayons partagé et ce n'est aps peu dire. Réalisant ce silence qui nous entoure et qui est pourtant propre à ce lieu si rempli d'histoires de vies et de romances, je reprend mon souffle qui s'était arrêté sans que je ne m'en aperçoive, et remue légèrement le visage en souriant,

"Je crois que je viens de trouver mon endroit favori dans cette ville grâce à toi."










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MessageSujet: Re: Une nuit de prison, ça redonne la raison   Mer 2 Nov - 21:49

Après un temps en prison pas spécialement agréable, j’avais réussi à faire venir Lily pour me chercher. J’étais étonnée qu’elle soit venue sans broncher, et finalement on avait attéri plus loin dans cet institut où était interné ma sœur. C’est la que je présentais les deux filles, et qu’un événement en entraînement un autre, je finissais par les retrouver les deux à l’infirmerie.

Pas une pour rattraper l’autre, je n’étais pas aidé seul avec elles, pourtant je n’aurais voulu être nulle part ailleurs à ce moment là. Venant rassurer ma petite sœur, je finissais par regagner le coin de Lily et venir m’allonger à côté d’elle quand elle me faisait part de ses idées qui me faisaient sourire.

"Désolée .."

Est ce que c’était moi qui avait ce genre d’influence sur elle ? Je crois qu’elle avait toujours été un peu délurée, seulement son copain actuel l’empêchait de s’épanouir. Ils n’avaient pas l’air d’avoir tant de chose que ça en commun, je ne sais pas pourquoi elle avait fini avec ce mec coincé, et j’étais surpris quand elle m’avouait avoir rompu avec.

"Pas du tout..."

C’était sorti comme ça, d’un seul coup, elle m’expliquait qu’elle avait rompu avec Noah, et je me sentais un peu trahi même si dans le fond ça me faisait plaisir. Je lui faisais comprendre que c’était qu’une vilaine menteuse, taquinant son bassin quand elle se justifiais comme elle pouvait de son innocence fragile.

" Je ne t'ai pas détrompé, car je voulais simplement te... résister"

- Me résister hein ?

Quand je l’entendais dire ça, je m’esclaffais tout seul en venant caresser son visage d’une main. Je m’approchais à cet instant pour lui donner un baiser, sage, du bout des lèvres. C’était une façon de lui montrer qu’elle aurait du mal à me résister plus longtemps. J’adorais cette sensation, cette emprise que j’avais sur elle.

Finalement, en se raisonnant, la rousse arrivait à se lever, et ne tardait pas pour reprendre une contenance, comme si elle avait peur de rester trop longtemps près de moi. Je lui souriais, et la regardait s’éloigner après qu’on lui ait expliqué ce qui lui était arrivé. Lily rejoignait pas sœur, et j’allais voir les deux filles en train de comploter.

"Je doute pas que tu sois une dure à cuire Jenny."

Jennyfer avait l’air un peu sonnée, mais elle restait souriante, avec un teint pas si vilain. Les cheveux rose venait souligner la couleur de ses pommettes, et j’aimais bien la voir me sourire comme elle le faisait aujourd’hui. On vantait sa capacité d’être une dure, et elle gonflait le torse comme pour montrer qu’on avait raison.

"Promis, dès qu'un auteur passe dans le coin, je viens te chercher, d'accord ? "

Un peu surpris par la proposition de Lily, je l’observais, silencieusement. Elle voulait vraiment venir chercher ma sœur pour l’emmener à une séance de dédicace ? Je me demandais à ce moment là, si elle faisait ça de façon spontanée et sincère, où si elle avait des arrières pensées en imaginant marqué des points avec moi ?

Les deux étaient discutable, et pourtant chacun des points me faisait sourire. Ma sœur semblait ravie elle aussi et je ne regrettais pas d’avoir emmené Lily jusqu’ici. Jennyfer nous expliquait qu’elle aimerait se reposer un peu, en appuyant le fait que de toute façon ça ne me dérangerait pas de me retrouver seul avec ma nouvelle amie rousse.

- T’inquiète pas, je reviens te voir vite, je sais que tu peux pas te passer de moi !


"C'est très gentil mais tu sais j'ai beaucoup de cours à rattraper maintenant..."

Ma sœur restait possessive, pourtant après l’avoir prise dans mes bras, je la regardais les tendres à celle qui m’accusait de lui avoir fait manquer beaucoup de cours. J’adorais les voir les deux comme ça, même si d’une certaine façon c’était aussi angoissant de les retrouver aussi proche. Si Lily avait laissé entendre que ses cours l’en empêcherait, elle promettait quand même de revenir, et j’espérais que quoi qu’il arrive, elle ne fasse pas de fausse promesse à ma sœur.

"Je reviendrais, promis."

Venant récupérer la main de la rousse, je demandais aux personnels médicale de bien surveiller ma sœur, de voir à ce qu’elle soit sage, même si je savais que ça allait la faire démarrer au quart de tour. Un dernier sourire, et on tournait le dos pour sortir du bâtiment imposant, tous les deux, jusqu’à ce que Lily reste hésitante dans la rue.

"Tu peux rester, vraiment Michael. Je comprend, au contraire même."


- Et faire quoi, la regarder dormir ? Faut qu’elle se repose, elle a un fort caractère, mais malheureusement sont corps est plus frêle, il faut qu’elle en prenne soin. Et puis, j’ai d’autres projets pour nous !

A peine ressorti, une autre idée me traversait déjà la tête. Je me sentais bien avec la rousse, et je voulais continuer dans ma lancée, à lui faire découvrir un peu mon univers. Je n’avais pas remis les pieds dans cette partie de ma ville depuis … Megane. Il y avait prescription maintenant, et le fait de me retrouver ici, ça me donnait envie de revenir explorer mes souvenir de jeunesse.

Il fallait qu’Elysabeth voit cette librairie tellement incroyable, et le fait qu’elle soit juste à quelques rues d’ici ça m’incitait à y faire un détour. La propriétaire me reconnaissait, et n’insistait pas quand je lui montrait que je n’étais pas venu pour Megane, juste pour montrer le coin à ma nouvelle amie.

"Ton sanctuaire?? Tu viens souvent ici?"

Quand Lily entrait, même déjà devant le parvis de l’établissement, je la voyais saliver, et j’adorais contempler cette étincelle qu’elle avait dans les yeux. Parcourant les allées remplie de chef d’œuvre de toutes les époques, je la regardais caresser la reliure des livres avec une délicatesse tendre et précise.

"C'est.. j'adore cet endroit. "

- j’y venais souvent oui, mais ça fait quelques années en vrai que je n’étais pas revenu.


Taisant en même temps ces souvenirs douloureux que j’y avais laissé, je m’appliquais à redécouvrir cet endroit magique comme lorsque que j’y étais entré pour la première fois. L’odeur y restait la même, c’était celle de l’imagination sans fin, si le pays imaginaire de peter pan existait, ça serait certainement à ça qu’il ressemblerait.

"Merci de m'avoir amené ici Michael."

La rousse ouvraient des yeux chaque seconde un peu plus grand, et je crois que l’effet que j’avais prévu pour ce soir était encore plus dévorant que ce que j’avais imaginer. Je caressais son sourire des yeux, jusqu’à ce qu’elle vienne en faire profiter mes lèvres dans un baiser d’une légèreté voluptueuse.

"Je crois que je viens de trouver mon endroit favori dans cette ville grâce à toi."

- C’était le mien, avant de te rencontrer.


Profitant de cet instant rien qu’à nous pour continuer de la dévisager, je l’embrassais à mon tour pour lui rendre un baiser un peu plus intense. Venant mêler ma langue à la sienne, je souriais malicieusement en venant pousser Lily un peu plus loin au fond de l’allée jusqu’à venir la plaquer contre un mur sans bibliothèque au dos, à l’abri des regards les plus indiscrets.

- Le mien dorénavant, c’est celui où je pourrai t’embrasser.

Dans un soupir qui me faisais frémir, je me mordais la lèvre inférieur, et venait renouvelle un troisième baiser, toujours plus fougueux que les précédents. L’endroit n’était pas approprié, pourtant mes mains avaient du mal à rester en place, et venaient doucement se balader sur le corps de la rousse comme lorsque que je ne contrôle plus rien.

Le mur derrière nous empêchait les vibrations de ce lieux trop pieux pour nous permettre d’enfreindre un interdit encore plus solennel que le silence qui restait de rigueur. Du bout des doigts je glissais ma main au niveau des cuisses de ma voisine pour en faire profiter l’extrémité de mes phalange en remontant mes lèvres dans le cou de Lily.

- Pourquoi est ce que c’est tellement dur de te résister ?
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MessageSujet: Re: Une nuit de prison, ça redonne la raison   Ven 4 Nov - 10:09



Une nuit de prison; ça redonne la raison


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- Me résister hein ?

Michael s'amuse de mon aveu et pire, profite de ma fragilité et ma faiblesse face à sa présence pour effleurer mon visage, me sourire et me prendre un baiser sage et tellement bon du bout des lèvres; alors que j'acquiesce, silencieuse, incapable de rajouter quoique ce soit à cet état de fait. La moindre de ses phalanges sur la plus insignifiante partie de mon corps me rend bouillante. Pas que de désirs. Mais également de ce qu'il provoque en moi, cette passion fusionnelle qui fait que je ne peux plus me passer de lui.Le pire, c'est qu'il en joue...

Je parviens, au prix d'un effort considérable, à me relever, et à quitter ce lit d'hôpital, pour aller annoncer mon départ. Je ne veux pas provoquer celui du frère de la jeune internée, qui nous signale qu'elle est fatiguée. J'ose espérer qu'elle ne dit pas cela pour ne pas que je culpabilise, et d'un autre côté, si elle était aussi jalouse que ça de quiconque approcherait son frère; elle ne réagirait pas ainsi, pas vrai?

Je lui promet de revenir, et je compte bien m'accomplir de cette promesse dans la semaine. Et surement les prochaines à venir. Il me semble capter un regard surpris du garçon. Sa fragilité me touche et je crois que si je n'avais pas ce caractère caché derrière mes jupes sages, je le serais tout autant que la belle frêle aux cheveux roses délavés. J'imagine que pour choisir une telle couleur, il faut avoir n certain cran tout de même.

Une fois à l'extérieur, je rappelle à Michael qu'il peut très bien rester, je culpabilise encore un peu; ramenant une mèche de mes cheveux derrière mon oreille, pour masquer un peu de la timidité qu'il continue à distiller en moi.

- Et faire quoi, la regarder dormir ? Faut qu’elle se repose, elle a un fort caractère, mais malheureusement sont corps est plus frêle, il faut qu’elle en prenne soin. Et puis, j’ai d’autres projets pour nous !

"Je.. Oui.. ah... bon... d'accord!" J'ignore si c'est une bonne idée, que de vouloir absolument découvrir quels sont ces projets auxquels il tient à me faire participer, pourtant je le suis, marchant côte à côte dans la rue. Je crois que finalement, je voudrais que cette journée ne se termine jamais. Après quelques minutes ou l'impatience me gagne, nous atteignons une rue qui semble avoir de l'âge tant au niveau de ses pavés, que des façades des devantures des magasins. Je reste avec un air circonspect, jusqu'à ce que Michael m désigne cette librairie qui semble arriver tout droit du moyen âge. J'adore. Je me délecte de ce qu'elle présente à l'extérieur, autant qu'à l'intérieur. Gardant ma curiosité quand à la fille de la gérante, j'ose à peine toucher ces livres. Toute une magie qui s'échappe de cet endroit, de ces étagères, que je suis presque émue. Un instant, je me détourne légèrement vers le beau ténébreux, afin de le remercier. et de lui dire combien j'apprécie.

- j’y venais souvent oui, mais ça fait quelques années en vrai que je n’étais pas revenu.

Quelle idée? Je fais une petite moue qui signifie ma pensée actuelle, et l'interroge,

"Ho, mais pourquoi? " Après tout, quand on connait un endroit comme ça et qu'on est fou de lecture, on ne s'en passe plus, pas vrai ? Je n'ai pas assez de mes deux yeux pour tout observer. Je suis subjuguée par l'endroit, la magie qui s'en dégage. L'odeur des livres feuilletés. Mes yeux les parcourent tous, puis s'arrête sur l'un d'entre eux, dont le titre nous parle au delta et à moi même. Je e jauge, et cet échange visuel est tellement fort que mon coeur rate un ou deux battements si ce n'est plus. Me mordant la lèvre, je viens l'embrasser sagement, ignorant si j'en ai le droit ou non... en public. Puis je lui confesse que grace à lui je viens de trouver mon endroit favori dans cette ville.

- C’était le mien, avant de te rencontrer.

Je recule mon visage, fronce les sourcils, ne comprenant pas du tout pourquoi il aurait changé d'avis.

"Ho mais," Il me dévisage à son tour, et cette brûlure langoureuse dans son regard me perce au plus profond de mon être. Quand ses lèvres reviennent aux miennes, je le laisse m'embarquer dans un baiser des plus enivrants, et sans même que je ne m'en aperçoive, je marche à reculons, alors qu'il m'emmène dans le fond de cette librairie. Son souffle, son odeur, sa langue, brr .. je suis au septième ciel. Déjà. Cet instant possède un quelque chose d'inoubliable. Le moment, le lieu, le baiser, et surtout le garçon... Mon corps est retenu par un mur dénué d'étagères, et comme si le choc lent et non douloureux nous ramenait à la raison, Michael se détache et me lâche, dans un souffle chaud et , en mon sens, empli de sincérité,

- Le mien dorénavant, c’est celui où je pourrai t’embrasser.

"Ho. Je. Moi aussi!"Je lui souris, mais ce qu'il me dit me fais rougir.

Il ne peut pas inventer des phrases pareil juste pour me mettre dans son lit ou alors c'est que je suis naïve. Je frémis et frissonne face à cette déclaration qu'il me fait. Je retiens mon souffle, mais observe ses lèvres se mordre, comme s'il se retient. Je l'imite alors, et viens me mordre les lèvres, tandis que mon sang bouillonne en moi. Pire encore quand il revient à moi pour un nouvel échange sulfureux, et bien qu'intérieurement ma conscience me fustige d'agir aussi misérablement dans un tel endroit, je ne peux lui refuser quoique ce soit. Je n'en ai ni le courage, ni l'envie ni même la détermination. Ses mains se posent alors sur moi, et font s'échapper un gloussement d'envie de mes cordes vocales.

Mes bras jusqu'ici restés le long de mon corps finissent par se lever, pour poser mes mains sur ses épaules que je serre. Je souffle et soupire dans sa bouche, et quand il vient faire remonter sa main le long de mes cuisses, je retire ma bouche de la sienne, et viens étouffer un gémissement de surprise, d'envie et de gêne dans son cou. Il parcourt le mien avec ses lèvres délicieuses, et j'entends alors que j'essaie de me reprendre,

- Pourquoi est ce que c’est tellement dur de te résister ?

Je souris, puis recule, pose ma tête contre le mur, et lui demande, surprise,

"Tu parle de moi là? Car j'ai plutôt l'impression que cette phrase aurait pu sortir de ma bouche..." Je baisse les yeux, je sais à quel point il y a plus... léger que moi. Perdue dans une légère réflexion, je remonte les yeux à lui, et l'observe une demie seconde, lui attrape la main, lui caresse ses doigts de mon pouce et lui propose,

"Tu veux bien me raccompagner à .. à ma chambre?" Je demande, en lançant des regards à droite et à gauche pour vérifier que notre intimité n'a pas été découverte. Mon trouble trahit mes pensées peu catholiques que je décide de prendre à cet instant. Michael et moi.. c'est fusionnel, et je n'ai jamais voulu attendre de me marier pour faire l'amour. Et puis.. je veux que ça soit lui. Il me rend ... moi. Comme pour masquer ma gêne, je rajoute,

"Je ne veux plus te ... fuir. te résister. C'est trop dur." Je ferme les yeux et viens lui arracher un nouveau baiser qui me fait frémir jusqu'à la racine de mes cheveux.









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MessageSujet: Re: Une nuit de prison, ça redonne la raison   Dim 13 Nov - 12:07

Comment on en était passé de la prison vers un institut psychiatrique ? Peut-être que c’était un signe du destin qui me rappelait vers quoi mon attitude me vouait quand j’étais avec elle. Lily Baker, cette fille elle me rendait carrément dingue, et sans que je l’explique, le fait qu’elle soit avec moi, c’était comme si je ne maitrisais plus rien du tout.

La jolie rousse avait accouru, pour moi, pour me libérer de mes obligations pénitentiaires avant qu’on ne termine auprès de ma plus jeune sœur. En présentant les deux filles, j’éprouvais une certaine appréhension, comme si j’avais peur qu’elle me juge différemment, chacune d’entre elle, pourtant je crois qu’on peut dire que ça c’était bien passé.

En quittant la grande maison où Jenny restait internée, on promettait chacun à ma sœur de revenir la voir vite. Je ne savais pas si Lily était sérieuse, pourtant elle en avait l’air. Pour l’heure, je ne voulais pas que la journée se termine, pas encore, et j’en profitais pour proposer à mon amie de lui présenter un endroit que je connaissais bien.

"Je.. Oui.. ah... bon... d'accord!"

Quelques rues plus loin se trouvaient cette grande librairie où j’avais passé tant de temps quand j’étais plus jeune. J’y avais encore ma meilleure amie, même si on ne s’était plus reparler depuis que j’avais décidé de changer. Meg n’avait jamais supporté que j’abandonne cette partie trop littéraire de moi pour me lancer dans le foot en me faisant tatouer pour donner le change.

"Ho, mais pourquoi? "

- Je crois que je ne suis pas encore prêt à en parler. Mais on dira que ces derniers temps je passe d’avantage de temps sur le terrain de foot qu’à la librairie.

Est-ce que c’était par manque de confiance en moi, ou un manque de confiance dans les autres ? La vérité c’est que depuis que j’ai décidé de montrer un autre Michael à la face du monde, je me sentais plus déterminé, moins fragile, et j’avais l’impression d’être assez fort pour surmonter le regard acerbe de mes camarades.

Sans m’en rendre compte, je crois que j’étais responsable de la condition de ma petite sœur. Elle avait suivi les élans impulsifs de son grand frère, en choisissant un rose pour ses cheveux qu’elle n’était pas prête à porter. Je lui ai certainement montré un exemple pas des meilleurs à suivre, mais avant que je me plonge dans une trop longue introspection, Lily me tirait de ma rêverie.

"Ho mais,"

Lui démontrant que c’était mon endroit préféré, avant de la rencontrer, je n’évoquais la suite que quelques secondes plus tard, dans l’élan d’un baiser que je voulais tendre pour une démonstration sans place pour le doute. Ses lèvres contre les miennes, une main dans ses cheveux si doux qu’ils m’électrisaient, c’était là mon endroit préféré.

"Ho. Je. Moi aussi!"

En parcourant l’allée bercée de livre autour de nous, j’avais emporté avec moi ma nouvelle amie, même si je ne voulais pas encore me l’avouer, je savais qu’elle était plus que ça. Mes mains contre elles commençaient à jouer avec la peau de celle qui me rendais juste totalement esclave de mes pulsions quand elle rejoignait mes caresses de ses mains.

Sans s’attarder sur ce lieu de recueillement, nous échangions des baisers sulfureux avec des regards tout autant capricieux que nos mains qui restaient les actrices de nos désirs de moins en moins cachés. Soupirant, entre deux baisers langoureux, je demandais à ma partenaire ce qu’elle m’avait fait pour que je sois à ce point incapable de lui résister.

"Tu parle de moi là? Car j'ai plutôt l'impression que cette phrase aurait pu sortir de ma bouche..."

- Ça doit être ça, je parlais d'une autre !

Regardant Lily avec des yeux toujours plus malicieux, je m’amusais à croire que j’avais un pouvoir réciproque sur elle que celui qu’elle avait sur moi. Mais si aucun de nous n’arrivaient à se maitriser, qui serait maitre de ce jeu dangereux ? Doucement la rousse reprenait ses esprits, comme si elle cherchait quelque chose ou quelqu’un derrière nous.

"Tu veux bien me raccompagner à .. à ma chambre?"

En prenant mes mains dans les siennes, je pouvais capter une lueur différente dans ses yeux. Il y avait toujours ce désir qu’elle ne pouvait pas dissimuler, mais un autre sentiment se mêlait dans l’océan limpide de son regard perturbant dans lequel j’avais toujours peur de ne jamais savoir y nager.

- Je te raccompagnerai où tu voudras.

Sa phrase sonnait comme une supplication, comme un besoin vital qu’elle avait de regagner sa chambre. Je lui laissais entendre que je l’y conduirais en la regardant se pencher à nouveau contre moi, fermant ses yeux pour me donner ses lèvres d’une façon pure et sans aucune retenue quand elle venait les presser sur les miennes.

"Je ne veux plus te ... fuir. te résister. C'est trop dur."

- Je n’ai pas non plus envie de te voir fuir.

Ma main revenait caresser sa joue pour donner une intensité supplémentaire au baiser quand je fermais à mon tour les yeux pour partager ce moment avec elle. Pendant plusieurs seconde le monde autour de nous disparaissait et on se retrouvait perdu tous les deux dans un espace dimensionnel qui n’avait aucune existence matérielle.

- Lily … reste avec moi

Venant sceller cette nouvelle déclaration avec ma langue contre la sienne, je terminais notre baiser en douceur, rouvrant les yeux pour la regarder d’une façon pleine de luxure. J’haussais les épaules, puis je tournais pour retrouver difficilement les marques de cet endroit où on était. Il fallait qu’on sorte d’ici, qu’on retourne dans la chambre de ma tigresse.

En empoignant ce livre de Peter Pan que je l’avais vu caresser tout à l’heure, je souriais et me dirigeais vers la mère de ma meilleure amie pour valider mon achat. C’était une édition ancienne, pas de celle qu’on peut enfiler dans sa poche, j’adore les reliures qui donnait au livre une impression d’authenticité.

« Megane va bientôt rentrer, vous pourriez l’attendre ? »

- Je suis désolé, mais une autre fois … je repasserai bientôt. Vous pourrez lui dire que je suis passez, et qu’elle me manque ?

La recroiser ici et maintenant ça ne serait surement pas une bonne idée, ou pas comme ça, avec Lily à mon bras. De toute façon, Meg n’avait jamais fait d’effort de son côté, quand je lui avais écrit pour son anniversaire elle n’avait même pas répondu, je pense qu’elle ne voulait objectivement plus me voir, ni m’adresser la parole. J’étais devenu un gros con de footballeur … c’était ces mots à elle.

« Je serais ravi de te revoir, tu lui manques aussi, même si elle ne te le dira pas facilement. Au revoir Michael, et Lily, tu reviens aussi quand tu voudras ! »

Me tournant sur le visage de ma voisine, j’observerais sa réaction, je pense qu’elle serait heureuse de revenir dans cette librairie qui lui avait ravi les yeux. Je récupérais le livre que je venais d’acheter en empruntant le stylo de la caisse pour directement placé une dédicace sur la deuxième de couverture.

Michael a écrit:
« Pour Lily ma tigresse, la plus belle et la plus surprenante »

- Merci, et bonne journée.

D’un signe amical de la tête je remerciais la libraire avant de quitter l’endroit, une main dans celle de la jolie rousse. Dehors, je lui tendais le livre de l’autre main pour la gratifier à son tour d’un sourire, espérant qu’elle ne pose pas trop de question sur cette période de ma vie qui restait enfoui depuis trop longtemps.

- On retourne dans ta chambre ? Il y a un arrêt de bus là-bas.
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MessageSujet: Re: Une nuit de prison, ça redonne la raison   Lun 21 Nov - 23:02



Une nuit de prison; ça redonne la raison


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- Je crois que je ne suis pas encore prêt à en parler. Mais on dira que ces derniers temps je passe d’avantage de temps sur le terrain de foot qu’à la librairie.

Alors que j'interroge Michael au sujet du pourquoi de son éloignement de ce lieu que je qualifierais de magique à mes yeux, il me surprend de par sa réponse. Je ne m'attendais pas à ce qu'il m'affirme ne pas être prêt à évoquer un quelconque sujet. Je le perçois véritablement comme le garçon qui n'a pas honte d'aborder n'importe quel sujet. Je le considère l'espace de quelques secondes,

"D'accord." Je ne répond pas sèchement, mais je ne vois pas quoi ajouter de plus, et je ne me vois pas non plus lui tirer les vers du nez. S'il n'a pas envie d'évoquer ce sujet, c'est qu'il juge que je ne suis surement pas assez digne pour l'entendre. Ou.. ou je ne sais aps. Je réfléchis trop je pense. Ce qui n'est déjà plus le cas quand je franchis la porte de ce lieu chargé d'histoire, et de romances. Comme si j'avais peur d'abimer les livres simplement en les observant, je lève une main précautionneuse, avant de la rabaisser. Echangeant quelques paroles, et quelques sourires, j'observe Michael lui faisant passer toute ma gratitude.

Très rapidement, nos lèvres se réclament l'une et l'autre, et mon Michael me repousse dans les allées de cette librairie si parfaite. Il me fait part de l'endroit qu'il favorise désormais, et je me sens me liquéfier à ses mots. Puis il me demande à mi mots pourquoi il apparati compliquer de me résister. Désabusée et ironique je lui affirme que je croirais m'entendre parler.

- Ça doit être ça, je parlais d'une autre !

Je lève un sourcil, adoptant un air sceptique et drôle à la fois, faisant une petite moue qui n'y croit plus vraiment.

"Tss... malin..."

A la vérité, c'est que j'ignore complètement sur quel pied danser avec lui désormais. Ses mains sur mon corps, ses lèvres reviennent à moi, puis je vais les lui chercher, totalement accroc à mon tour. Quand je me sépare de sa bouche, je rosis, puis lui demande, ou plutôt lui supplie, de me ramener à ma chambre. Je ne sais aps si je suis claire dans mes intentions, et quelque part, j'espère que oui. Pour que je n'ai pas à m'expliquer. Puis finalement, j'espère que non, pour ne pas qu'il trouve un sujet sur lequel me charrier sur le chemin du retour. Puis finalement.. roo... ce ping pong dans ma boite cranienne me ferait perdre le nord.

Perturbée, il relève mon regard et nos mains emmêlées se lèvent dans les airs. Je rosis, et c'est lui qui perd définitivement ma boussole, quand il laisse échapper de sa voix suave, et de son regard noir,

- Je te raccompagnerai où tu voudras.


Je déglutis, et me sens débile, je devrais dire quelque chose,

"C'est... c'est cool."
C'est cool?? T'as pas trouvé plus... riche avec ton vocabulaire sérieusement ? Je fasi des gros yeux à mon égard et ajoute, "Enfin.. c'est... gentil."

J'ai des frissons, des palpitations, mes mains deviennent moites, et, afin de cacher mon émoi, je viens lui capturer un baiser terriblement ravageur pour mes sens. Finalement, je lui avoue que je n'ai plus cette force de lui résister. Je n'en ai même pas l'envie. Rien à voir avec ce jour ou je l'ai rencontré dans ma chambre. AVec son air présomptueux et arrogant.

Je n’ai pas non plus envie de te voir fuir.

"Je suis là, je ne fuis plus... Mais ne me fais pas souffrir."

Je le lui demande, rapprochant mon visage du sien, mon regard ancré au sien. Nos lèvres se scellent de nouveau, et mon coeur fait dix milles rebonds en moi. Il m'embrasse, et sa main qui se pose sur ma joue me brûle terriblement. C'est incroyable. A la fin du baiser, j'entends, ce murmure,

- Lily … reste avec moi

"Je reste Michael. Toujours." J'ignore encore la portée et la force que je met dans mes paroles. Pourtant... je m'y accroche. Après un nouveau baiser terriblement enivrant, je capte une lueur différente dans les yeux de mon beau brun. J'essaie d'y faire abstraction, et il hausse les épaules. Ca n'est rien pour lui. S'il savait combien il me pousse dans mes retranchements. Mais combien je ressens la même lueur dans ma chaire.

Nous descendons une marche, puis deux, et retournons vers cette femme qui connait mon petit ami. Il dépose alors sur le comptoir cette édition de Peter Pan que j'effleurais tout à l'heure. Je lui lance un regard, il sourit. Je souris également. C'est cette femme qui attire mon attention quand elle évoque une Mégane.

« Megane va bientôt rentrer, vous pourriez l’attendre ? »

- Je suis désolé, mais une autre fois … je repasserai bientôt. Vous pourrez lui dire que je suis passez, et qu’elle me manque ?


J'écoute cette femme parler de sa fille doucement, comme si elle savait que voir Michael lui ferait du bien. Mais ils sont qui l'un pour l'autre exactement? Ne pas juger sans savoir. Ne pas... Attend, il vient de lui dire qu'elle lui manque? Je frémis et tremble, et essaie surtout de controler cette jalousie excessive qui ne me caractérisais pas avec Noa.

« Je serais ravi de te revoir, tu lui manques aussi, même si elle ne te le dira pas facilement. Au revoir Michael, et Lily, tu reviens aussi quand tu voudras ! »

Quand mon prénom est enfin évoqué, j'affiche une mine surprise.

"ho, heu merci beaucoup madame, on verra..." Si c'est pour croiser une Mégane éprise elle aussi d'un Michael sans coeur, ça n'est pas la peine...

- Merci, et bonne journée.


Je passe la porte, ne sachant plus quoi faire ou même penser.

"Aurevoir madame." A la place de cette brulure au fond de moi, chaleur délicieuse et qui en appelle beaucoup d'autre à chaque caresses et baisers, je ressens des affres plus amères. La main dans celle de Michael, je rumine, et l'extérieur, il m'envoie son sourire ravageur, en me tendant le livre qu'il a acheté. Je le détaille, l'ouvre, lis la décdicace qu'il tenait tant à me faire, et rosis. Ca me touche et me perturbe encore plus. Je relève le visage, troublée, le reard brillant, puis l'observe, en déglutissant. Contrôle ta jalousie, soit subtile Lily... oui mais fusion passion Michael et self control, rien n'est compatible dans cet énoncé.

- On retourne dans ta chambre ? Il y a un arrêt de bus là-bas.

Je baisse le visage vers le livre, détourne le visage pour observer cet arrêt dont il me parle, puis regarde de nouveau l'ouvrage, que je referme prudemment de peur de l'abimer.

"Ca n'était pas... nécessaire..mais merci beaucoup." dis-je sans lacher l'oeuvre du regard de peur de flancher. "Mais tu peux attendre ta copine si tu veux." Je retiens un "puisque vous vous manquez tant lacérant."

"Je peux rentrer seule, ça ira." Je relève le vusage, et l'observe, plus que dubitative. Soucieuse. Perdue et perplexe. Comment peut-il me dire de choses aussi gentilles et ensuite agir à coup sur comme si je n'étais pas présente ou alors comme si ça ne le perturbait pas. Je deviens folle. Histoire de masquer mon problème, je suis totalement barge comme ces maitresses débiles dans ces soap idiots de l'après midi, je me penche vers lui et lui dépose mes lèvres sur les siennes. Je murmure, doucement, d'une voix mélodieuse, contrastant avec ce que je peux dire,

"Je ne veux pas prendre la place de quelqu'un qui te manque Michael."

Pourquoi tout est toujours terriblement compliqué avec lui... et si ... impossible de lui résister. Quoiqu'il dise, quoiqu'il fasse, j'y retourne à coup sur.





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MessageSujet: Re: Une nuit de prison, ça redonne la raison   Mar 22 Nov - 19:09

Après la prison et l’institut psychiatrique, il fallait que je conduise Lily dans un endroit différent. J’avais tellement de mal à me faire à cette idée, celle que j’avais quelqu’un qui pensait à moi, et qui n’avait pas hésiter à venir payer ma caution pour me faire sortir de prison. Il faudrait que je la rembourse, j’imaginais que le tout n’était pas donné.

Quand on arrivait devant cet endroit que j’avais prévu de lui faire découvrir, je me sentais nostalgique de ce temps où je me sentais plus timide. Le fait de me transformer en ce garçon plus extraverti, plus dur et hypocrite devait me libérer de mes démons intérieur. Pourtant je m’étais construit tout seul une prison de dédain derrière mes tatouages.

"D'accord."

Un jour, sûrement très prochain, j’arriverais à parler de ça avec Lily, mais c’était trop tôt, je ne me sentais pas prêt pour mettre à nu cette partie de mon passé qui me faisait encore souffrir. En entrant, j’étais presque soulagé que sa mère m’annonce l’absence de mon ancienne meilleure amie. En venant ici je n’avais pas réfléchi à ce que je dirais si j’étais tombé sur elle.

Elysabeth avait des yeux pétillant qui se baladaient un peu partout, j’adorais la voir avec ce regard d’enfant. J’aurais aimé avoir encore cette innocence juvénile dans l’iris de mon regard trop sombre pour resté pur. L’accompagnant dans les rayons de la librairie, je faisais comprendre à la rousse l’intensité de ce pouvoir sur moi qui m’effrayait un peu.

"Tss... malin..."

Taquinant ma voisine pour n’avouer qu’à demi mot cette attirance que j’éprouvais, je laissais mes gestes, mes lèvres parler pour moi en venant profiter de ma camarade en la poussant un peu plus loin, caché par la hauteur de ces bibliothèques bien garnies. Je me délectais de chacun de nos baiser quand Lily me faisait part de son envie de rentrer.

"C'est... c'est cool."

- Cool ! Comme tu dis.

Sa voix devenait un peu plus timide, mais sa requête restait spontanée. Nous ne serions pas rester longtemps derrière les murs de cet endroit qui épongeaient encore tant de mes souvenirs passés. Je ne savait pas comment interprété l’envie de Lily pour repartir dans sa chambre, pourtant elle ne semblait pas me faire comprendre que c’était pour me fuir.

"Enfin.. c'est... gentil."

- Elysabeth Baker, vous avez devant vous un modèle de gentillesse.

A cet instant une auréole avait du pousser au dessus de mon crane tant j’avais la conviction d’être ce garçon gentil. Je crois que les années précédentes je l’avais été, sans me vanter, pourtant gentil et con allait souvent de paire. Trop l’un ou trop l’autre, j’avais décidé d’arrêté l’hémorragie, en grandissant.

"Je suis là, je ne fuis plus... Mais ne me fais pas souffrir."

Il ne restait plus de discutions détournée, plus d’allusion détournée à ce copain qui n’était plus le sien. Elle était désormais mienne, ou au moins m’en laissait l’impression. Je crois qu’au même instant je me faisais le serment intérieur de ne plus la laissé repartir, même si au fond je savais qu’un jour ou l’autre, elle souffrirait.

- Loin de moi cette idée. Lily, j’ai envie de te garder avec moi.

"Je reste Michael. Toujours."

Nos gestes venaient appuyer l’intensité de chacun des mots que je pouvais prononcer. Je voulais qu’elle soit là, mais ferait ce qu’il faudrait pour la garder. Ses lèvres devenaient une drogue douce et sucrée dont j’aurais bientôt du mal à me passer et son sourire une addiction acidulée qui hantait déjà mes rêves.

La pente sur laquelle on s’avançait promettait d’être savonneuse, mais j’étais prêt à l’emprunter, quitte à glisser sans pouvoir rien y faire. Je décidais de raccompagner ma nouvelle amie jusqu’à sa chambre comme elle me l’avait demandé et on retournait à la caisse pour acheter ce livre de Peter Pan qui me faisait penser à elle.

"ho, heu merci beaucoup madame, on verra..."


En échangeant des politesses avec la mère de Mégane, je ne me rendais pas compte que j’entraînais une nouvelle fois Lily dans ce jardin trop privé qui restait le miens. Aujourd’hui elle avait pénétré dans une partie de ma vie que plus personne ne partageais depuis que Mégane avait décidé qu’on ne pourrait plus se voir.

"Aurevoir madame."

Nous quittions les lieux ensemble dans une ambiance des plus courtoises. Je n’avais même pas envie de penser à Mégane, pas pour l’instant, je voulais juste qu’on termine notre journée avec Lily mieux qu’elle avait commencée. Dédicaçant ce livre pour elle, je lui tendais avant de lui proposer de la raccompagnée.

"Ca n'était pas... nécessaire..mais merci beaucoup."

- Je peux allez le rendre si t’en veux pas ?

Les yeux de Lily changeaient d’expression en regardant ce livre qu’elle ne tardait pas à refermer après avoir lu ma dédicace. Elle était vraiment trop compliqué cette fille, pire que celles que j’avais pu connaître avant elle. Chaque pas que je fais vers elle, elle recule, et si c’est moi qui recule là belle ne trouvait rien de mieux qu’avancer à son tour.

"Mais tu peux attendre ta copine si tu veux."

- Ma … quoi ?

"Je peux rentrer seule, ça ira."

- Lily !

La même qui me demandait spontanément de l’aider à regagner sa chambre venait de changer d’avis, me faisant comprendre qu’elle pouvait très bien retrouver son chemin sans moi. Crispé je serais mon poing dans ma poche. Les sourcils froncés, je la regardais un peu déçu par son attitude tellement changeante.

"Je ne veux pas prendre la place de quelqu'un qui te manque Michael."

- De quoi tu parles ? Arrête, tu sais même pas toi même ce que tu dis.

Est ce qu’elle était sérieusement en train d’aborder le sujet de ma meilleure amie qui me manquait ? Sur toute les filles de San Francisco c’était une des seules que j’avais toujours respecté. Elle aurait pu me reprocher tellement d’autre débordement d’affection, mais pas être jalouse de la seule amie que j’avais pu perdre.

- Qui parle de place ? Tu te crois dans une entreprise, tu veux que je te fasse une fiche de poste ? Parce que je suis pas sur que tes prochaines affections appliquent toutes les règles du code du travail.

Ma voix n’était pas très sévère, juste un peu désabusée. J’avais du mal à considéré la situation, hier encore je crois que je serais parti, en la plantant là, et pourtant aujourd’hui j’avais envie d’autre chose. Nos lèvres venaient une nouvelle fois trouver leurs placent l’une contre l’autre et nos langues réclamer une attention débordante.

Devant cet abris de bus où ce dernier s’arrêtait, je ne laissais pas Lily entrer dans celui qui devait la conduire dans sa chambre. L’embrassant encore, plus longuement, le dernier baiser durait le temps d’arrêt du bus qui finissait par repartir sans nous à son bord. Ma main venait caresser la douce chevelure rousse de ma voisine et mes yeux se perdaient dans les siens.

- Je ne suis pas un garçon pour toi Elysabeth, je le sais, tu le sais, ta mère le sais …

J’évitais de lui parler de Noah, ou de ses nouvelles copines du campus qui avaient du lui parler de moi. Il était clair que j’étais le garçon à éviter, alors pourquoi elle ne s’enfuyait pas pour de bon. Venant glisser une main contre son abdomen, je relevais doucement son haut pour venir caresser le niveau de son nombril en continuant de l’embrasser au milieu de l’arrêt de bus désormais désert.

- Il nous reste dix minutes avant le prochain bus.
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